A Bible ouverte

Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /Mars /2009 20:11
Notes de prédication

JEAN 14.15/17

Le Saint-Esprit dans Jean 14 à 16

“Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous.” (Jean 14:15-17 NEG)

 

Œ Réservé exclusivement aux chrétiens

introduction

Jésus a d’abord annoncé sa mort et son retour.

JEAN 14.2

“Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place.” (Jean 14:2 NEG)

Entre ces deux événements, l’Eglise doit se constituer et recevoir le Saint – Esprit.

1.       Les conditions de la réception. (-15)

Aimer Christ :

Ceux qui n’aiment pas Christ

JEAN 8.42

“Jésus leur dit : Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens ; je ne suis pas venu de moi–même, mais c’est lui qui m’a envoyé.” (Jean 8:42 NEG)

Condition pour être berger.

JEAN 21.15/17

“15 ¶  Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes–tu plus que ne m’aiment ceux–ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. 16  Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes–tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. 17  Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes–tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes–tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis.” (Jean 21:15-17 NEG)

La foi agissant par amour vaut plus que les observances.

GALATES 5.6

“Car, en Jésus–Christ, ni la circoncision ni l’incirconcision n’ont de valeur, mais seulement la foi qui est agissante par l’amour.” (Galates 5:6 NEG)

Garder ses commandements

Garder ses commandements est une preuve d’amour.

JEAN 14.21/24

“21  Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui. 22  Jude, non pas l’Iscariot, lui dit : Seigneur, d’où vient que tu te feras connaître à nous, et non au monde ? 23  Jésus lui répondit : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. 24  Celui qui ne m’aime pas ne garde point mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé.” (Jean 14:21-24 NEG)

Amour de Dieu, aimer ses commandements et les mettre en pratique

1 JEAN 5.2/4

“2  Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons ses commandements. 3  Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, 4  car tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi.” (1 Jean 5:2-4 NEG)

Garder ses commandements, condition indispensable.

 

 

 

1 jean 2.3/6

“3 ¶  Si nous gardons ses commandements, nous savons par cela que nous l’avons connu. 4  Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. 5  Mais l’amour de Dieu est véritablement parfait en celui qui garde sa parole : par cela nous savons que nous sommes en lui. 6  Celui qui dit qu’il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui–même.” (1 Jean 2:3-6 NEG)

2.       le donateur (-16)

Je prierai le Père

Le père nous aime et nous exauce parce que nous avons aimé le Fils.

JEAN 16.26/27

“26  En ce jour, vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous ; 27  car le Père lui–même vous aime, parce que vous m’avez aimé, et que vous avez cru que je suis sorti de Dieu.” (Jean 16:26-27 NEG)

Le Fils prie pour ceux que le Père lui a donné.

JEAN 17.9/11

“9  C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi ;  –– 10  et tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ;  –– et je suis glorifié en eux. 11 ¶  Je ne suis plus dans le monde, et ils sont dans le monde, et je vais à toi. Père saint, garde–les en ton nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous.” (Jean 17:9-11 NEG)

Pour les préserver du malin

JEAN 17.15

“Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du malin.” (Jean 17:15 NEG)

Christ est notre intercesseur

ROMAINS 8.34

“Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous !” (Romains 8:34 NEG)

Il vous donnera un autre consolateur

JEAN 14.18

“Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous.” (Jean 14:18 NEG)

Il ne nous laissera pas orphelin

Le St-Esprit intercède

ROMAINS 8.26/27

“26 ¶  De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui–même intercède par des soupirs inexprimables ; 27  et celui qui sonde les cœurs connaît la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints.” (Romains 8:26-27 NEG)

Il est nécessaire pour progresser

ACTES 9.31

“L’Eglise était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, s’édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur, et elle s’accroissait par l’assistance du Saint–Esprit.” (Actes 9:31 NEG)

La vraie joie de l’Esprit

ACTES 13.52

“tandis que les disciples étaient remplis de joie et du Saint–Esprit.” (Actes 13:52 NEG)

GALATES 5.22

“Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;” (Galates 5:22 NEG)

Le fruit de l’Esprit

ROMAINS 5.5

“Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint–Esprit qui nous a été donné.” (Romains 5:5 NEG)

Le Saint-Esprit nous remplit d’amour.

ROMAINS 14.17

“Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint–Esprit.” (Romains 14:17 NEG)

De justice, de paix, de joie.

PHILIPPIENS 2.1/2

“1 ¶  Si donc il y a quelque consolation en Christ, s’il y a quelque soulagement dans l’amour, s’il y a quelque communion d’esprit, s’il y a quelque compassion et quelque miséricorde, 2  rendez ma joie parfaite, ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée.” (Philippiens 2:1-2 NEG)

Conséquence de la consolation du Saint-Esprit

Qu’il soit éternellement avec vous

Réponse à la promesse de Jésus.

MATTHIEU 28.20

“et enseignez–leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.” (Matthieu 28:20 NEG)

JEAN 4.14

“mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.” (Jean 4:14 NEG)

Le consolateur donnera une consolation éternelle

JEAN 16.22

“Vous donc aussi, vous êtes maintenant dans la tristesse ; mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira, et nul ne vous ravira votre joie.” (Jean 16:22 NEG)

2 THESSALONICIENS 2.16/17

“16 ¶  Que notre Seigneur Jésus–Christ lui–même, et Dieu notre Père, qui nous a aimés, et qui nous a donné par sa grâce une consolation éternelle et une bonne espérance, 17  consolent vos cœurs, et vous affermissent en toute bonne œuvre et en toute bonne parole !” (2 Thessalonic 2:16-17 NEG)

 

 

 

 

3.       LE monde ne le reçoit pas (-17a)

L’Esprit de vérité

C’est l’Esprit qui nous enseigne

1 JEAN 2.27

“Pour vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin qu’on vous enseigne ; mais comme son onction vous enseigne toutes choses, qu’elle est véritable, et qu’elle n’est point un mensonge, demeurez en lui selon les enseignements qu’elle vous a donnés.” (1 Jean 2:27 NEG)

Discernement entre l’Esprit de vérité et l‘esprit d’erreur.

1 JEAN 4.6

“Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas : c’est par là que nous connaissons l’Esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur.” (1 Jean 4:6 NEG)

Le monde ne peut le recevoir

1 CORINTHIENS 2.13/16

“13  Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. 14  Mais l’homme naturel n’accepte pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. 15  L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui–même jugé par personne. 16  Car Qui a connu la pensée du Seigneur, Pour l’instruire ? Or nous, nous avons la pensée de Christ.” (1 Corinthiens 2:13-16 NEG)

4.       VOUS LE CONNAISSEZ (-17b)

Parce qu’il demeure en vous.

L’Esprit n’a pas toujours demeuré en l’homme

GENESE 6.3

“Alors l’Eternel dit : Mon Esprit ne restera pas à toujours dans l’homme, car l’homme n’est que chair, et ses jours seront de cent vingt ans.” (Genèse 6:3 NEG)

Dieu change le cœur de l’homme et met son Esprit en lui

EZECHIEL 36.26/27

“26  Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. 27  Je mettrai mon Esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois.” (Ezékiel 36:26-27 NEG)

L’Esprit ne peut coabiter avec la chair

ROMAINS 8.9/14

“9  Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. 10 ¶  Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’Esprit est vie à cause de la justice. 11  Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. 12  Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair. 13  Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez. 14  Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu.” (Romains 8:9-14 NEG)

Celui qui est en nous s’oppose à celui qui est dans le monde.

1 JEAN 4.4

“Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde.” (1 Jean 4:4 NEG)

Nous sommes le temple du Saint-Esprit

1 CORINTHIENS 6.19

“Ne savez–vous pas que votre corps est le temple du Saint–Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous–mêmes ?” (1 Corinthiens 6:19 NEG)

Conséquence : Christ habite en nous.

EPHESIENS 3.16/18

“14 ¶  A cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père, 15  de qui toute famille dans les cieux et sur la terre tire son nom, 16  afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur, 17  en sorte que Christ habite dans vos cœurs par la foi ; afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour, 18  vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur,” (Ephésiens 3:14-18 NEG)

Conclusion

Le Saint-Esprit ne peut nous être donné tant que nous ne sommes pas passé par la repentence.

Par André FILLION - Publié dans : A Bible ouverte
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Jeudi 31 janvier 2008 4 31 /01 /Jan /2008 20:43
LA BIBLE, VRAI OU FAUX  ?

Présentation power point  d'après le livre publié par  BLF Europe, avec autorisation
Par André FILLION - Publié dans : A Bible ouverte
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Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 14:01
Un message de Doris et François Bernot

L'identité en  Christ format PDF
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Mardi 11 septembre 2007 2 11 /09 /Sep /2007 20:14
Par André FILLION - Publié dans : A Bible ouverte
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /Juil /2007 21:10

VIII. Témoignages rendus à l’inspiration.

Nous avons étudié quelles étaient les preuves extrinsèques et intrinsèques de l’inspiration de la Bible, quel était le processus de l’inspiration, quelle était son étendue, quelles étaient ses limites. Nous avons conclu que la Bible est bien ce qu’elle prétend être, telle qu’elle nous est présentée dans sa forme actuelle et définitive : elle est un livre entièrement et verbalement inspiré, soufflé par l’Esprit de Dieu pour notre instruction, et pour que nous ayons accès à la connaissance de notre créateur.

Il nous reste à ajouter, pour clore cette étude, les principaux témoignages rendus à l’inspiration des Ecritures. Après avoir recherché dans la Bible ceux des prophètes, des apôtres et de Jésus lui même, nous découvrons maintenant quelques témoignages rendus, en dehors des Ecritures par l’Eglise elle même.

Les Pères de l’Eglise.

Clément d’Alexandrie.

« Ni un iota ni un trait de lettre ne peuvent disparaître parce que tout est sorti de la bouche du Seigneur. »

(Protrepticus IX,82,1)

Grégoire de Naizance.

« Les plus petites lignes de l’Ecriture sont dues aux soins minutieux du Saint - Esprit. Nous devons prêter attention aux plus légères nuances du sens. »

(Orat.2,105)

Augustin.

« Toute l’Ecriture a été écrite par le doigt de Dieu, c’est - à - dire par le Saint - Esprit qui remplissait les hommes de Dieu... Je lis l’Ecriture comme étant écrite avec le sang de Christ.

(In Joh. Tr. 49)

Jean - Chrisostome.

« Pourquoi nous est - il recommandé d’avoir recours à l’Ecriture sainte ? Parce que, depuis que les traditions humaines commencèrent à se manifester dans l’Eglise, il ne resta à ceux qui voulurent connaître la vraie foi aucun refuge comme preuve incontestable des vérités du christianisme que la sainte Ecriture, et l’Ecriture seule suffit. »

(Tom II, Homil. 49 in MT 24)

Athanase.

« Les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament sont la source de notre salut, à laquelle quiconque a soif peut toujours puiser. C’est par cette source seule que la vie éternelle a été transmise. Que personne n’y ajoute rien ! Que personne n’en retranche rien ! »

(Contra fentes)

Par André FILLION - Publié dans : A Bible ouverte
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /Juil /2007 21:08

VII. L’inspiration démontrée par les Ecritures

Il existe dans la Bible, d’après Scofield, 318 références à l’inspiration de la parole de Dieu. En nous arrêtant sur les essentielles, nous trouvons à travers les Ecritures des preuves que les prophètes n’ont pas prophétisé au gré de leur fantaisie et que leur accomplissement ne peut être dû au hasard mais à la toute puissance de Dieu.

Ainsi, nous pouvons voir, à travers les différentes étapes du plan de Dieu, s’enchaîner les différents modes de sa révélation.

Comment l’Ecriture est inspirée à Moïse.

Nous remarquons que, si Dieu désigne Dieu d’abord Moïse et surtout Aaron comme orateur :

Tu lui parleras et tu mettras les paroles dans sa bouche; et moi, je serai avec ta bouche et avec sa bouche, et je vous enseignerai ce que vous aurez à faire.

EXODE 4.15

Par la suite, Dieu ordonnera à Moïse d’écrire ses paroles :

L’Eternel dit à Moïse : Ecris cela dans un livre, pour que le souvenir s’en conserve.

EXODE 17.14

Contrairement à ce que croyaient certains savants du siècle dernier, ce passage, et d’autres dans le Pentateuque, montre que Moïse savait écrire
(cf. DEUTERONOME 28.58;31.24). On a du reste découvert en Mésopotamie et en Egypte des très nombreux documents bien antérieurs à Moïse.

Jusqu’à l’apparition de la Haute critique, il y a deux sicles, les théologiens ont toujours considéré Moïse comme l’auteur du Pentateuque. En 1753, un physicien français, Jean Astruc, avança l’idée que la mention de deux noms de Dieu différents : « Dieu » (Eloïm GENESE 1.1/2.3) et « l’Eternel » (Yaveh GENESE 2.4 ss.) provenaient de deux sources distinctes que Moïse aurait utilisées pour écrire le Pentateuque. La suggestion fit son chemin. De nombreux avis s’exprimèrent, aboutissant à l’hypothèse de Graf - Wellhausen, présentée en 1878 par Julius Wellhausen et adopte par la plupart des critiques.

Cette théorie fait du Pentateuque une mosaïque de documents variés, tous écrits longtemps après Moïse, finalement assemblés en un seul ouvrage par les scribes au cours des siècles.

Quatre principaux arguments sont avancés à l’appui de cette thèse :

  1. Divers noms de Dieu sont utilisés dans plusieurs passages bibliques.

  2. Chacun des documents de référence constitue en lui même une entité et peut être lui indépendamment des autres.

  3. Nombreuses sont les répétitions et déclarations parallèles, soit dans la relation des événements, soit dans l’énoncé des lois, ou dans certains récits isolés.

  4. Le style varie beaucoup d’un document à l’autre.

Aucun de ces arguments ne résiste à une recherche approfondie :

  1. Des alternances semblables dans le nom de Dieu se trouvent dans d’autres livres bibliques dont l’unité n’est pas mise en doute.

  2. L’homogénéité présumée de chaque « document » est nettement infirmée par les faits.

  3. Les prétendus « doublets » ou passages parallèles se rapportent souvent à des événements différents, et, si telle narration apparaît une seconde fois, c’est que sa répétition est fondée.

  4. La disparité des styles attribués à chaque « document » n’est guère sensible dans le texte hébreu original, et les différences réelles ne sont dues qu’à la variété des sujets traités.

Par de nombreuses preuves, l’archéologie a montré que Moïse pouvait être l’auteur du Pentateuque; toutes sont en accord avec ce que dit la Bible, et souvent elles réfutent les allégations de la critique quant à l’origine des textes.

Jésus Christ lui - même attribue le Pentateuque à Moïse; Ainsi, les chrétiens doivent, à l’exemple de leur Seigneur, considérer ce grand prophète comme l’auteur des cinq livres en question. (MARC 10.3/3; 12.26; JEAN 5.45/46;
cf. MATTHIEU 8.4;19.8; MARC 1.44;7.10; LUC 5.14;24.44; JEAN 7.19,22/23)

Scofield p 95

L’Eternel se sert encore de l’Ecriture pour faire connaître au peuple les accords conclus lors de son entretien avec Moïse sur le mont Sinaï :

En ce temps là, l’Eternel me dit : Taille deux tables de pierre comme les premières, et monte vers moi sur al montagne; tu feras aussi une arche de bois. J’écrirais sur ces tables les paroles qui étaient sur les premières tables que tu as brisées, et tu les mettras dans l’arche.

DEUTERONOME 10.1/2

Les tables de la loi, miraculeusement gravées par Dieu furent l’une des premières formes de l’Ecriture inspirée.

Les tables étaient l’ouvrage de Dieu, et l’écriture était l’écriture de Dieu, gravée sur les tables.

EXODE 32.16

Les dix commandements écrits par Dieu sur les tables furent aussi prononcés d’une voix audible :

Telles sont les paroles que prononça l’Eternel à haute voix sur la montagne, du milieu du feu, des nuées et de l’obscurité, et qu’il adressa à toute votre assemblée, sans rien ajouter. Il les écrivit sur des tables de pierre qu’il me donna.

DEUTERONOME 5.22

Au temps de Samuel et des Rois.

Nous voyons encore la puissance du Saint - Esprit se manifester pou inspirer à David une parole prophétique :

L’Esprit de l’Eternel parle par moi.

Et sa parole est sur ma bouche.

2 SAMUEL 23.2

Dans la littérature poétique.

Comme dans les livres historiques, les livres poétiques et sapientiaux nous donnent assez peu d’éléments sur l’inspiration. Notons que, comme David, Elihu est poussé à parler par une puissance intérieure du Saint - Esprit :

Car je suis plein de paroles,

L’Esprit me presse en dedans de moi.

JOB 32.18

Comment l’Ecriture est inspirée aux prophètes.

Le prophète, (en hébreu « nabi ») est par définition celui qui parle de la part de Dieu. L’Ecriture emploie divers moyens pour se révéler au prophète et faire connaître sa divine parole à travers eux.

Esaïe.

Dieu fait appel à divers sens d’Esaïe :
La vue :

Alors, je dis : Malheur à moi ! Je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Eternel des armées.

ESAIE 6.5

l’ouïe :

J’entendis la voix du Seigneur, disant :

Qui enverrai - je ? et qui marchera pour moi ?

Je répondis : me voici, envoie moi !

ESAIE 6.8

 

Comme Moïse, Esaïe reçoit l’ordre de graver la parole de Dieu sur des tables de Pierre, mais cette fois, c’est le prophète qui écrit :

L’Eternel me dit : prends une grande table, et écris dessus, d’une manière intelligible : « Qu’on se hâte de piller, qu’on se précipite sur le butin. »

ESAIE 8.1

Jérémie.

« Ainsi parle l’Eternel » :

Dans sa prophétie, Jérémie, comme les autres prophètes, sur le fait qu’il ne parle pas de lui - même, mais de la part de Dieu. Non seulement il parle au nom de, l’Eternel, mais il combattra, au péril de sa vie, l’hérésie des faux prophètes qui, comme Hananias, apportent, pour séduire les hommes, des oracles agréables, mais qui n’émanent pas de L’Esprit de Dieu (cf. chap. 28).

Puis l’Eternel étendit sa main et toucha ma bouche, et l’Eternel me dit : Voici, je mets mes paroles dans ta bouche.

JEREMIE 1.9

Les prophéties de l’Ancien - Testament sont généralement introduites par les termes :

« Ainsi parle l’Eternel. »

ESAIE 65.8

Ou bien :

« La parole de l’Eternel me fut adressée en ces mots. »

JEREMIE 2.1

Sommes nous pleinement conscient de la responsabilité que nous endossons lorsque, manifestant un don spirituel dans notre église locale, nous le formulons par ces mots : « Ainsi parle l’Eternel. », ou « Ecoute, mon peuple, la parole de l’Eternel ».

Tu ne prendras pas le nom de l’Eternel, ton Dieu, en vain.

EXODE 20.8

Jérémie et Baruc :

Avec Jérémie, nous voyons s’établir un système plus complexe, puisque nous voyons Jérémie, inspiré de l’Esprit - saint, dicter la révélation qu’il a reçue à son « secrétaire » Baruc :

Jérémie appela Baruc, fils de Nérija; et Baruc écrivit dans un livre, sous la dictée de Jérémie, toutes paroles que l’Eternel avait dites à Jérémie.

JEREMIE 36.4

La lecture intégrale du chapitre 36 donne une idée des tribulations que Jérémie et Baruc ont dû subir à cause de la parole de Dieu. On y découvre aussi le danger que l’on encourt à mépriser cette parole.

Baruc a participé aux épreuves de son maître, au moment où il se sent le plus faible, Dieu lui parle à lui aussi et l’invite à ne pas regarder à ses peines :

Ainsi parle l’Eternel, sur toi, Baruc :

Tu dis : Malheur à moi ! Car l’Eternel ajoute le chagrin à ma douleur; je m’épuise en soupirant et ne trouve point de repos.

JEREMIE 45.2/3

Ezéchiel.

La vocation d’Ezéchiel commence par une vision de la gloire de Dieu (ch.1.). Le prophète entend la voix de Dieu qui lui donne l’ordre de se lever :

Il me dit : Fils de l’homme, tiens - toi sur tes pieds et je te parlerai.

Dès que j’eus entendu ces mots, l’Esprit entra en moi et me fit tenir sur mes pieds, et j’entendis celui qui me parlait.

Ezéchiel 2.1/2

Comme la plupart des prophètes, Ezéchiel fera connaître les oracles de Dieu à la fois par la parole orale et écrite, mais aussi par des actions prophétiques. C’est ainsi que nous le voyons aux chapitres 4 et 5 de son livre se livrer à des exhibitions qui nous paraissent extravagantes. C’est par son étrange comportement qu’il avertit Jérusalem de la part de Dieu que les jugements sont proches. De même, dans le Nouveau - Testament, le prophète Agabus, en se liant lui même avec sa ceinture, avertit Paul de la captivité qui l’attend à Jérusalem. (ACTES 21.10/11)

Amos.

Comme tous les prophètes, Amos est informé de tous les desseins de l’Eternel; Dieu, qui pourrait très bien se passer de nous, a voulu révéler toutes ses pensées à ceux qu’il a choisis afin que tous les hommes connaissent son plan rédempteur à leur égard.

Car le Seigneur, l’Eternel ne fait rien sans avoir révélé son secret à ses serviteurs les prophètes.

Le lion rugit : qui ne serait effrayé ? Le Seigneur parle, qui ne prophétiserait ?

Amos 3.7/8

Michée.

Après avoir parlé contre les faux prophètes, Michée déclare :

Les voyants seront confus, les devins rougiront, tous se couvriront la barbe; car Dieu ne répondra pas. Mais moi je suis rempli de force, de l’Esprit de l’Eternel, je suis rempli de justice et de vigueur, pour faire connaître à Jacob son crime, et à Israël son péché.

Michée 3.7/8

Certains osent établir une comparaison entre les oracles de Dieu et les révélations de voyants, de médiums, ou les prophéties de Nostradamus. Nous savons que tous ont employé des moyens de divination que la Bible condamne (DEUTERONOME 18.9/14). Ils n’ont pu apporter aux hommes que des espérances sentimentales ou matérielles, alors que les vrais prophètes, qui n’ont consulté que l’Esprit de l’Eternel, nous apportent des révélations infiniment plus glorieuses.

Il est vrai que les démons par lesquels les devins prophétisent révèlent des vérités qui leur gagne la confiance des hommes, mais ils cacheront toujours l’essentiel, qui est la possibilité d’être sauvés par le sang de Jésus - Christ.

Les prophéties de la Bible, en ligne générale, donnent une idée claire du plan de Dieu, pourvu qu’on les comprenne dans leur contexte; il n’y a pour le lecteur illuminé par le Saint - Esprit aucun risque de fausse interprétation. Au contraire, les prophéties de Nostradamus, écrites dans un langage obscur, peuvent donner lieu à n’importe quelle interprétation. Elles ont été interprétées après leur prétendu accomplissement selon les événements de l’histoire. Certaines de ses prophéties, qui ont été interprétées comme des événements à venir, ne se sont pas réalisées, par exemple l’assassinat du Pape Jean - Paul II lors de sa dernière visite à Lyon et la destruction de Paris en 1983.

Mais le prophète qui aura l’audace de dire en mon nom une parole que je ne lui aurai pas commandée de dire, ou qui parlera au nom d’autres dieux, ce prophète sera puni de mort. Peut - être diras - tu dans ton cœur : comment connaîtrons - nous la parole que l’Eternel n’a point dite ? Quand ce que dira le prophète n’aura pas lieu et n’arrivera pas, ce sera une parole que l’Eternel n’aura point dite. C’est par audace que le prophète l’aura dite : n’aie pas peur de lui.

DEUTERONOME 18.20/22

Habakuk.

La prophétie donnée à Habakuk est une promesse, elle doit être gravée afin qu’on la relise et qu’on espère son accomplissement par la foi.

L’Eternel m’adressa la parole, et il dit : Ecris la prophétie; grave - là sur des tables, afin qu’on la lise couramment. Car c’est une prophétie dont le temps est déjà fixé, elle marche vers son temps, et elle ne tardera pas; si elle tarde, attends - là, car elle s’accomplira, elle s’accomplira certainement.

Habakuk 2.23

Zacharie.

L’un des derniers prophètes confirme que c’est pat l’Eternel que les premiers prophètes ont parlé.

Ne connaissez - vous pas les paroles qu’a proclamé l’Eternel par les premiers prophètes, lorsque Jérusalem était habitée et tranquille avec ses villes à l’entour, et que le midi de la plaine était habité.

Zacharie 7.7

Les Evangiles apportent des preuves.

Prophéties concernant le Christ

Si les prophéties de l’Ancien - Testament concernent bien souvent l’avenir proche d’Israël, il est clair que la prophétie, en général, annonce aussi et surtout, la venue et l’œuvre de Jésus - Christ. Bon nombre de détails qui paraissent d’abord insignifiants se réalisent à la lettre. De telles coïncidences, si souvent répétées dans la Bible, ne peuvent être le fait du hasard. Une étude sérieuse de l’historicité des écrits de l’Ancien - Testament, comme nous l’avons vu, prouve que les prophéties n’ont pas été écrites après la mort de Jésus. Il est également impensable qu’on ait fait, du temps de Jésus, une mise en scène pour faire concorder les détails de sa vie avec la prophétie biblique.

Les Evangiles, principalement celui de matthieu qui était d’abord adressé aux juifs, abondent de détails confirmant que la prophétie a été accomplie.

Nous nous proposons d’établir une comparaison entre les prophéties de l’Ancien - Testament et leur accomplissement dans les Evangiles, en ce qui concerne les événements marquants de la vie de Jésus.

Sa naissance

Et toi, Bethléhem Ephrata, petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi celui qui dominera sur Israël, et dont les activités remontent aux temps anciens, aux jours de l’éternité.

Ils lui dirent : A Bethléhem en Judée, car voici ce qui a été écrit par le prophète : Et toi, Bethléhem, terre de Juda, tu n’es pas la moindre parmi les principales villes de Juda, car de toi sortira un chef qui paîtra Israël, mon peuple.

MICHEE 5.1

MATTHIEU 2.5/6

Le massacre des innocents

Ainsi parle l’Eternel :

On entend des cris à Rama, des lamentations et des larmes amères; Rachel pleure ses enfants, elle refuse d’être consolée sur ses enfants, car ils ne sont plus.

Ainsi s’accomplit ce qui avait été annoncé par Jérémie le prophète :

On a entendu des cris à Rama, des pleurs et de grandes lamentations : Rachel pleure ses enfants, et n’a pas voulu être consolée, car ils ne sont plus.

JEREMIE 31.15

MATTHIEU 2.17/18

La venue de Jean - Baptiste

Une voix crie au désert : Préparez le chemin de l’Eternel; aplanissez dans les lieux arides une route pour notre Dieu.

En ce temps parut Jean - Baptiste, prêchant dans le désert de Judée. Il disait :

Repentez - vous car le royaume des cieux est proche. Jean est celui qui avait été annoncé par Esaïe le prophète lorsqu’il dit :

C’est ici la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur; aplanissez ses sentiers.

ESAIE 40.3

MATTHIEU 3.1/3

Le baptême de Jésus

Voici mon serviteur, que je soutiendrai, mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J’ai mis mon esprit en lui; il annoncera la justice aux nations.

Et voici, une voix fit entendre ces paroles :
Celui - ci est mon Fils bien - aimé, en qui j’ai mis toute mon affection.

ESAIE 42.1

MATTHIEU 3.17

Son pouvoir de guérison

Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs.

Afin que s’accomplisse ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète : Il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies.

ESAIE 53.4

MATTHIEU 8.17

Ses souffrances

J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe; je n’ai pas dérobé mon visage aux ignominies et aux crachats.

ESAIE 50.6

Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

ESAIE 53.5

Cf. : MATTHIEU 26.67; 27.26,30; MARC 14.65; 15.19; JEAN 18.22

Sa crucifixion

De nombreuses prophéties annoncent la crucifixion dans un détail précis. Voici les plus remarquables.

C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands; Il partagera le butin avec les puissants, parce qu’il s’est livré lui - même à la mort, et qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs, parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes, et qu’il a intercédé pour les coupables.

Ils le crucifièrent entre deux brigands, l’un a sa droite, l’autre à sa gauche. Ainsi fut accompli ce que dit l’Ecri -
-ture : Il a été mis au nombre des malfaiteurs.

ESAIE 23.12

MARC 15.27/28

Ils mettent du fiel dans ma nourriture, et pour apaiser ma soif, ils me donnent du vinaigre.

Il y avait un vase plein de vinaigre. Les soldats en remplissent une éponge, et, l’ayant fixée à une branche d’hysope, ils l’approchèrent de sa bouche. Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’Esprit.

PSAUME 69.22

JEAN 19.29/30

 

Mon Dieu ! Mon Dieu ! Pourquoi m’as - tu abandonné ?

Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Eli ! Eli ! Lama sabachtani ? C'est - à - dire : Mon Dieu ! Mon Dieu ! Pourquoi m’as - tu abandonné ?

PSAUME 22.2

MATTHIEU 27.46

Car des chiens m’environnent, une bande de scélérats rôdent autour de moi, ils ont percé mes mains et mes pieds. Je pourrais compter tous mes os. Eux, ils m’observent, ils me regardent, ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique.

Après qu’ils l’eurent crucifié, ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort, afin que s’accomplisse ce qui avait été annoncé par le prophète : Ils se sont partagé mes vêtements, ils ont tiré au sort ma tunique.

PSAUME 22.17/19

MATTHIEU 27.35

Il est évident que David, environ 1000 ans avant Jésus - Christ, ne connaissait pas le supplice de la croix auquel il fait allusion dans le PSAUME 22. La crucifixion fut introduite en Palestine beaucoup plus tard, par les Romains.

Sa résurrection

Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts, tu ne permettras pas que ton bien - aimé voie la corruption.

C’est pourquoi il dit encore ailleurs : Tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption.

PSAUME 16.10

ACTES 13.35

Prophéties concernant les temps à venir

Toutes les prophéties concernant la première venue de Jésus, Christ se sont accomplies. C’est pourquoi nous pouvons croire que celles qui concernent les temps de la fin et le retour du Seigneur s’accompliront aussi.

Après les 62 semaines, le Messie sera retranché, et il n’aura plus de successeur. Le peuple d’un chef qui viendra détruira la ville et le sanctuaire, et sa fin arrivera comme par une inondation : il est arrêté que les dévastations dureront jusqu’au temps de la guerre. Il fera une solide alliance avec plusieurs pour une semaine, et au milieu de la semaine, il fera cesser le sacrifice et l’offrande. Le dévastateur commettra les choses les plus abominables, jusqu’à ce que la ruine et ce qui ait été résolu fondent sur le dévastateur.

 

DANIEL 9.26/27

 

Des troupes se présenteront sur son ordre; elles profaneront le sanctuaire, elles feront cesser le sacrifice perpétuel, et dresseront l’abomination du dévastateur.

C’est pourquoi, lorsque vous verrez l’abomination de la désolation, dont le prophète Daniel a parlé, établie en lieu - saint, — que celui qui lit fasse attention ! —

DANIEL 11.31

MATTHIEU 24.15

Jésus confirme l’authenticité des Ecritures

Ancien - Testament.

Car je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront pas, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé.

MATTHIEU 5.18

David lui - même, animé par l’Esprit - Saint, a dit : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds - toi à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.

MARC 12.36

Nouveau - Testament.

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.

JEAN 16.12/13

Remarquons ici comment Christ établit par avance l’authenticité des écritures du Nouveau - Testament :

  1. Il déclare formellement que « beaucoup de choses n’ont pas encre été révélées » (vs12).

  2. Il promet la venue du Saint - Esprit, qui complétera la révélation et « vous conduira dans toute la vérité » (vs13).

  3. Il définit exactement par avance les grandes lignes de cette révélation du Nouveau - Testament :

  • Sur le plan historique : « Il vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » (JEAN 14.26)

  • Sur le plan doctrinal : « Il vous enseignera toutes choses ... il vous conduira dans toute la vérité » (JEAN 14.26; 16.13)

  • Sur le plan prophétique : « Il vous annoncera les choses à venir. » (vs 13)

  1. Il choisit certaines personnes pour recevoir ses révélations et en témoigner (MATTHIEU 29.19; JEAN 15.27; 16.13; ACTES 1.8; 9.15/17)

  2. Il promet de conférer aux paroles que ces témoins prononceront par l’Esprit, l’autorité qui caractériserait ses propres paroles. (MATTHIEU 10.14/15;
    LUC 10.16; JEAN 13.20; 15.20; 17.20; voir 1 CORINTHIENS 14.37 où Paul est conscient de cette autorité.)

  3. Il tient à ce que cette révélation soit transmise; cela ressort avec évidence dans des passages comme JEAN 17.20 et actes 1.8; car c’est ainsi que le témoignage formel de ces écrivains choisis pourra, après leur mort, atteindre toutes les nations.

  4. Il confère également son autorité divine à d’autres hommes que les premiers disciples, qui rédigeront une autre partie de la révélation, (ex : Marc et Luc). Effectivement, il y avait dans l’Eglise primitive des prophètes qui, comme Paul, furent choisis par le Seigneur ressuscité (EPHESIENS 4.11); après avoir reçu cette nouvelle révélation (EPHESIENS 3.4/7), ils la consignèrent dans les Ecritures (ROMAINS 16.25/26).

Scofield pp. 1209 / 1210.

Prophétie de Jésus à son propre sujet.

Ayant ainsi parlé, Jésus fut troublé en son esprit, et il dit expressément; en vérité, en vérité, je vous le dit, l’un de vous me livrera.

Et ce disciple (Jean) s’étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit : Seigneur, qui est - ce ?

Jésus lui répondit : C’est celui à qui je donnerai le morceau trempé. Et, ayant trempé le morceau, il le donna à judas, fils de Simon, l’Iscariot.

JEAN 13.21, 25/26

Et Jésus lui dit (à Pierre) : Je te le dis en vérité, toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois.

MARC 14.30

Dès lors, Jésus commença à faire connaître é ses disciples qu’il fallait qu’il aille à Jérusalem, qu’il souffre beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il soit mis à mort, et qu’il ressuscite le troisième jour.

MATTHIEU 16.21

Jésus affirme l’inspiration des ses paroles.

Ne crois - tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi - même; et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait mes œuvres.

JEAN 14.10

Jésus, plus qu’un prophète.

Nous pouvons croire que Jésus était lui aussi un prophète dont les oracles se sont réalisés et se réaliseront. Nous pouvons aussi le croire quand il affirme sa divinité. Les Ecritures témoignent que Jésus, bien plus qu’un prophète, est vraiment le Fils de Dieu.

Après avoir autrefois, à plusieurs reprises, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers jours, nous a parlé par le Fils; il l’a établi héritier de toutes choses; par lui il a aussi créé l’univers.

HEBREUX 1.1/2

Les apôtres confirment l’inspiration de l’Ancien Testament.

Pierre.

Hommes frères, il fallait que s’accomplisse ce que le Saint - Esprit dans l’Ecriture a annoncé d’avance par la bouche de David, au sujet de Judas, qui a été le guide de ceux qui ont saisi Jésus.

ACTES 1.16

C’est toi qui as dit par le Saint - Esprit, par la bouche de notre père, ton serviteur David : Pourquoi ce tumulte parmi les nations, et ces vaines pensées parmi les peuples ?

ACTES 4.25 (avec Jean)

Paul.

C’est avec raison que le Saint - Esprit, parlant à vos pères par le prophète Esaïe, a dit :

Va vers ce peuple et dis :

Vous entendrez de vos oreilles et vous ne comprendrez point, vous regarderez de vos yeux et vous ne verrez point.

ACTES 28.25

Hébreux.

C’est pourquoi, selon ce que dit le Saint - Esprit: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur comme au jour de la révolte.

HEBREUX 3.7/8

C’est ce que le Saint - Esprit nous atteste aussi; car après avoir dit : Voici l’alliance que je ferai avec eux : après ces jours là, dit le Seigneur, je mettrai mes lois dans leur cœur, et je les écrirai dans leur esprit; il ajoute : et je ne me souviendrai plus de leurs péchés, ni de leurs iniquités.

HEBREUX 10.15/17

Le témoignage de Paul.

A travers les épîtres de l’apôtre Paul, nous pouvons découvrir comment les écrits de ses prédécesseurs, mais aussi ses propres écrits, sont inspirés.

Dans l’épître aux ROMAINS.

Le fondement de l’Ancien - Testament.

Nous remarquons que dans l’épître aux Romains, Paul appuie tous ses arguments sur des citations de l’Ancien - Testament.

En voici quelques exemples :

Quiconque croit en lui ne sera point confus.

ESAIE 49.23 // ROMAINS 10.11

Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.

JOEL 2.32 // ROMAINS 10.13

Mais tous n’ont pas obéi à la bonne nouvelle. Aussi Esaïe a dit :

Seigneur, qui a cru à notre prédication.

ESAIE 53.1 // ROMAINS 10.20

L’apologie des Ecritures.

Si l’Eglise Romaine a voulu autrefois empêcher les fidèles de lire la Bible, Paul, au contraire, proclame que l’Ecriture est un enseignement précieux pour notre vie chrétienne :

Or, tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Ecritures, nous possédions l’espérance.

ROMAINS 15.4

Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemple, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.

1 CORINTHIENS 10.11

Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner ...

2 TIMOTHEE 3.16

Dans les épîtres aux CORINTHIENS, Paul affirme l’inspiration de ses lettres.

Et nous en parlons, non pas avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit; employant un langage spirituel pour les choses spirituelles.

1 CORINTHIENS 2.13

1 CORINTHIENS 2.9/16 indique le processus par lequel une vérité passe de la pensée de Dieu à celle de son peuple :

  1. Les choses invisibles de Dieu ne peuvent être découvertes par l’homme naturel (vs 9)

  2. Elles ont été révélées à des hommes choisis (vs 10/12).

  3. Elles ont été communiquées dans les termes qu’enseigne l’Esprit (vs 13).

  4. Seuls les croyants conduits par l’Esprit peuvent comprendre dans toute leur signification spirituelle ces paroles enseignées par l’Esprit et exprimant la révélation divine (vs 14/15).

Scofield pp. 1298 /1299

Si quelqu’un croit être prophète ou spirituel, qu’il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur.

1 CORINTHIENS 14.37

Je vais chez vous pour la troisième fois. Toute affaire se réglera sur la déclaration de deux ou trois témoins. Lorsque j’étais présent pour la deuxième fois, j'ai déjà dit, et aujourd’hui que je suis absent, je dis encore d’avance à ceux qui ont péché précédemment et à tous les autres que, si je retourne chez vous, je n’userai d’aucun ménagement, puisque vous cherchez une preuve que Christ parle en moi, lui qui n’est pas faible à votre égard, mais qui est puissant parmi vous.

2 CORINTHIENS 13.1/3

C’est pourquoi j’écris ces choses étant absent, afin que, présent, je n’aie pas à user de rigueur, selon l’autorité que le Seigneur m’a donnée, pour l’édification et non pour la destruction.

2 CORINTHIENS 13.10

Nous relevons une difficulté lorsque Paul s’entretient avec les Corinthiens sur le mariage et semble établir une distinction entre les paroles qui viennent de Dieu et celles qui viennent de lui :

A ceux qui sont mariés, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur ...

Aux autres, ce n’est pas le Seigneur, c’est moi qui le dis ...

1 CORINTHIENS 7.10,12

Contrairement à ce que certains ont supposé, les versets 1 à 12 ne font pas de distinction entre un enseignement inspiré et ce qui ne le serait pas. Aux versets 10/11, Paul répète en substance ce qui a déjà été enseigné par le Seigneur (MATTHIEU 19.3/9) tandis qu’au verset 12, il traite une situation dont le Seigneur n’a pas parlé. Cependant, grâce à l’inspiration, l’apôtre reconnaît effectivement pour ses propres paroles la même autorité que pour les paroles de Christ lui - même. C’est ce qu’il fait aussi aux verset 25 et 40.

Scofield p 1303

Dans l’épître aux Galates.

Dans cette épître, Paul insiste encore sur le fait que ce qu’il enseigne est inspiré par l’Esprit de Christ qui le lui a révélé :

Je vous déclare, frères, que l’Evangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme; car je ne l’ai reçu ni appris d’aucun homme, mais par une révélation de Jésus - Christ.

Galates 1.11/12

Dans épître aux EPHESIENS.

C’est par une révélation que j’ai eu connaissance du mystère sur lequel je viens d’écrire en peu de mots. En les lisant, vous pouvez vous représenter l’intelligence que j’ai du mystère de Christ. Il n’a pas été manifesté aux fils des hommes dans les autres générations, comme il a été révélé maintenant par l’Esprit aux saints apôtres et prophètes de Christ.

EPHESIENS 3.3/6

Dans les épîtres aux THESSALONICIENS.

Lorsqu’il enseigne sur la destination des morts, Paul ne fabrique pas sa propre doctrine, mais il fonde son enseignement sur ses connaissances des Ecritures :

Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur : nous les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont décédés.

1 THESSALONICIENS 4.15

De même, c’est avec l’autorité du Seigneur qu’il exhorte à l’ordre en attendant son retour.

Nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus - Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre.

2 THESSALONICIENS 3.6

Dans les épîtres à TIMOTHEE

Dans les lettres à son disciple Timothée, Paul fait avancer les connaissances de l’Eglise concernant l’inspiration des Saintes Ecritures. Nous y trouvons l’affirmation que la Bible est pleinement inspirée :

Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre.

2 TIMOTHEE 3.16/17

Seul le canon de l’Ancien - Testament était reconnu et indiscuté au temps des apôtres. Paul, dans sa première épître à Timothée cite l’Evangile de Luc, lui reconnaissant ainsi l’autorité Divine. De même, il cite le DEUTERONOME, dont l’authenticité fut contestée beaucoup plus tard par les théologiens modernes.

Comparons :

Tu ne muselleras pas le bœuf quand il foule le grain.

Car l’Ecriture dit : Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le grain et l’ouvrier mérite son salaire.

DEUTERONOME 25.4

1 TIMOTHEE 5.18

Car l’ouvrier mérite son salaire.

 

LUC 10.7b

 

Le témoignage de Pierre.

Première épître.

Nous constatons la différence entre le Pierre impulsif des Evangiles, ce Pierre qui parlait si souvent par sa propre pensée, et que Jésus a dû reprendre parce qu’il « ne concevait pas les choses de Dieu et n’avait que des pensées humaines »
(MARC 8.33); et ce Pierre mûri qui, dans ses épîtres a pris conscience de la gravité de sa mission et de l’importance de l’action du Saint - Esprit pour ceux qui ont la charge de dévoiler le message de Dieu.

Les prophètes, qui ont prophétisé touchant la grâce qui vous était réservée, ont fait de ce salut l’objet de leurs recherches et de leurs investigations; ils voulaient sonder l’époque et les circonstances marquées par l’Esprit de Christ qui était en eux, et qui attestait d’avance les souffrances de Christ et la gloire dont elles seraient suivies. Il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux - mêmes, mais pour vous, qu’ils étaient les dispensateurs de ces choses, que vous ont annoncées maintenant ceux qui vous ont prêché l’Evangile par le Saint - Esprit envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards.

1 PIERRE 1.10/12

Deuxième épître.

L’inspiration des prophètes.

Comme dans sa première épître, Pierre atteste ici la pleine inspiration des prophètes. Il rend témoignage, non seulement de ce que les prophètes parlent par l’Esprit de Dieu, mais qu’il est impossible de se méprendre sur le message d’une prophétie, à condition de ne pas l’isoler de ce que la Bible enseigne dans son ensemble. « Objet d’une interprétation particulière » peut se traduire par : « Objet de sa propre interprétation ».

Et nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à paraître et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs; sachez tout d’abord qu’aucune prophétie de l’Ecriture ne peut être un objet d’interprétation particulière, car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est par le Saint - Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu.

2 PIERRE 1.19/21

L’inspiration de Paul.

Pierre déclare lui - même que les épîtres de Paul font partie de Ecritures :

Croyez que la patience de notre Seigneur est votre salut, comme notre bien - aimé frère Paul vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. C’est ce qu’il fait dans ses lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Ecritures, pour leur propre ruine.

2 PIERRE 3.15/16

Conclusion.

Ce que la Bible déclare d’elle même est suffisant pour croire à son inspiration. C’est pourquoi elle est la seule référence fiable pour connaître Dieu tel qu’il est, sans erreur ni déviation possible. Elle est entièrement digne de notre confiance. « Ta parole est la vérité » dit Jésus (JEAN 17.17). Dieu nous met en garde dans sa parole, contre le péché qui consiste à retrancher ou ajouter quoi que ce soit dans sa Parole. Une telle façon de traiter la Bible ne peut aboutir qu’à l’hérésie. C’est ainsi que Joseph Smith, le fondateur des « Mormons », dans sa traduction dite « inspirée » ajoute à la Bible des prophéties le concernant. En revanche, il modifie ou supprime des versets ou fragments de versets; il retranche même la totalité du « Cantique des Cantiques » qu’il juge non inspiré.

Vous n’ajouterez rien à ce que je vous ai prescrit, vous n’en retrancherez rien; mais vous observerez les commandements de l’Eternel, votre Dieu, tels que je vous les ai prescrits.

DEUTERONOME 4.2

Je déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre: Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre; et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part dans l’arbre de vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre.

APOCALYPSE 22.18/19

Par André FILLION - Publié dans : A Bible ouverte
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /Juil /2007 21:05

VI. Le Canon

Définition.

Le mot canon, d’origine grecque, désigne une règle à mesurer, un cordeau, un niveau, par extension, tout ce qui sert à régler, à déterminer la direction de quelque chose, ainsi le canon d’une arme à feu.

Par extension, canon signifie aussi l’objet mesuré ou réglé. Un livre est reconnu canonique si le rabbinat et/ou l’Eglise chrétienne l’ont reconnu comme inspiré et faisant partie des Ecritures.

Nécessité du canon de l’Ecriture.

Le canon est nécessaire pour donner aux hommes une révélation complète de Dieu.

La Bible est un livre composé par un auteur : le Saint - Esprit, sur un sujet : le salut. Ce sujet transparaît à travers la Bible entière et, si tous les livres n’y sont pas inclus dans leur ordre propre, la révélation de Dieu dans la Bible pour le salut n’est pas complète.

Le canon est nécessaire pour apporter aux hommes la parole de Dieu.

Lorsque les prophètes et les apôtres vivaient, l’inspiration était effective. Après leur mort, l’inspiration cessa et il devint impératif de recueillir leurs écrits en un seul volume et de les préserver.

Le canon est nécessaire pour que les manuscrits des écrits inspirés soient préservés de la corruption et de la destruction.

Ce fut particulièrement utile dans les temps hostiles du christianisme primitif. C’est ainsi qu’en 302, alors que Dioclétien avait ordonné de brûler tous les livres sacrés des chrétiens, il a fallu savoir quels livres étaient inspirés afin de les défendre et de les préserver.

Le canon est nécessaire afin que l’on puisse connaître les limites des écrits inspirés.

Une masse importante de littérature a réclamé le droit d’admission dans le canon de l’Ancien et du Nouveau - Testament. Il fut donc indispensable de savoir combien de livres et lesquels doivent être considérés comme canoniques.

Le Canon de l’Ancien Testament.

Fausse théorie concernant la formation du Canon.

 
  • Certains voudraient que le temps ait été le facteur déterminant. Ils prétendent que le canon inclut simplement toute l’ancienne littérature hébraïque, des livres hautement prisés et vénérés à cause de leur antiquité.

  • Cette théorie est réfutée par le fait que plus de 15 livres non canoniques sont mentionnés dans l’Ancien - Testament. (Par exemple : Livre des guerres de l’Eternel, Livre du Juste, Livre des Actes de Salomon, Livre de Nathan, Livre d’Hosaï.) Ces livres ont existé avant que beaucoup de livres canoniques aient été écrits. Cependant, ils ne furent pas inclus dans le Canon.

 
  • Il a été dit que le canon ne contient que les restes de littérature qui ait survécu dans la langue hébraïque ancienne.

  • Le canon contient des livres écrits aussi tard que 425 av. J.C. et la langue hébraïque a été employée bien après cette date.

 
  • On a dit que le canon était une anthologie des Classiques hébreux.

  • Cela ne peut être vrai car le caractère essentiel du canon de l’Ancien - Testament est exclusivement religieux.

 
  • Certains prétendent que les livres inclus dans le canon étaient ceux dont le contenu était conforme à la loi mosaïque.

  • Il est certain que tous les livres de l’Ancien - Testament sont en accord avec l’enseignement de la Torah; mais tous les écrits conforme à la loi n’ont pas été inclus dans le canon.

 
  • Certains érudits ont prétendu que le critère de canonicité fut la valeur morale et religieuse de chaque livre.

  • Il existe bien d’autres livres qui ont une valeur morale et religieuse acceptable mais qui ne furent pas pour autant inclus dans le canon.

Les trois étapes de la détermination de la canonicité.

« Dieu accorde :

  • L’inspiration aux auteurs sacrés.

  • L’illumination à l’individu bien disposé afin qu’il comprenne le texte inspiré.

  • Le discernement à la communauté des croyants afin qu’elle reconnaisse les livres d’origine divine et les conserve dans le canon. »

    PACHE p 145.2

La formation du Canon de l’Ancien Testament.

  • « Les événements de l’histoire d’Israël ont été dès le début consignés dans le livre.

EXODE 17.14

  • Les dix commandements écrits sur des tables de pierre furent déposés dans l’Arche de l’Alliance.

EXODE 40.20

  • Le Livre de l’Alliance contenait les premiers statuts rédigés par Moïse.

EXODE 20.23/23.33

  • La loi tout entière fut placée dans le lieu - très - saint à coté de l’Arche de l’Alliance.

DEUTERONOME 31.24/26

  • Josué à son tour écrivit « dans le livre de la loi de Dieu » les choses qui lui ont été révélées.

JOSUE 24.25/26

  • Samuel consigna le droit à la royauté dans un livre qu’il déposa devant l’Eternel.

1 SAMUEL 10.25

  • Une allusion est faite au livre de Samuel le voyant à propos des premières actions de David.

1 CHRONIQUES 29.29

  • David prend une large part à la rédaction des PSAUMES dont 73 lui sont attribués.

  • L’autorité des livres inspirés apparaît clairement dans le PSAUME 119, bien qu’il manquait encore, à l’époque de sa rédaction, les 2/3 du canon actuel.

  • Salomon rédigea une grande partie des proverbes.

PROVERBES 1.1;10.1;25.1

  • Esaïe, par son appel « à la loi et au témoignage », atteste la présence en Israël du recueil des Ecritures faisant autorité.

ESAIE 1.1;2.1;8.20;13.1...

  • Jérémie rédige toute les paroles qu’il a reçues de Dieu. Sa prophétie sur les 70 ans de captivité est aussitôt admise parmi les écrits inspirés.

JEREMIE 24.11

  • Daniel, avec Noé et Job est placé par son contemporain Ezechiel parmi les hommes les plus pieux d’Israël. La valeur de ses écrits est attestée par Jésus - Christ en personne.

EZECHIEL14.14

MATTHIEU 24.15

  • MICHEE 4.1/3 est cité comme un message de Dieu parEsaïe.

ESAIE 2.1/4

  • Zacharie insiste sur la vérité, l’inspiration et la solennité des paroles prononcées par les anciens prophètes.

ZACHARIE 1.4,6;7.7,12

  • Malachie, qui clôt l’ère prophétique est appelé par les juifs « le sceau des prophètes ». Il termine l’Ancien - Testament en annonçant la venue et le ministère du précurseur de messie.

MALACHIE 4.5/7 » PACHE pp. 148.4 à 150 abrégé.

Ordre des livres inspirés d’après le canon juif.

Dans le canon hébraïque, les livres inspirés sont réparties en trois catégories.

  • La loi (TORAH) ou Pentateuque

 

 

GENESE

 

 

EXODE

 

 

LEVITIQUE

 

 

NOMBRES

 

 

DEUTERONOME

  • Les prophètes (NEBIIM)

 

* Prophètes antérieurs

 

 

JOSUE

 

 

JUGES

 

 

1 & 2 SAMUEL (*)

 

 

1 & 2 ROIS (*)

 

* Prophètes postérieurs

 

 

ESAIE

 

 

JEREMIE

 

 

EZECHIEL

 

 

PETITS PROPHETES

Les autre écrits (KETHUBIM) en grec Hagiographes

 

 

RUTH

 

 

ESDRAS

 

 

NEHEMIE

 

 

ESTHER

 

 

JOB

 

 

PSAUMES

 

 

PROVERBES

 

 

ECCLESIASTE

 

 

CANTIQUE DES CANTIQUES

 

 

LAMENTATIONS DE JEREMIE

 

 

DANIEL

 

 

1 & 2 CHRONIQUES ou PARALIPOMENES (*)

(*) Un seul volume à l’origine

Nous constatons que les livres historiques qui contiennent aussi des sections prophétiques sont classés parmi les « Nébiim », en revanche, le livre de DANIEL, qui est aussi un livre historique est classé parmi les « Kethubim ».

Le Canon du Nouveau - Testament.

Rédaction.

Le Christ n’ayant lui même rien écrit, ses paroles et ses actes ont été transcrits plus tard par les apôtres, entre les années 50 et 90. De même les Actes des apôtres, les épîtres et l’Apocalypse ont été rédigés dans la deuxième moitié du 1e siècle. La rédaction s’étend donc sur une période beaucoup plus courte que celles de l’Ancien - Testament (1022 à 400 av. J.C.).

Premiers témoignages rendus à l’inspiration du Nouveau - Testament.

  • Clément de Rome (96) : cite la 1e épître aux Corinthiens.

  • Barnabas : « Comme il st écrit, beaucoup sont appelés mais peu sont élus. » Cf MATTHIEU 24.14

  • Ignace (107) : disciple de Jean.

  • Polycarpe (115)

  • Papias (140) : disciple de Jean.

  • Justin - Martyr (148)

  • Origène (200) : publie un commentaire et des homélies sur la plupart des livres du dont il a défendu l’inspiration.

  • Tertullien (200) : emploie le premier l’expression « Nouveau - Testament », accordant ainsi à ces écrits la même valeur d’inspiration qu’à l’Ancien -Testament.

La fixation progressive du Canon.

L'Eglise chrétienne accepte d’emblée Le canon du Nouveau - Testament.

« L'Eglise chrétienne du Nouveau - Testament reçoit de l’Eglise hébraïque de l’Ancien- Testament les livres sacrés de ce Testament parce que c’est aux juifs, comme le dit l’apôtre Paul, qu’ont été commis les oracles de Dieu. »

ATHANASE

Dès le 2e siècle, la plupart du Nouveau - Testament est inclus dans le canon, c’est à dire :

MATTHIEU

ROMAINS

1 PIERRE

MARC

1 & 2 CORINTHIENS

1 JEAN

LUC

GALATES

 

JEAN

EPHESIENS

 

 

PHILIPPIENS

 

ACTES

COLOSSIENS

 

 

1 & 2 THESSALONICIENS

 

 

1 & 2 TIMOTHEE

 

 

TITE

 

 

PHILEMON

 

Des difficultés sont apparues au sujet des livres suivants :

HEBREUX :

 

Cette lettre anonyme ne porte pas le sceau de l’apostolat de son auteur. On a proposé Paul, Luc, Barnabas, Apollos, etc; Athanase l’attribue à Paul.

APOCALYPSE :

 

Les premiers Pères de l’Eglise la reconnaissent comme inspirée. Ce n’est qu’au 3e siècle qu’apparaissent des hésitations au sujet de la doctrine du Millénium et au sujet de l’auteur. Toutefois, ce livre sera définitivement reconnu comme inspiré à la fin du 4e siècle.

JACQUES, 2 PIERRE, 2 & 3 JEAN, JUDE :

 

Ces courtes épîtres étaient d’abord jugées de peu d’importance. D’autre part, Jacques et Jude n’étaient pas au nombre des 12 apôtres, leur autorité a d’abord été contestée.

Clément d’Alexandrie, à la fin du 4e siècle, les reconnaît dans les Saintes Ecritures.

En 397, le Concile de Carthage III fixe définitivement le canon du Nouveau -Testament.

Livres contestés; livres apocryphes.

Dans l’Ancien - Testament.

Après la fermeture du canon, des questions se posaient encore sans la communauté juive :

  • Au sujet de livres qui étaient déjà inclues dans le Canon.

  • Au sujet de livres qu’il était question d’inclure dans le Canon.

Ces controverses ont impliqué une classification en 4 catégories de livres.

Livres confessés :

Ce sont les livres dont la canonicité n’a jamais été remise en question. Il s’agit de la presque totalité des livres de l’Ancien - Testament.

Livres contestés :

5 livres admis dans le canon furent contestés plus tard par certains juifs :

LE CANTIQUE DES CANTIQUES :

 

qui ne contient en apparence qu’un poème d’amour humain.

L’ECCLESIASTE :

 

parce qu’il contient des déclarations contraires à l’enseignement de l’Ecriture, favorables à certaines hérésies et même à l’athéisme. Il convient naturellement de comprendre ce livre dans le contexte pour en saisir la valeur spirituelle.

ESTHER :

 

Le seul livre de la Bible qui ne contient pas une seule fois le nom de Dieu.

EZECHIEL :

 

Parce qu’à plusieurs reprises, il semble contredire la loi de Moïse.

PROVERBES :

 

parce que certaines de ses maximes semblent se contredire.

Livres apocryphes : (apocryphe signifie caché, secret)

Dans sa traduction latine, la « Vulgate », Jérôme, au 5e siècle, les adjoint à la Bible mais en faisant des réserves quant à leur inspiration. Ils fournissent quelques données historiques intéressantes et quelques belles idées morales, toutefois, ils contiennent des absurdités, des erreurs historiques et doctrinales. JUDITH 9.10/13 recommande même des actes immoraux.

Les livres apocryphes, reconnus plus tard par l’Eglise Romaine, sont les suivants :

1 & 2 MACCHABBEES

TOBIE

JUDITH

Additions à ESTHER

Additions à DANIEL (Bel et le dragon, Suzanne, Cantique des trois Jeunes hébreux)

3 ESDRAS

BARUCH

ECCLESIASTIQUE

SAGESSE DE SALOMON

2 & 4 ESDRAS ne sont reconnus par aucune autorité religieuse.

On trouve des déclarations en faveur des indulgences dans

TOBIE 12.9

ECCLESIASTIQUE 3.30

Ces deux textes affirmaient en substance qu’on peut obtenir le pardon de nos péchés par une offrande d’argent.

2 MACCHABBEES 12.43 affirme qu’il faut prier pour les morts.

L’auteur des MACCHABBEES déclare clairement qu’il a écrit sans inspiration divine et que son œuvre est faillible.

Martin LUTHER, dans sa traduction allemande réunit à la fin de l’Ancien - Testament les livres qui ne sont pas inspirés mais qui contiennent des éléments intéressants, savoir les livres apocryphes, ainsi que :

  • La PRIERE DE MANASSE

  • La PRIERE D’AZARIA

  • La LETTRE DE JEREMIE

Faux écrits, ou Pseudépigraphes :

Certains livres qu’on a tenté d’inclure dans le canon furent écrits entre 200 av. et 200 ap. J.C. par des inconnus et attribués à des écrivains sacrés.

Dans le Nouveau - Testament.

Plusieurs livres non inspirés ont prétendu à la canonicité et figurent dans certains anciens manuscrits avant d’avoir été définitivement écartés du canon. Ce sont :

  • La Première Epître de Clément aux Corinthiens (96) qui figure dans le « Codex Alexandrinus ».

  • La Didaché ou doctrine des Apôtres (120). Clément d’Alexandrie et Origène la considéraient comme inspirée.

  • L’Epître de Barnabas (130) figure le « Codex Sinaïticus ».

  • Le Pasteur d’Hermas (140) figure aussi dans le « Codex Sinaïticus ».

Les livres cités, bien que non inspirés, présentent un certain intérêt spirituel. D’autres, en revanche, sont franchement apocryphes :

  • L’Apocalypse de Pierre.

  • Les Actes de Paul.

  • Les Evangiles apocryphes :

  • de Pierre

  • de Matthias

  • de Jacques

  • de la Nativité

  • etc...

Par André FILLION - Publié dans : A Bible ouverte
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /Juil /2007 21:04

V. Les difficultés de la Bible

La foi dans une parole de Dieu inerrante n’exclut pas des difficultés, des contradictions apparentes, des incompréhensions qui peuvent porter le lecteur superficiel à douter de son inspiration.

Cependant, la plupart de ces difficultés seront résolues par une meilleure connaissance du texte, de la culture de l’époque, de la géographie, de l’histoire, de l’archéologie, etc...

Difficultés imaginaires.

La femme de Caïn

Où Caïn a - t - il trouvé sa femme, puisqu’il semble que la terre n’était alors habitée que par Adam, Eve et Caïn ?

GENESE 5.4 nous apprend qu’Adam vécut très longtemps et qu’il engendra des fils et des filles. Caïn a donc épousé l’une de ses sœurs. Ce mariage consanguin qui était un péché et un danger au temps de Moïse ne l’était pas donc pas au temps de Caïn, il a bien fallu que la descendance d’Adam « démarre » .

Les doublets.

Certains faits sont rapportés plusieurs fois dans la Bible et souvent avec des différences de détails.

Par exemple : Le mensonge d’Abraham au sujet de sa femme est rapporté deux fois dans la Genèse, une fois en présence de Pharaon, une deuxième fois en présence d’Abimélec, ce récit apparaît une troisième fois, toujours avec Abimélec, mais cette fois, c’est Isaac le coupable.

Qu’y a - t - il d’extraordinaire à ce qu’un homme commette plusieurs fois la même erreur, ou qu’un fils ne tire pas de leçon des fautes de son père.

D’autre part, n’oublions pas que les différences de détails, (par exemple les paroles et actions de Jésus dans les Evangiles) ne contredisent pas, mais au contraire enchérissent nos connaissances de l’événement ou des paroles prononcées.

Supposons par exemples que trois témoins soient entendus par la Police, le premier a vu les voleurs partir dans une voiture bleue, le second les a vus partir dans une Peugeot, le troisième les a vus partir dans une voiture immatriculée à Paris. Devons nous conclure que ces trois témoins se sont trompés ? Nous devons plutôt croire que les voleurs sont partis dans une Peugeot bleue immatriculée à Paris.

La baleine de Jonas

Chacun sait aujourd’hui que la baleine ne peut se nourrir que du plancton qu’elle filtre au travers de ses fanons, et qu’il lui est impossible d’avaler un homme.

Or, le livre de Jonas ne parle pas d’une baleine, mais d’un « grand poisson », capable d’engloutir un homme entier. (Cachalot, orque, ou grand requin.)

L’expression trois jours et trois nuits. (MATT. 12.40)

Depuis la mort jusqu’à la résurrection de Jésus, nous ne comptons qu’un jour et deux nuits. Certains ont fondé une doctrine affirmant de ce fait que Jésus est ressuscité un lundi.

Il était d’usage, au temps de Jésus, de désigner par l’expression « un jour et une nuit » une tranche de vingt - quatre heures, complète ou non. Ainsi le temps passé par Jésus dans le séjour des morts s’est bien déroulé sur trois tranches de vingt - quatre heures, dont une complète.

Difficultés résolues par une meilleure information.

De nombreuses difficultés de la Bible ont été résolues par le progrès de nos connaissances dans le domaine de l’archéologie, de l’astronomie, de l’histoire, etc.

Les harmonisations possibles.

Les deux créations.

Les récits de GENESE 1 et 2 ont - ils eu deux auteurs différents ?

Ces deux textes que nous attribuons sans hésiter à Moïse présentent en fait deux aspects de la création :

  • GENESE 1 : présente les six étapes de la création du monde.

  • GENESE 2 : insiste d’avantage sur ce qui concerne la création de l’homme et de la femme.

Le dénombrement de David.

Selon 2 SAMUEL 24.1, Dieu excite le Roi David à faire un dénombrement; et dans 1 CHRONIQUES 21.1, c’est Satan qui en est responsable.

Il nous faut comprendre que c’est Satan qui incite David à pécher, mais avec le consentement de Dieu. (Voir aussi l’expression : « Un mauvais esprit venant de l’Eternel » 1 SAMUEL 16.14)

Les deux généalogies de Christ.

MATTHIEU 1.1/17 et LUC 3.23/38 présentent chacun une ascendance du Seigneur différente.

Matthieu donne la généalogie de Jésus par Joseph, son père adoptif; tandis que Luc, considérant que Jésus n’a pas de père terrestre, donne sa descendance par Marie, sa mère, et par Héli, père de Marie.

La mort de Judas.

Selon MATTHIEU 27.5, Judas s’est pendu.

Selon ACTES 1.16, il est mort des suites d’une chute.

Compte tenu de ces deux informations, nous pouvons ainsi retracer la scène :

Judas s’est probablement pendu avec sa ceinture, celle - ci s’étant rompue, il tomba parmi des rochers sur lesquels il s’est déchiré.

Difficultés réelles.

Les Difficultés réelles, auxquelles il n’existe actuellement aucune solution, sont finalement peu nombreuses et sans incidence sur notre compréhension de la loi divine.

Les erreurs des copistes.

Elles portent le plus souvent sur une seule lettre, mais quelques unes semblent plus importantes :

Par exemple : Le sépulcre de Sichem acheté par Abraham selon ACTES 7.16, nous parait dans l’Ancien - Testament acheté par Jacob. Abraham, lui, a acheté la caverne de Macpéla.

Imprécisions ou erreurs dans les nombres hébraïques.

Par exemple :

2 SAMUEL

10.18 :

« 700 chars et 40 000 cavaliers. »

1 CHRONIQUES

19.18 :

« 7000 chars et 40 000 hommes à pieds. »

1 SAMUEL

13.1 :

« Saül avait ... ans quand il devint roi. »

 

Par André FILLION - Publié dans : A Bible ouverte
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /Juil /2007 21:03

IV. L’inerrance de la Bible

Définition.

Nous avons vu que l’inspiration de la Bible était verbale et plénière. Nous croyons donc que le message de Dieu a été transmis à l’homme de façon à ce qu’il soit rédigé sans erreur.

Nous croyons que la Bible est infaillible et innervante.

La Bible est infaillible parce qu’elle n’est pas capable d’erreur; Elle est inerrante parce qu’elle ne contient pas d’erreur.

Que dit la Bible de sa propre inerrance ?

PSAUME

19.8 :

« La loi de l’Eternel est parfaite. »

PSAUME

119.160

« Le fondement de ta parole est la vérité, et toutes les lois de ta justice sont éternelles. »

JEAN

17.17

« Sanctifie - les par ta vérité; ta parole est la vérité. »

ROMAINS

7.12

« La loi est sainte, et le commandement est saint, juste et bon? »

JACQUES

1.18

« Il nous a engendré par la parole de vérité. »

Sur quoi porte l’inerrance de l’Ecriture ?

L’inerrance ne signifie pas l’uniformité de tous les détails dans les récits analogues écrits par différents auteurs.

Par exemple des variantes entre les livres des Rois et des Chroniques. Il est impossible que plusieurs témoins d’un même fait le raconte dans les moindres détails sans aucune divergence, à moins qu’ils ne se soient d’abord consultés dans ce but. C’est pourquoi le Saint - Esprit accorde aux auteurs sacrés une certaine liberté dans le rapport de ces détails.

L’inerrance biblique n’exclut pas l’usage d’images et de symboles.

De nombreuses expressions ne peuvent être interprètes littéralement, mais plutôt comme des métaphores et des symboles. Ces formes de style étaient très prisées dans la culture des temps Bibliques. Cette poésie donne de la variété à l’ensemble de la Bible et frappe d’avantage l’imagination du lecteur.

L’inerrance de la Bible n’implique pas l’usage d’un langage technique précis, conforme au vocabulaire scientifique.

Il est bien évident que si la Bible était ainsi rédigée, elle serait sans doute accessible à nos contemporains, mais ne le serait absolument pas aux premières générations pour lesquelles elle a été écrite.

L’inerrance porte sur l’ensemble du message biblique.

Non seulement sur les points essentiels de morale et de doctrine, mais aussi sur la géographie et l’histoire.

Les relations entre l’histoire et la doctrine sont telles que si la Bible n’était pas exacte dans ses récits historiques, notre foi dans tout le message de Dieu en serait ébranlé.

L’inerrance n’implique pas l’omniscience des auteurs bibliques.

L’inerrance du manuscrit original.

Dieu a veillé à ce que l’auteur sacré ait transmis sans erreur sa parole dans le manuscrit original.

Le manuscrit original n’a pourtant pas été préservé jusqu’à nos jours.

C’est ce qui explique les nombreuses variantes et difficultés existant dans les documents dont nous disposons actuellement. Toutefois, les variantes, si nombreuses soient - elles, ne portent jamais sur des mots ou des phrases importantes, et ne risquent jamais de compromettre la bonne interprétation du message divin.

Il est important que le manuscrit original ait été gardé de toute erreur.

Parce que la véracité de Dieu est en jeu.

Pour que nous puissions être surs que Dieu est vrai, il faut que sa parole soit vraie.

La tâche du rédacteur du texte original est plus difficile et déterminante que celle des copiste.
L’auteur devra donner une forme humaine au message divin.

Pour cette opération, le secours du Saint - Esprit lui est nécessaire afin que l’erreur ne s’y glisse pas.

L’auteur, sans une inspiration plénière, cours de plus grands risques d’erreurs que le copiste ou le traducteur.
Les écrivains étaient plus souvent des hommes du peuple, contrairement aux scribes qui étaient des érudits.
Si le texte original contenait des erreurs, elles n’iraient que s’aggravant à mesure que le texte est transcrit et traduit.

Tandis que si le texte original est inerrant, les risques d’erreurs s’amenuisent à mesure que les transcriptions se multiplient. La comparaison de divers manuscrits permet d’éliminer des erreurs qui auraient pu se glisser ça et là dans diverses transcriptions.

Supposons par exemple que je dispose de deux manuscrits de l’Evangile de Jean. (En supposant que la langue originale soit le Français). Je lis dans le premier : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ... » et dans le second : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a sonné son Fils unique ... ». Une différence d’une seule lettre risque de compromettre la compréhension d’un verset particulièrement important. Dans ce cas précis, le contexte devrait me convaincre que c’est le premier texte qui est juste, la phrase comportant « Il a sonné son Fils » n’a aucun sens. Si toutefois j’hésite encore, il me reste encore la possibilité de confronter cinquante manuscrits. Sur ces cinquante manuscrits, un seul aura le mot « sonné » et les autres auront le mot « donné ». L’idée que quarante - neuf copistes se soient trompés et qu’un seul est le mot juste est à exclure.

 

Conclusion.

Il est donc nécessaire qu’une intervention surnaturelle du Saint - Esprit guide l’écrivain biblique à rédiger un texte dépourvu d’erreur, puisque l’auteur sacré encours de plus grands risques que les copistes. C’est pourquoi nous pouvons croire qu’à l’origine, Dieu a inspiré et fait écrire un manuscrit inerrant.

Par André FILLION - Publié dans : A Bible ouverte
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /Juil /2007 21:01

III. L’inspiration plénière et verbale

Après avoir défini sept théories fausses de l’inspiration de la Parole de Dieu, il convient de définir la véritable théorie de l’inspiration, que nous appellerons la « Théorie de l’inspiration plénière et verbale ».

Définition.

Sans jamais outrepasser le caractère et la personnalité de l’écrivain sacré, le Saint - Esprit va le guider non seulement dans l’expression des idées, mais aussi dans le choix des mots. C’est l’inspiration verbale.

Le Saint - Esprit agit de la sorte pour toute la rédaction de la Bible. C’est l’inspiration plénière.

«  La doctrine de l’inspiration plénière affirme que le texte biblique original a été rédigé par des hommes qui, tout en conservant l’exercice de leur personnalité et de leur talent littéraire, ont écrit, sous le contrôle de la direction de l’Esprit de Dieu; il en résulte que chaque mot des documents originaux nous transmet de façon parfaite et sans erreur le message exact que Dieu désirait communiquer à l’homme. »

F.E. GAEBELIN

L’inspiration plénière.

Plénière vient du latin « plenus » : entier ou complet. Cela signifie que chaque partie de la Bible est inspirée à un niveau égal, que ce soient les sections historiques, poétiques ou doctrinales.

La doctrine de l’inspiration plénière n’affirme pas que chaque fait et pensée de la Bible est venue par une révélation directe de Dieu. Le fait que la Bible soit pleinement inspirée n’empêche pas :

  • Que les écrivains avaient une connaissance préalable de certains faits relatés dans l’Ecriture. Par exemple : Moïse savait ce qui se passait en Egypte bien avant d’avoir écrit le Pentateuque.

  • Que des écrivains aient pu copier certains autres documents, par exemple : des scribes ont noté des faits historiques qui ont servi de référence aux auteurs des Rois, Chroniques, etc.

  • Que la tradition orale ait été utilisée dans la composition de certains textes.

L’inspiration verbale.

Verbal vient du latin « verbum » : le mot.

Une inspiration plénière porte sur les mots. L’inspiration verbale est l’œuvre du Saint - Esprit qui dirige les hommes non seulement dans le choix des sujets, mais aussi dans le choix des mots que contiennent leurs écrits. Ainsi, le texte biblique est écrit avec exactitude et avec précision. Il contient très exactement ce que Dieu désirait, et tout ce que Dieu voulait qu’il contienne.

L’Ecriture, à maintes reprises, témoigne de son inspiration plénière et verbale. Les textes suivants nous montrent que Dieu a donné la Bible à l’homme aussi bien par les mots que par les pensées.

EXODE

14.15 :

« L’Eternel parla à Moïse : Pourquoi ces cris ? Parle aux enfants d’Israël et qu’ils marchent. »

DEUTERONOME

18.18 :

« Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai."

2 SAMUEL

23.2 :

« l’Esprit de l’Eternel parle par moi (David) et sa parole est sur ma langue. »

JEREMIE

1.9 :

« L’Eternel me dit : Voici, je mets mes paroles dans ta bouche ».

EZECHIEL

2.7 :

« Tu leur diras mes paroles. »

 

3.4 :

« Dis leur mes paroles. »

 

3.10 :

« Il me dit : Fils de l’homme, reçois dans ton cœur et écoute de tes oreilles les paroles que je te dirais. »

DANIEL

10.11 :

« Daniel, sois attentif aux paroles que je vais te dire. »

OSEE

1.1 :

« La parole de l’Eternel fut adressée à Osée. »

JOEL

1.1 :

« La parole de l’Eternel fut adressée à Joël. »

JEAN

17.8 :

« Car je leur ai donné les paroles que tu m’as données. »

1 CORINTHIENS

2.13 :

« Nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit. »

2 PIERRE

1.21 :

« Ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint - Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. »

 

Sources de la composition de la Bible.

Les principales sources de la composition de la Bible sont les suivantes :

Des portions directement écrites par Dieu

C’est notamment le cas des dix commandements dont la Bible déclare sept fois qu’ils furent écrits par le doigt de Dieu :

EXODE

24.12

 

31.18

 

32.16

DEUTERONOME

4.13

 

5.22

 

9.10

 

10.4

D’autre part, il est écrit que le modèle du temple fut donné à David « par un écrit de la main de l’Eternel. » 1 CHRONIQUES 28.19

En ce qui concerne l’écriture tracée sur le mur par les doigts d’une main d’homme (DANIEL 5.5,24) il existe plusieurs courants de pensée :

  • Dieu lui même a écrit sur le mur.

  • C’est le fils qui a écrit parce que c’est à lui qu’il convient de juger.

  • C’est le Saint - Esprit sous une forme corporelle.

  • C’est un ange envoyé par Dieu.

La révélation divine.

  • Les parties de la Bible qui n’ont pas d’autre source que la révélation divine sont les livres prophétiques et l’Apocalypse.

  • Le livre de Daniel est classé dans la Bible hébraïque dans la section des « Kethoubim » ou « Hagiographes », et non dans la section prophétique. Une partie du livre est historique, cependant, beaucoup de ses passages sont prophétiques et relèvent de la révélation.

  • Le livre de l’Apocalypse est une vision prophétique des derniers temps. Apocalypse signifie en grec « révélation ». Ce livre porte d’ailleurs le titre de « Révélation » en anglais et en allemand (Offenbarung).

  • Certaines parties des épîtres ont également été données par révélation; entre autres :

GALATES

1.11/12:

« Je vous déclare, frères, que l’Evangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme, car je ne l’ai reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus - Christ. »

EPHESIENS

3.3 :

« C’est par une révélation que j’ai eu connaissance du mystère sur lequel je viens d’écrire en peu de mots. »

  • C’est également par révélation qu’a été connu le récit de la création et les événements relatés dans les premiers chapitres de la Genèse. Il est évidemment impossible que des documents contemporains de la création aient pu être écrits et préservés afin que Moïse ait pu s’y référer.

La dictée divine.

Nous avons précédemment démontré l’inexactitude de la théorie de la « dictée verbale ». Il est toutefois permis de croire que certains passages de la Bible ont été littéralement dictés par Dieu.

  • Il s’agit premièrement d’une certaine partie de la loi de Moïse :

EXODE

20.1/17

 

20.22/23-

 

25/31-

levitique

1/7-

  • La série de lettres aux sept Eglises d’Asie en APOCALYPSE 2/3- a certainement été dictée.

Les documents historiques.

La section historique de Josué à Esther, les quatre Evangiles et les Actes, ainsi que certaines parties du Pentateuque relèvent de sources plus naturelles : Tout en étant pleinement inspirés, ils puisent leurs sources dans des connaissances personnelles, dans l’expérience des écrivains venant de documents existants, de témoignages directs et de la tradition orale.

« Plusieurs ayant entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, suivant ce que nous ont transmis ceux qui ont été des témoins oculaires de la connaissance et sont devenus des ministres de la parole, il m’a aussi semblé bon, après avoir fait des recherches exactes sur toutes ces choses depuis leurs origines et de les exposer par écrit d’une manière suivie, ... »

LUC 1.1/3

La poésie, l’adoration et la sagesse.

Il s’agit de la totalité des livres suivant.

  • JOB

  • PSAUMES

  • PROVERBES

  • ECCLESIASTE

  • CANTIQUE DES CANTIQUES

  • LAMENTATIONS DE JEREMIE

La doctrine et la pratique.

Les épîtres du Nouveau - Testament, écrites sur les bases de la prophétie de l’Ancien - Testament dans le but de donner un enseignement doctrinal et pratique.

Par André FILLION - Publié dans : A Bible ouverte
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