A Bible ouverte

Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /Juil /2007 20:58

II. Diverses théories de l’inspiration

Plusieurs théories ont été proposées afin d'expliquer par quel procédé la pensée de Dieu a pu être communiquée à l’être humain pour inspirer le texte sacré des Saintes - Ecritures.

Ces diverses théories peuvent se classer en trois catégories.

  • La Bible est entièrement humaine.

  • La Bible est partiellement divine.

  • La Bible est entièrement divine.

Nous verrons qu’aucune de ces théories ne satisfait à la véritable conception de l’inspiration divine.

La Bible est entièrement humaine.

Théorie du Génie ou de l’inspiration naturelle.

Cette théorie déclare que la Bible fut inspirée aux hommes de la même façon que furent inspirés des écrivains de génie ou de haute valeur morale. Cette théorie place donc les écrivains de la Bible au même niveau que Victor Hugo, Gœthe ou Shakespeare. La Bible est donc un livre entièrement humain, sans aucune inspiration divine.

Cette théorie élimine l’inspiration surnaturelle de la Bible, elle en fait une œuvre humaine, faillible, dans laquelle il y a « à prendre et à laisser », que l’on peut critiquer et mutiler à volonté. Il ne reste plus aucune garantie d’exactitude de la Bible en tant que révélation de Dieu.

De nombreux textes bibliques affirment qu’elle est la parole de l’Eternel; par exemple :

EXODE

4.12 :

« Je serai avec ta bouche. »

2 SAMUEL

23.2 :

« l’Esprit de l’Eternel parle par moi. »

ESAIE

8.11:

« Ainsi m’a parlé l’Eternel. »

 

48.16 :

« L’Eternel m’a envoyé son Esprit. »

JEREMIE

1.5 :

« La parole de l’Eternel me fut adressée en ces mots. »

EZECHIEL

2.2 :

« La parole de l’Eternel me fut adressée en ces mots. »

OSEE

1.1 :

« La parole de l’Eternel fut adressée à Osée. »

JOEL

1.1 :

« La parole de l’Eternel fut adressée à Joël. »

AMOS

7.14 :

« L’Eternel m’a dit : Va ! Prophétise ! »

1 CORINTHIENS

2.13 :

« Nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit. »

EPHESIENS

3.5 :

« Le mystère de Christ n’a pas été manifesté aux fils des hommes dans les autres générations comme il a été révélé maintenant par l’Esprit aux saints apôtres et prophètes de Christ. »

1 THESSALONICIENS

2.13b :

« Vous avez reçu la parole de Dieu, non comme la parole des hommes, mais, ainsi qu’elle l’est véritablement, comme la parole de Dieu, qui agit en vous qui croyez. »

 

La Bible est partiellement divine.

Théorie des degrés d’inspiration.

Certains théologiens prétendent qu’il existe trois degrés d’inspiration :

  1. Le plus haut : Il couvre les portions de l’Ecriture qui n’étaient pas préalablement connues de l’écrivain mais qui furent révélées à lui et à travers lui.

  2. Le second degré protège les écrivains contre de sérieuses erreurs et en écrivant des faits et des doctrines déjà connus par eux.

  3. Le troisième degré donne l’autorité divine au reste des portions de la Bible, composées à l’origine sans inspiration.

Cette théorie est très éloignée des déclarations et de l’enseignement biblique relatif à l’inspiration.

Comment pouvons - nous décider du niveau d’inspiration de chaque passage ? Cette classification est très arbitraire.

Théorie de l’illumination, ou de l’inspiration chrétienne universelle.

Enseigne que les écrivains furent inspirés de la même manière que les chrétiens de tous les siècles sont inspirés. Les chrétiens moyens d’aujourd’hui sont aussi inspirés que le furent Moïse, David, Paul, ou n’importe quel autre écrivain biblique.

Nous pouvons alors nous demander pourquoi chaque chrétien n’a pas écrit sa propre Bible, et pourquoi les Ecritures se bornent - elles au canon de l’Ancien et du Nouveau - Testament. Si nous comparons les écrits inspirés du Nouveau - Testament (50 à 100 après J.C.) et ceux des Pères de l’Eglise ( 96 à 200 après J.C.), nous sommes obligés de constater une différence. Cette théorie n’offre aucune sécurité quant à l’infaillibilité du texte biblique.

Théorie du concept inspiré.

Théorie selon laquelle Dieu a donné certaines pensées aux écrivains bibliques, les idées principales et les grandes lignes, tout en leur permettant, des années plus tard, d’exprimer ses pensées dans leurs propres mots, selon leur capacité de s’en souvenir.

Cela signifie que Dieu, qui est infaillible, confierait sa vérité infaillible à des hommes faillibles, et leur permettrait de l’écrire comme il leur semblerait le meilleur.

« Derrière cette distinction entre les pensées inspirées et les mots laissés au libre choix de l’homme, se cache, en réalité, le refus de croire que le texte sacré fasse autorité. Que Dieu ait parlé aux prophètes, on semble l’admettre, mais on garde toute sa liberté de rejeter ou de corriger leur message écrit. On pense ainsi éliminer certains point obscurs du texte. »

PACHE, p51.1

Théorie de l’inspiration partielle.

Elle affirme que seules centaines parties de la Bible sont inspirées, d’autres ne le sont pas. Selon la formule consacrée : « La Bible contient - mais elle n’est pas - la Parole de Dieu. »

C’est la théorie la plus répandue parmi les théologiens libéraux. Toutefois, il existe évidemment de nombreuses divergences quant à discuter de ce qui est, et ce qui n’est pas inspiré dans la Bible.

  • Certains admettent les vérités fondamentales de la Bible comme inspirées, mais considèrent que les arguments, les explications, les renseignements historiques sont humains quant à l’origine.

  • Certains croient que les parties de la Bible représentant de bonnes tendances morales sont inspirée. Ainsi, certains psaumes, dits « d’imprécation » ne seraient pas inspirés. L’autorité de la Bible serait donc subordonnée à notre propre éthique.

  • Certains prétendent que les sections prophétiques et doctrinales seules sont inspirées, à l’exclusion des sections historiques.

  • Enfin, de nombreux théologiens, entre autres Rudolf Bultmann, déjà cité, n’acceptent comme inspirés que les textes vraisemblables au raisonnement humain. Selon eux, tout ce qui revêt un caractère surnaturel et miraculeux doit être considéré comme un mythe inacceptable à tout croyant raisonnable.

 

Cette théorie est en contradiction directe avec 2 TIMOTHEE 3.16, à moins que nous acceptions la traduction dont nous avons précédemment reconnu l’erreur : « Toute écriture inspirée de Dieu est utile. »

Elle nous obligerait à croire que c’est l’homme qui doit décider de ce qui est, et de ce qui n’est pas inspiré. Comment pouvons - nous croire que Dieu a guidé les écrivains dans certaines parties de la Bible, et les a abandonnés dans d’autres sections de leurs écrits. Si l’histoire n’est pas inspirée, et donc faillible, comment prouver qu’il n’en est pas ainsi pour la doctrine. Souvent, dans la Bible, la doctrine et l’histoire sont inséparablement soudées.

Enfin, si tout ce que la Bible contient de miraculeux ne peut être inspiré, il nous est impossible de croire à des doctrines telles que la préexistence, l’incarnation de Christ, l’expiation par son sang, sa résurrection, son ascension, son retour glorieux? Notre foi chrétienne ne repose plus sur aucun fondement.

« Si le Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et notre foi est vaine, vous êtes toujours dans vos péchés. »

1 CORINTHIENS 15.14,18

Théorie de l’inspiration occasionnelle

Certains déclarent que les écrivains furent occasionnellement inspirés, mais, le reste du temps, leurs écrits furent le produit de leurs propres idées. C’est un aspect de la Théologie de l’inspiration partielle.

Si cette théorie était acceptable, il se trouverait alors une telle confusion entre le produit de l’esprit humain et celui de l’Esprit divin qu’il nous serait impossible de discerner, dans la Bible, ce qui est la Parole de Dieu.

La Bible est entièrement divine.

Théorie de la dictée ou de l’inspiration mécanique.

Selon cette théorie, l’Ecriture aurait été dictée par l’Esprit de Dieu aux auteurs sacrés, sans que leur personnalité ait pu intervenir en quoi que ce soit dans la rédaction. C’est par inspiration mécanique, ou dictée verbale, que le Coran aurait été donné à Mahomet.

Une telle conception de l’inspiration de la Bible rejette l’inspiration des écrivains tout en soutenant l’inspiration des écrits. D’autre part, comment expliquer qu’un texte dicté par la même personne varie d’un bout à l’autre selon le style, la culture, la position sociale, le niveau d’instruction et le caractère de celui qui le reçoit.

Par André FILLION - Publié dans : A Bible ouverte
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /Juil /2007 20:56

I. Introduction et définitions.

Pourquoi l’inspiration ?

Dieu a de tout temps voulu faire connaître sa volonté aux hommes. C’est pourquoi il se révèle à eux dès le commencement.

« Au commencement était la Parole. » JEAN 1.1

Or qui dit parole dit forcément communication. Dieu nous a donné la parole afin que nous puissions communiquer entre nous.

Dans les premières pages de la Genèse, nous voyons l’Eternel communiquer de vive voix avec Adam et Eve : « Dieu leur dit ... »

GENESE 1.28: 2.16;3.8/9 etc.

Le chapitre 4 de la Genèse ce termine par ces mots : « C’est alors que l’on commença à invoquer l’Eternel. » Ce qui laisse à penser qu’après la chute, la communication avec Dieu est devenue moins facile, il a fallu chercher Dieu, l’invoquer pour entendre sa voix.

Cependant, le péché n’enlève rien au fait que Dieu veut se révéler aux hommes, et qu’il s’est révélé à nous de façon merveilleuse par l’incarnation de son Fils Jésus - Christ.

« Et la parole a été faite chair, elle a habité en nous, pleine de grâce et de vérité. »

JEAN 1.14

« Après avoir autrefois, à plusieurs reprises, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers jours, nous a parlé par le Fils. »

HEBREUX 1.1/2

  1. Les attributs de l’Ecriture :

a) Elle est :

éternelle

JEAN 1.1

 

PSAUME 119.89

 

MATTHIEU 24.35

b)

créatrice

GENESE 1.3

 

HEBREUX 11.3

c)

incarnée

JEAN 1.14

d)

vivante

JEAN 6.63

e)

la Parole du Saint - Esprit

1 PIERRE 1.12

 

2 PIERRE 1.21

 

JEAN 10.13

Pourquoi l’écriture?

Dieu disposait de nombreux moyens pour nous faire connaître sa parole. Cependant, il préféra utiliser l’écriture.

Il aurait pu employer plutôt :

  1. Les anges comme messagers. Mais la révélation serait momentanée; il aurait fallu un ange auprès de chaque individu.

  2. Les visions et les songes, mais la mémoire de l’homme est faillible et l’interprétation pourrait en être erronée.

  3. L’Urim et le Thummim dont la réponse ne pouvaient être que « oui ou « non ».

  4. La conscience qui ne peut pas tout enseigner.

  5. La voix audible, mais c’est un moyen trop personnel.

A ces moyens faillibles et imparfaits, Dieu préfère l’écriture qui apporte les avantages suivants :

  1. La précision.

  2. La propagation : un texte écrit est plus facilement transmissible.

  3. La fidélité : une vérité qui se transmet de bouche à oreille sera immanquablement déformée.

  4. La préservation : Le texte écrit est préservé jusqu’à nos jours.

Comment la Parole est - elle inspirée ?

Il existe trois actions particulières, qu’il convient de définir, par lesquelles le Saint - esprit communique la parole divine.

La révélation.

Se dit en hébreu Galah et en grec Apokalypto, ce qui signifie « ôter un voile »

La révélation est une action du Saint - Esprit par laquelle Dieu donne une information, une vérité que l’homme ne pourrait connaître sans la communication du Saint - Esprit.

C’est ainsi que Dieu a révélé à Moïse le déroulement de la création, et à Jean la grande vision de l’Apocalypse.

L’inspiration.

Se dit en hébreu NESCHAMAH (vent, respiration) et en grec theopneustos (soufflé de Dieu). Ce mot se trouve dans 2 TIMOTHEE 3.16.

L’inspiration est l’action par laquelle le Saint - Esprit rend capable d’écrire un texte infaillible. C’est l’action déterminante et puissante par laquelle l’Esprit de Dieu a rempli les écrivains bibliques, les qualifiant pour rédiger les textes sacrés, sans erreur, omission ou mélange. Cette rédaction a été parfaitement guidée et conduite par l’Esprit et cela même dans les plus petits mots, produisant ainsi un texte autorisé, exact, infaillible et divin.

  1. Autres définitions :

  2. Dr. Gossen : C’est l’inexplicable puissance que l’Esprit divin a exercé sur les auteurs des Ecritures pour les guider même dans le choix des mots qu’ils devaient employer, et pour les préserver de toute erreur, aussi bien que de toute omission.

  3. Erich Sauer : L’inspiration biblique est l’action du Saint - Esprit par laquelle il a mystérieusement éveillé et remplis des auteurs humains, les guidant et les dirigeant de manière à produire un écrit inspiré et infaillible, un texte sacré, un livre de Dieu avec lequel l’Esprit de Dieu demeure à jamais organiquement uni.

  4. Dr. Farrar : C’est l’influence du Saint - Esprit qui, répandu dans l’Esprit de l’homme, guide, élève et excite tous les pouvoirs de cet homme à leurs plus hauts et nobles exercices.

  5. H.A. Strong : L’inspiration est cette influence du Saint - Esprit sur les esprits des écrivains de l’Ecriture qui fait de leurs écrits le registre d’une révélation divine progressive suffisant quand il est pris ensemble et interprété par le même Esprit qui les a inspirés pour guider et amener chaque chercheur honnête à Christ et au salut.

  6. H.O. Willey : C’est l’énergie animatrice du Saint - Esprit par laquelle les saints hommes de Dieu ont proclamé officiellement Sa volonté comme nous étant révélée dans les Saints Ecritures.

L’illumination.

L’illumination est le secours naturel accordé par l’Esprit de Dieu au lecteur de l’Ecriture Sainte pour qu’il en saisisse le divin message.

« La Bible ne peut être comprise par l’étude ou le talent; vos ne devez compter que sur l’influence du Saint - Esprit ».

Martin LUTHER : « Briefwechsel » I.141

Le processus de l’inspiration.

La révélation et l’inspiration se sont combinées pour la rédaction de la Sainte Bible. Il existe trois possibilités :

  1. Révélation + inspiration : C’est ainsi qu’est donnée la prophétie.

  2. Révélation - inspiration: le texte n’est pas canonique.

  3. Inspiration - Révélation : C’est le cas de la majeure partie des livres historiques.

La théologie libérale.

Avant de pousser plus avant notre étude, il importe que nous ayons quelques connaissances de base sur les nouveaux courants de pensée religieuse qui, depuis le XIXe siècle, tendent à vouloir renverser la foi dans les Ecritures et dans leur enseignement.

La théologie fondamentale.

On appelle théologie fondamentale, ou fondamentalisme, cette théologie qui croit que la Bible est entièrement inspirée, et que tout son contenu est frai, y compris les affirmations qui paraissent les plus absurdes au raisonnement humain. (Miracles, résurrection, etc.)

La théologie libérale.

La théologie libérale, ou modernisme, au contraire, prétend que la Bible est partiellement inspirée, ou même totalement dénuée d’inspiration. Cette théologie refuse de croire tout ce que la Bible renferme de miraculeux.

« Ainsi, voici la liste, non exhaustive des « mythes » que, selon le théologien libéral allemand Rudolf Bultmann, il convient d’éliminer :

  1. La préexistence de Christ.

  2. Sa naissance miraculeuse.

  3. Sa divinité.

  4. Ses miracles.

  5. Sa mort substitutive à la croix.

  6. Sa résurrection et celle des croyants.

  7. Son ascension.

  8. Son retour en gloire.

  9. Le jugement final du monde.

  10. L’existence d’esprits bons ou mauvais.

  11. La personnalité et la puissance du Saint - Esprit.

  12. La doctrine de la trinité.

  13. La mort comme conséquence du péché.

  14. La doctrine du péché originel.

PACHE p 57.3

Les principaux théologiens modernes.

Ils se divisent chronologiquement en trois groupes :

  1. Le libéralisme :

Schleiermacher

 

Wellhausen

  1. La théologie dialectique :

Karl Barth

 

E. Brunner

 

R. Nieubuhr

  1. La théologie de

R. Bultmann

 

P. Tillich

 

B. Robinson

Objection grammaticale à 2 TIMOTHEE 3.16

Dans le texte grec, le verbe « est » est sous entendu : « Toute écriture, inspirée de Dieu et utile, etc. ».

Doit - on traduite : « Toute écriture est inspirée de Dieu et utile » ? Ce qui confirme notre foi dans l’inspiration plénière;

ou :

« Toute écriture inspirée de Dieu est utile » ? Ce qui ouvre la voie à la théologie de l’inspiration partielle, limitée à certaines parties de l’Ecriture.

Il faut savoir que dans le Grec du Nouveau - Testament, chaque fois qu’on trouve un nom ou un pronom suivi de deux adjectifs qualificatifs attribut, le verbe « être » sous - entendu, dans la traduction en français se place toujours entre le nom ou le pronom et le premier adjectif, faute de quoi la phrase n’aurait aucun sens dans son contexte.

Par exemple :

2 CORINTHIENS 10.10

« Ses lettres sont sévères et fortes »

et non

« Ses lettres sévères sont fortes »

1 TIMOTHEE 2.3

« Cela est bon et utile devant Dieu. »

et non

« Ce bon est utile devant Dieu. »

Nous n’avons aucune raison de croire que Paul ait failli à cette règle uniquement dans ce verset à seule fin de satisfaire à l’incrédulité de certains docteurs.

« D’autre part, il est clair que :

  1. C’est « toute écriture » (ou « toute l’Ecriture ») qui est inspirée. Autrement dit, d’après le contexte, tout l’Ancien - Testament, les Saintes lettres dont l’apôtre parle au Vs 15. Ce qui est affirmé ici pour l’Ancien - Testament sans restriction aucune est évidemment valable pour toute écriture du Nouveau - Testament.

  2. C’est l’Ecriture, le texte lui - même qui est inspiré. Voilà pour nous une chose importante. Ca à quoi nous serviraient les révélations reçues par les auteurs sacrés s’ils n’avaient pu les rédiger de façon absolument sûre et authentiques ? Nous savons que Balaam, David et Pierre, par exemple, n’étaient absolument pas infaillibles en paroles et en actes, quand ils n’étaient pas inspirés.
    NOMBRES 22/24; 2 SAMUEL 11; 2424.1/11; GALATES 2.11/14)

Si Dieu n’avait inspiré que les pensées dans l’esprit des hommes, il ne nous en resterait rien aujourd’hui, car il y a longtemps que ceux - ci sont morts. »

PACHE pp. 42/43

Par André FILLION - Publié dans : A Bible ouverte
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /Juil /2007 20:52

REFERENCE DE BASE : 2 TIMOTHEE 3.16/17

Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’ homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre.

SOURCES de notre étude :

  1. Chaines de références et commentaires de Scoffield

  2. Cours donnés au Centre de Formation Biblique de Bièvres par messieurs Daniel Thévenet et Paul Wood.

  3. « L’inspiration et l’Autorité de la Bible » de René Pache

 

Par André FILLION - Publié dans : A Bible ouverte
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Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /Juil /2007 20:17

Conclusion

1. Conclusion d’Alfred Kuen

  1. Renoncer aux expédients

Nous ne devons pas essayer de biaiser, de jongler avec les textes pour défendre à tout prix notre position. Des arguments tels que : « la femme a le droit de témoigner mais pas de prêcher », ou : « Elle peut écrire des livres d’enseignement, mais pas enseigner oralement », n’ont pas de fondements et n’apportent rien de constructif.

  1. Placer toute cette question sous l’autorité de la parole de Dieu.

Nous ne devons pas nous laisser influencer par les courants de pensée du monde mais nous laisser guider dans nos réflexions par la parole de Dieu.

L’autorité de la parole de Dieu, comme toutes les autorités qui existent s’exprime de trois manières différentes.

  1. Des interdictions et des obligations formelles

  2. Des permissions expresses.

  3. Des «  ni – ni ». C’est – à dire des absences de prescription.

Entre les interdictions et obligations, il existe dans la Bible une large marge de liberté, de points où l’on ne peut que se référer à notre propre jugement.

Dans le cas qui nous préoccupe, nous devons envisager les trois possibilités citées plus haut :

 

1ère possibilité

L’Ecriture interdit formellement à la femme un certain nombre de services. Il faut s’y tenir faute de quoi nous désobéissons à Dieu.

Il faudrait dans ce cas lui imposer un silence absolu. Interdiction de chanter ou de prier à haute voix pendant le culte, interdiction aussi d’enseigner à l’école du dimanche.

Une telle interprétation mettrait bien des églises en difficulté, et nous ne pouvons pas l’envisager.

 

2e possibilité

L’écriture permet à la femme un certain nombre de services et il convient de s’y ouvrir.

Certains ministères féminins sont nommés dans la Bible : le diaconat, la prière, la prophétie. Le diaconat inclut la relation d’aide et la participation au conseil de l’Eglise.

« La femme est libre de parler et d’agir tant qu’elle n’usurpe pas l’autorité que Dieu a établie dans l’Eglise. » Ralph Shallis.

"Au lieu de concentrer notre attention sur des restrictions, dit W.Liefeld (Assemblée de Frères) en conclusion de son article, les chrétiens ne devraient-ils pas oeuvrer ensemble dans un effort commun et positif pour ouvrir de nouvelles avenues du ministère à nos sœurs en Christ qui sont douées et dévouées" (87 p.61) et le Mennonite Fritz Goldschmidt précise: "afin de ne pas nous priver de la moitié des dons que le Seigneur a faits à son Eglise" (92 p.90).

 

3e possibilité

L’Ecriture ne dit rien à ce sujet : il convient donc d’adopter une pluralité es points de vue dans la liberté des pratiques.

Nous n’avons pas de réponses bibliques à des questions telles que : Une femme peut – elle diriger un groupe de musiciens, distribuer la Cène, baptiser des femmes, présenter des enfants ?

Dans ce domaine, l’Eglise doit donc respecter la pluralité des points de vue, mais aussi certains « paramètres bibliques ».

  1. Respecter les paramètres bibliques

1. Egalité de l’homme et de la femme en Christ

L’Eglise primitive a accordé aux femmes le droit aux activités spirituelles qui leur étaient interdites dans le judaïsme.

ACTES 1.14

Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus.”

2. Différenciations de l’homme et de la femme

Le salut en Jésus – Christ abolit les effets néfastes de la chute, (domination) mais pas les différences physiques, psychiques, etc.

GALATES 3.38

Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus–Christ.”

3. Convenances sociales et missionnaires

1 CORINTHIENS 9.20/22

20 Avec les Juifs, j’ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs ; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi (quoique je ne sois pas moi–même sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi ; 21 avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi. 22 J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques–uns.”

Paul voulait être juif avec les juifs, et l’a montré en s’imposant lui-même des contraintes et des restrictions.

De même, il ouvre aux chrétiennes l’accès à la plupart des fonctions de l’Eglise, mais il leur impose aussi des restrictions, en raison des convenances sociales de l’époque, afin de le pas freiner la progression de l’Evangile.

Le conteste social actuel est différent mais il nous impose d’autres contraintes.

L’Eglise doit constamment se remettre en question sur les habitudes et les pratiques qui peuvent faire obstacle à l’évangélisation.

Ainsi, au temps de Paul, les chrétiens auraient pu choquer les incroyants en donnant aux femmes trop de liberté et de responsabilités. De nos jours, au contraire, nous risquons de les choquer si nous confinons les femmes à la dernière place.

4. L’unité de l’Eglise

ROMAINS 12.5

Ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres.”

ROMAINS 14.19

Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle.”

Deux comportements peuvent mette en péril l’unité de l’Eglise :

Ceux qui sont impatients de mettre leurs convictions en pratique sans écouter l’avis des autres

Ceux qui s’obstinent dans une attitude conservatrice et refusent d’écouter les arguments des autres.

La question qui se pose alors est: Jusqu'où faut-il tolérer l'intolérance et sacrifier les éléments moteurs de l'Eglise, les jeunes et les femmes qui souffrent de leur mise à l'écart? La Bible nous demande de tenir compte des "faibles" ("ceux qui sont mal affermis dans la foi" BS) et de ne pas les "scandaliser" (Ro 14.1-23; 1 Co 8.9). Or, paradoxalement, la résistance au changement vient souvent de ceux qui devraient depuis longtemps être des maîtres" (Hé 5.12), qui ne risquent donc pas d être "scandalisés" (c'est-à-dire de tomber dans le péché) mais tout au plus bousculés dans des habitudes invétérées

Lorsqu'une majorité de membres est convaincue du bien-fondé de certaines réformes, une minorité n'a pas le droit de faire barrage sous menace de scission, même en s'appuyant sur des arguments "bibliques". Car les autres ont aussi des arguments "bibliques , comme nous l'avons vu dans ce Cahier. Si une majorité de membres a décide d'introduire certaines innovations, la règle veut que la minorité s y rallie Ce n'est plus leur affaire, mais celle du Seigneur, et le maintien de l'unité de l'Eglise est plus important que celui de leur pratique puisqu il ne s'agit pas des vérités fondamentales de la foi.

  1. Complémentarité

L’homme et la femme sont différents et complémentaires. Lorsque, dans une église, la femme n’a pas le droit d’intervenir officiellement, elle influencera généralement les hommes qui en ont le pouvoir. Selon l’adage : « L’homme est la tête et la femme est le cou qui la fait tourner. »

Il serait nettement préférable que la femme puisse faire entendre directement sa voix. Si elle a le droit de dire ce qu’elle pense, elle ne sera pas tentée d’agir et de parler « derrière » le dos des frères.

Il n’en est pas moins vrai que Dieu a institué une autorité pour l’homme. Laquelle, rappelons – le, ne doIt pas être une autorité « despotique ». Il ne nous est pas permis d’inverser un ordre établi par Dieu pour nous conformer à la pensée du monde actuel.

Il nous paraît donc difficile d’envisager pour la femme la fonction de pasteur, tant que cette fonction revêt une fonction d’autorité.

"Puisque le lien entre autorité personnelle et prise de parole en public s'est considérablement distendu, conclut M. Luthi, c'est-à-dire puisqu'il est possible aujourd'hui de prendre la parole sans exercer directement l'autorité, n'y aurait-il pas lieu d'envisager des possibilités nouvelles et plus nombreuses pour la femme de prendre la parole dans l'Eglise? Il s'agit d'être sensible aux injonctions de l'Esprit, d'être inventif, tout en respectant l'ordre qui veut que la femme ne domine pas sur l'homme" (82 p.53).

"Un 'ministère de tous' donne à chacun l'occasion d'utiliser ses 'dons de la grâce' sans que l'ordre de la création soit vidé. Un tel ministère dans la communion avec l'équipe des anciens au centre de l'Eglise est sans aucun doute quelque chose que seul un mouvement de l'Esprit de Dieu peut susciter" (J. Packer 73 p.26).

je cite enfin la dernière phrase, qui conclut le livre d’Alfred Kuen :

Si ces différents aspects de l'amour mutuel sont cultivés et valorisés dans une Eglise, la femme y trouvera tout naturellement sa place, une place conforme à sa vocation et à ses dons, et ce sera pour le bien de tous et pour la plus grande gloire du Dieu Créateur et Rédempteur. (A. Kuen p 267)

2. Conclusion personnelle

Nous voici donc parvenu au terme de notre étude, au cours de laquelle le livre d’Alfred Kuhn : « La femme dans l’Eglise » m’a été d’un grand secours. J’espère ne pas avoir trahi la pensée de son auteur, ni surtout la pensée de Dieu.

Comme nous l’avons vu, il n’est pas facile de prendre clairement position et la Bible nous donne trop peu d’éléments normatifs pour établir des limites précises entre ce qu’une femme peut faire et ne doit pas faire dans l’Eglise.

J’aimerai pour terminer ajouter ma conclusion personnelle.

Par le moyen de cette étude, nous avons essayé de répondre à Quatre questions d’ordre pratiques :

  1. Une femme peut – elle participer à la distribution de la Cène ?

  2. Une femme peut – elle présider un culte ?

  3. Une femme peut – elle prêcher ?

  4. Une femme peut – elle être pasteur ?

Essayons maintenant d’y répondre :

  1. Une femme peut – elle participer à la distribution de la Cène ?

La bible ne contient à ce sujet ni autorisation, ni interdiction. Je n’ai jamais appelé une sœur à distribuer la Cène de peur de scandaliser les chrétiens par une innovation malencontreuse, mais je n’y suis pas opposé.

  1. Une femme peut – elle présider un culte ?

et

  1. Une femme peut – elle prêcher ?

Nous avons démontré combien le fameux « je ne permets pas à la femme d’enseigner » est un argument ténu à la lumière d’une bonne herméneutique.

Nous savons combien il est pénible de devoir se taire quand on a quelque chose à dire, surtout quand on est entouré de gens qui parlent pour ne rien dire !

Nous avons vu dans les Actes et les épîtres de Paul, que le Saint – Esprit donnait à chacun, sans distinction de groupe ethnique, de rang social, ni de sexe, des dons pour enseigner, exhorter, évangéliser. Est – il écrit dans la Bible que pour manifester ces dons, il faut impérativement être un homme blanc et riche ?

Si nous trouvons dans notre église locale une sœur qui a reçu un réel don du Seigneur, je ne crois pas qu’il soit juste d’étouffer ce don. Un responsable d’église devrait oser prendre le risque de déplaire en cassant (mais avec tact) certains préjugés et certaines habitudes, afin de donner à chacun et à chacune la possibilité d’exprimer ce que le Saint – Esprit lui a mis sur le cœur.

  1. Une femme peut – elle être pasteur ?

Voilà la question difficile ! Difficile parce qu’elle introduit un élément incontournable : l’autorité.

Il n’est pas permis à une femme de prendre autorité sur l’homme, et la fonction de pasteur est une fonction de direction et d’autorité.

Toutefois, beaucoup de chrétiens se sont habitués à une certaine image du pasteur « maître absolu après Dieu, » (et encore !), qui impose une obéissance totale et prend seul les décisions sans demander l’avis de ses ouailles. Une telle vision du ministère pastoral n’est que trop répandue dans certains milieux évangéliques, mais ce n’est pas une vision biblique. Le véritable pasteur n’est pas celui qui monopolise l’autorité mais qui la partage, avec un ou plusieurs co – pasteurs, et un conseil d’ancien, ou conseil pastoral. Vu sous cet angle, le ministère pastoral de la femme pourrait nous paraître acceptable.

Un autre obstacle extra – biblique mais non négligeable est celui de la culture. Le ministère féminin est moins bien accepté en France qu’en Amérique du Nord, certainement à cause de nos racines catholiques. Je ne pense pas que nous verrons un jour une femme curée. Ainsi, notre culture nationale risque d’influencer, consciemment ou non, notre appréhension du problème.

J’ai souvent remarqué - et ce n’est pas le la misogynie primaire - que beaucoup de problème dans les églises viennent de femmes qui veulent commander, et qui trament des complots. Ces comportements, que nous jugeons inacceptables ne sont – ils pas finalement le fruit d’une frustration légitime, de personnes à qui on ne demande jamais leur avis ? Il me paraît bien préférable que nos assemblées puissent compter sur des femmes dont le ministère est reconnu et officialisé par l’Eglise, plutôt qu’être divisées par des « pasteuses » autoproclamées qui jettent le trouble dans les rangs des chrétiens.

Je termine avec une simple question à laquelle je n’apporte pas de réponse. C’est juste une piste de réflexion :

Le monde évangélique, tout comme le catholicisme, connaît une « crise des vocations » - difficulté pour recruter des serviteurs de Dieu -. Est – ce que Dieu n’attend pas de son Eglise qu’elle envisage le ministère féminin d’une façon plus libérale mais néanmoins biblique, et qu’elle accepte de recruter quelques sœurs en Christ, selon des critères et dans des rôles bien définis, pour résoudre cette difficulté ?

Par André FILLION - Publié dans : A Bible ouverte
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Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /Juil /2007 20:16

VII. En prenant autorité sur l’homme

1. Prendre autorité sur l’homme

Le terme employé pour « prendre autorité », ainsi que nous l’avons vu, signifie exercer une autorité abusive, mais ne s’applique pas à toute forme d’autorité (auyentew).

Toutefois, l’apôtre Paul ne limite pas l’interdiction au cadre de l’autorité, mais aussi à un principe permanent : l’idée de tête et de subordination.

1 CORINTHIENS 11.2/16

2 Je vous loue de ce que vous vous souvenez de moi à tous égards, et de ce que vous retenez mes instructions telles que je vous les ai données. 3 Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ. 4 Tout homme qui prie ou qui prophétise, la tête couverte, déshonore son chef. 5 Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef : c’est comme si elle était rasée. 6 Car si une femme n’est pas voilée, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle se voile. 7 L’homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme. 8 En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme ; 9 et l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l’homme. 10 C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l’autorité dont elle dépend. 11 Toutefois, dans le Seigneur, la femme n’est point sans l’homme, ni l’homme sans la femme. 12 Car, de même que la femme a été tirée de l’homme, de même l’homme existe par la femme, et tout vient de Dieu. 13 Jugez–en vous–mêmes : est–il convenable qu’une femme prie Dieu sans être voilée ? 14 La nature elle–même ne vous enseigne–t–elle pas que c’est une honte pour l’homme de porter de longs cheveux, 15 mais que c’est une gloire pour la femme d’en porter, parce que la chevelure lui a été donnée comme voile ? 16 Si quelqu’un se plaît à contester, nous n’avons pas cette habitude, pas plus que les Eglises de Dieu.”

Les mouvements féministes, dans la deuxième moitié du XXe siècle ont pu influencer les opinions parmi les chrétiens, mais il serait injuste de prétendre qu’ils en sont la principale cause et que c’est une pensée du monde qui s’est infiltrée dan l’Eglise.

2. La soumission de la femme, une disposition temporaire ?

Pour A. Hauge et A. Padjett, Paul aurait demandé à la femme d’être soumise par accommodation missionnaire, afin de ne choquer ni les Grecs ni les juifs.

« Une femme silencieuse est un cadeau du Seigneur » (Siracide 26.14)

TITE 2.1/10

1 ¶ Pour toi, dis les choses qui sont conformes à la saine doctrine. 2 Dis que les vieillards doivent être sobres, honnêtes, modérés, sains dans la foi, dans l’amour, dans la patience. 3 Dis que les femmes âgées doivent aussi avoir l’extérieur qui convient à la sainteté, n’être ni médisantes, ni adonnées aux excès du vin ; qu’elles doivent donner de bonnes instructions, 4 dans le but d’apprendre aux jeunes femmes à aimer leur mari et leurs enfants, 5 à être retenues, chastes, occupées aux soins domestiques, bonnes, soumises à leur mari, afin que la parole de Dieu ne soit pas blasphémée. 6 Exhorte de même les jeunes gens à être modérés, 7 te montrant toi–même à tous égards un modèle de bonnes œuvres, et donnant un enseignement pur, digne, 8 une parole saine, irréprochable, afin que l’adversaire soit confus, n’ayant aucun mal à dire de nous. 9 Exhorte les serviteurs à être soumis à leurs maîtres, à leur plaire en toutes choses, à n’être point contredisants, 10 à ne rien dérober, mais à montrer toujours une parfaite fidélité, afin de faire honorer en tout la doctrine de Dieu notre Sauveur.”

Dans ce texte, Paul donne aussi des recommandations concernant la soumission de la femme, et son comportement en général, afin de ne pas discréditer l’Evangile aux yeux des non croyants.

Mais dans EPHESIENS 5.22/24 et COLOSSIENS 3.18, la soumission n’est pas demandée pour les mêmes raisons et prend un caractère plus normatif.

22 Femmes, que chacune soit soumise à son mari, comme au Seigneur ; 23 car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Eglise qui est son corps, et dont il est le Sauveur. 24 Or, de même que l’Eglise est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leur mari en toutes choses.”

 

“Femmes, que chacune soit soumise à son mari, comme il convient dans le Seigneur.”

Dans 1 TIMOTHEE 2.12/14, Paul n’enseigne pas seulement en fonction des conditions locales, mais il se réfère aussi à la création de l’homme et de la femme, ce qui constitue une base biblique immuable.

12 Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme ; mais elle doit demeurer dans le silence. 13 Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite ; 14 Adam n’a pas été séduit, mais la femme, séduite, s’est rendue coupable de transgression.”

3.Les enseignements de la Genèse

a) Adam fut créé le premier, Eve ensuite

1. Les implications de la priorité

D’après la loi, des droits particuliers d’appliquent au premier né.

DEUTERONOME 21.15/17

15 ¶ Si un homme, qui a deux femmes, aime l’une et n’aime pas l’autre, et s’il en a des fils dont le premier–né soit de la femme qu’il n’aime pas, 16 il ne pourra point, quand il partagera son bien entre ses fils, reconnaître comme premier–né le fils de celle qu’il aime, à la place du fils de celle qu’il n’aime pas, et qui est le premier–né. 17 Mais il reconnaîtra pour premier–né le fils de celle qu’il n’aime pas, et lui donnera sur son bien une portion double ; car ce fils est les prémices de sa vigueur, le droit d’aînesse lui appartient.”

En 1 TIMOTHEE 2.13, Paul s’appuie sur les règles du droit d’aînesse et la priorité créationnelle ; la femme est créée après l’homme, de l’homme et à cause de l’homme.

“Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite ;”

2. Une donnée permanente de l’Ecriture

D’après John Stott, nous devons dégager dans l’enseignement de Paul :

  • Un principe permanent et universel enraciné dans la création : entière soumission opposé à prendre autorité.

  • Une expression culturelle : s’instruire en silence opposé à enseigner

b) Eve est – elle plus coupable qu’Adam ?

La tradition juive à tendance à faire porter à la femme toute la responsabilité du péché.

« C’est par la femme que le péché a commencé et c’est par elle que nous mourrons » SIRACIDE 25.24

Par opposition à ce courant de pensée, Paul insiste sur la culpabilité d’Adam, par exemple en ROMAINS 5.14,19

“Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir.”

Car, comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes.”

Les Pères de l’Eglise ont hélas souvent suivi la pensée de la tradition juive : « Femme, tu es la porte du diable ! » écrivait Tertullien.

Telle n’est pas, fort heureusement, l’opinion de notre Seigneur Jésus – Christ.

En réalité, Adam est plus coupable qu’Eve. Eve a été trompée mais lui a péché « les yeux ouverts ».

Alors qu’il possédait justement l’autorité sur sa femme, il aurait du user de cette autorité pour la convaincre et la mener sur le chemin de la repentance.

c) La femme est – elle plus facile à tromper que l’homme ?

Selon certains exégètes, les femmes seraient plus accessibles aux hérésies que les hommes, et c’est pour cette raison que Paul leur aurait interdit s’enseigner. C’est la pensée, parmi d’autres de Chrysostome et d’Augustin.

Pour l’apôtre Pierre, la femme représente le « sexe faible »,Satan aurait donc pu profiter de la « faiblesse » de la femme pour réaliser ses desseins.

1 PIERRE 3.7

Maris, montrez à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec votre femme, comme avec un sexe plus faible ; honorez–la, comme devant aussi hériter avec vous de la grâce de la vie. Qu’il en soit ainsi, afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières.”

Cependant, Pierre ne parle pas d’une faiblesse physique, mentale ou intellectuelle, mais plutôt de sensibilité affective.

Enfin, une étude approfondie du récit de la chute ne permet pas d’affirmer que la femme est plus crédule et plus facile à détourner de la vérité que l’homme

Henri Blocher fait remarquer que dans le péché, l’ordre créationnel est inversé. La femme pèche en premier, mais l’homme est aussi coupable puisqu’il a consenti.

4.Le sens de la soumission

Dans le texte de Paul, l’idée de soumission est associée à l’interdiction d’enseigner.

Le verbe upotassw, se soumettre implique une attitude volontaire de donner, de coopérer, d’assurer une responsabilité, de porter une charge, de se placer sous l’autorité de quelqu’un d’égal.

C’est aussi un terme militaire qui met en évidence une attitude nécessaire à une stratégie efficace.

On peut établir un parallèle entre la relation homme – femme dans le corps de Christ et la relation Père – Fils dans la Divinité. Il ne s’agit pas d’une sous – valorisation de la personne qui est soumise, mais d’une relation d’amour d’égal à égal.

PHILIPPIENS 2.8

(2–7) et il a paru comme un vrai homme, (2–8) il s’est humilié lui–même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.”

ROMAINS 5.19

Car, comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes.”

1 CORINTHIENS 15.26/28

“26 Le dernier ennemi qui sera réduit à l’impuissance, c’est la mort. 27 Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté. 28 Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui–même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous.”

5.Une femme peut – elle enseigner sans prendre autorité sur l’homme ?

Dans l’Eglise, l’autorité est déléguée du Seigneur au corps de Christ. L’Eglise discerne les dons donnés par le Seigneur à tel frère ou telle sœur et lui confère son autorité pour exercer ce don. Elle peut donc conférer à un chrétien ou une chrétienne le don d’enseigner.

Le problème ne se pose pas quand elle est enseignée sous l’autorité des responsables de l’église locale.

Selon Grudem et Piper, Paul interdit à la femme d’enseigner mais il recommande aux plus âgées d’enseigner les plus jeunes (TITE 2.3/4) et il approuve l’enseignement d’Eunice et Loïs. (1 TIMOTHEE 3.14)

Ajoutons à cela PROVERBES 21.26 :

“Elle ouvre la bouche avec sagesse, Et des instructions aimables sont sur sa langue.”

D’après ces mêmes exégètes, « L’enseignement inacceptable est celui qui contredit la vocation masculine à exercer la responsabilité première en matière d’enseignement et de direction ».

La femme a dont le droit d’enseigner, à condition que ce soit en accord avec les anciens et qu’elle ne prenne pas le rôle du « berger ».

Souvent, la charge pastorale est confiée à un couple, chacun dans ce cas exerce sa part d’un ministère complémentaire. La femme parle sous la responsabilité du mari qui doit intervenir si elle se mettait à enseigner des erreurs.

L’autorité peut être aussi déléguée à une femme par les anciens.

Si nous reprenons les exemples du Nouveau Testament, nous n’y trouvons jamais de femmes directrices, mais plutôt des collaboratrices.

C’est dans cet esprit d’équipe et de collaboration que nous pouvons envisager le ministère de la femme.

Par André FILLION - Publié dans : A Bible ouverte
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Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /Juil /2007 20:14

VI. Je ne permets pas à la femme d’enseigner

11 Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. 12 Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme ; mais elle doit demeurer dans le silence. 13 Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite ; 14 Adam n’a pas été séduit, mais la femme, séduite, s’est rendue coupable de transgression.” (1 Timothée 2:11-14 NEG)

Ce texte est le seul qui interdise aux femmes de prêcher, c’est pourquoi nous voulons l’examiner avec un soin particulier.

L’auteur emploie dans ces versets des formes grammaticales ambiguës qui en augmentent la difficulté d’interprétation. Il est donc particulièrement tentant d’en établir la signification en fonction de nos propres convictions.

Il est nécessaire, si nous voulons analyser ce texte de façon honnête et impartiale, de poser quatre séries de questions.

1. Questions concernant les définitions des termes employés

a) Je ne permets pas

ouk epitrepw

Ce terme exprime l’idée d’une restriction passagère plutôt qu’un commandement. Cependant, nous ne devons pas perdre de vue que, même lorsqu’il donne un avis personnel, Paul revendique l’autorité divine.

b) Enseigner

didaskein

C’est un mot au sens très large. Dans ce contexte, il signifierait, donner des directives et exercer la discipline face à de fausses doctrines ou à un comportement désordonné, ce qui impliquerait que la femme qui pratique cette forme d’enseignement doit prendre autorité sur l’homme. (H. Burki)

D’autres pensent, comme W. Liefeld, que seul le ministère de docteur didaskwn était interdit à la femme, le terme enseigner impliquant une relation d’autorité du maître à l’élève.

A cette époque où le N.T. n’était pas encore constitué, les docteurs, chargés d’enseigner les textes sacrés de l’A.T. avaient l’autorité qui revenait aux écritures. (G. Bilezikian)

c) Prendre autorité

auyentein

Paul emploie un mot rare à cet endroit, le mot habituel pour « autorité » est exousia.

Nous devons donc comprendre que Paul n’interdit pas toute forme d’autorité.

Le sens d’auyentein est très fort : abus de pouvoir, domination, despotisme. Paul admettait que des femmes soient investies d’une autorité, laquelle lui aurait été conférée par l’église, mais il ne permet pas qu’elle prenne d’elle – même cette autorité. (Liefeld)

Bien entendu, cela ne signifie pas qu’un homme aurait le droit de le faire.

d) Relation entre enseigner et prendre autorité.

« Enseigner et prendre autorité » ou « enseigner en prenant autorité » ?

oude

Un mot qui renforce un concept auquel deux éléments se rapportent. La fonction d’enseigner est appuyée par l’autorité : « je veux que vous fassiez ».

e) En silence ou tranquillement

en hsucia

Ecouter l’enseignement dans un silence respectueux.

f) La femme ou l’épouse

La femme mariée ne doit pas enseigner son mari, ni prendre autorité sur lui (Luther).

Dans ses épîtres, Paul emploie plus de 50 fois aner (homme) et gunh (femme) toujours dans le sens de mari et femme.

Nous pouvons donc admettre que l’interdiction, dans ce contexte, concerne principalement (mais pas exclusivement) le cadre familial.

2. Application à Ephèse ou à l’Eglise de tous les temps.

Plusieurs éléments permettraient de penser que ce texte est motivé par des circonstances locales et temporelles.

a) L’ignorance des femmes

La plupart des femmes n’avaient pas droit à l’instruction. En leur demandant d’écouter l’instruction (la prédication), Paul fait déjà un pas en avant. Il considère qu’elles ont besoin d’apprendre et ne sont pas encore aptes à enseigner.

Donc l'ordre n'est que temporaire: "Actuellement, je ne permets pas", "mais lorsque ces femmes auront appris suffisamment, par le ministère d'enseignants qualifiés, qu'elles auront écouté en silence et d'une manière réceptive, et si elles 'continuent dans la foi, l'amour, la sanctification et la discrétion', il n'y aura plus d'obstacle à ce qu'elles fonctionnent comme enseignantes, tout comme d'autres femmes fonctionnent comme prophétesses dans d'autres Eglises" (G. Bilézikian, 85 p. 180; 92 p. 143).

Cependant, toutes les femmes n’étaient pas incapables d’enseigner, nous avons l’exemple de Priscille.

b) Des problèmes doctrinaux à Ephèse

Certaines femmes avaient embrassé des hérésies et voulaient les enseigner à Ephèse

Ces hérétiques, qu’on appelait les gnostiques croyaient que les femmes étaient des instruments de révélation. Ils considéraient qu’Eve était supérieure à Adam parce qu’elle était la première à avoir eu « les yeux ouverts ». GENESE 3.7 C’est pourquoi Paul rappelle ici l’ordre créationnel.

On peut toutefois s’étonner que Paul n’ait pas limité son interdiction à celles qui enseignent des erreurs, et n’ait rien dit au sujet des hommes qui, eux aussi prêchent des fausses doctrines.

c) Les femmes riches

Elles avaient beaucoup de privilèges. Dans le monde païen, certaines étaient prêtresses. Les chrétiennes riches avaient tendances à se conduire comme celles du monde.

Mais une fois de plus, nous devons nous étonner que Paul ne limite pas son interdiction à ces seules femmes.

d) Les veuves

chra : peut être traduit par « veuve » ou « femme célibataire ».

Il pourrait s’agir de celles qui prescrivent de ne pas se marier.

Nous avons dont trouvé quelques éléments de réponse, mais ils ne sont pas suffisants pour nous permettre de nous prononcer sur la question : Cette prescription est – elle locale et temporelle, ou bien universelle ?

3. Harmonisation des différentes données de l’Ecriture au sujet de la femme.

a) Un ordre absolu ?

En TITE 2.4 Paul demande aux femmes âgées d’enseigner les plus jeunes

Personne aujourd’hui n’interdirait à une femme d’enseigner les enfants sur la base de ce texte.

D’autres diront : Une femme peut tout enseigner sauf l’enseignement biblique.

Mais Priscille, nommée avant Acquilas a enseigné Apollos ACTES 18.24/26.

Paul a permis à la femme de prophétiser « afin que tous soient instruits » 1 CORINTHIENS 14.31.

D’autre part, si nous devions prendre l’interdiction de Paul au sens strict, il faudrait :

Retirer de nos recueils de chants les cantiques écrits par des femmes. (Dans la bible, plusieurs femmes ont pourtant écrit des cantiques)

Retirer des nos librairies chrétiennes les livres écrits par des femmes.

b) Un ordre relatif ?

Le simple bon sens nous demande de relativiser. Il devient clair que ce que Paul interdit à la femme, c’est d’enseigner en prenant un abus d’autorité. Aucune femme de la Bible n’a jamais enseigné avec cette attitude.

4. Que signifie ce texte dans notre contexte contemporain ?

Est – ce que le ministère féminin est biblique quant à :

  1. Sa nature

  2. Aux qualifications requises

  3. Sa portée, son étendue.

  4. Sa forme

a) La nature du ministère

Dans la pensée contemporaine, le mot ministre, ou ministre est associé à une idée de pouvoir, mais dans la pensée biblique, diakonia signifie « serviteur ».

EPHESIENS 3.6/7

“6 Ce mystère, c’est que les païens sont cohéritiers, forment un même corps, et participent à la même promesse en Jésus–Christ par l’Evangile, 7 dont j’ai été fait ministre selon le don de la grâce de Dieu, qui m’a été accordée par l’efficacité de sa puissance.”

Dans le même ordre d’idée, servir la Cène et un service, ce n’est pas une position d’autorité, et l’on peut se demander pour quelles raisons l’interdire aux femmes.

Dans le nouveau Testament, le ministère n’est pas toujours lié à la notion d’autorité.

Le ministère d'enseignement est-il automatiquement lié à un exercice d autorité? W. Liefeld a analysé les divers passages du Nouveau Testament où il est question d'autorité (l'autorité de chasser des démons, de guérir, l'autorité apostolique pour édifier l'Eglise...) Il conclut: "II n'existe pas de passage biblique qui identifie le ministère pastoral ou d'enseignement avec l'exercice de l'autorité et, inversement, la plupart des textes qui parlent d'autorité n'ont rien à voir avec ces ministères" (p.55-56). Si nous comprenons 1 Ti 2.12 comme se référant a l’enseignement d'autorité" (c'est-à-dire l'élaboration de nouvelles synthèses doctrinales et la définition de ce qui est permis et interdit à un chrétien: "lier et délier"), nous nous rendons compte que ce genre d'enseignement ne constitue qu'une très petite part du ministère de la parole. Même dans l'enseignement des hommes, il n'occupe – surtout actuellement - qu'une fraction très réduite.

b) Les qualifications requises pour le ministère

  • La vocation

  • Les qualifications spirituelles

Les femmes autant que les hommes sont capables de répondre à ces critères.

c) La portée et l’étendue du ministère

Le problème du ministère féminin repose sur la question de l’autorité. Mais personne aujourd’hui ne s’opposerait à ce qu’une femme enseigne les enfants ou les jeunes. Le programme des classes d’école du dimanche est généralement préétabli et il n’y est plus question d’autorité. Ainsi, dans une école biblique, une femme peut être amenée à enseigner de futurs pasteurs.

Il n’y a donc pas de limites nettes entre ce qu’une femme peut faire ou ne pas faire sans prendre autorité sur l’homme.

1° La prédication est – elle un privilège clérical ?

Nous trouvons dans nos racines culturelles, depuis le moyen âge, que seul le clergé a le droit de prêcher.

La réforme n’a rien réformé dans ce domaine, avec elle encore, seuls les pasteurs « consacrés » avaient le droit de monter en chaire. Aujourd’hui, malheureusement, nous retrouvons ce mode de pensée dans certains milieux évangéliques, mais il n’a pas de fondement dans la parole de Dieu.

2. Une femme peut – elle prêcher ?

Au temps de Paul, il n’y avait pas de prédication « ex – cathedra ». L’enseignement était plutôt un entretien dirigé par le prédicateur au cours duquel chacun pouvait participer à l’édification.

La prédication comprenait 4 formes : l’enseignement, l’exhortation, le témoignage et la prophétie. A cette époque où l’on ne disposait pas de toute la révélation écrite, le prédicateur était donc investi d’une autorité considérable.

Depuis Luther, et par réaction à l’église Romaine qui la négligeait, la prédication a pris une grande place dans le culte. Dans les églises, la chaire, construite en hauteur, donnait au prédicateur une aura d’autorité qui semble ne pas convenir aux femmes.

Mais nous devons remarquer que les chaires n’existaient pas quand Paul a écrit ces lignes.

Si l’on peut juger inconvenant qu’une femme prêche « en chaire », il demeure possible qu’elle exerce le ministère de la parole sous une autre forme.

d) La forme du ministère

Au premier siècle, le culte se déroulait dans les maisons, chacun était libre d’apporter un cantique, une instruction, une prophétie. Paul ne précise nulle – part que cette activité était réservée aux hommes.

Le rôle du pasteur a été exagéré dans les églises protestantes ou évangéliques au cours des siècles, si bien que, de nos jours, on imagine difficilement une femme dans ce rôle. Mais nous devons nous rappeler qu’à l’origine de l’Eglise, le pasteur n’était pas forcément un « patron », mais un collaborateur.

Pour conclure

A la lumière de ce que nous venons d’étudier, l’argument de 1 TIMOTHEE 2.12 interdisant à la femme le ministère de la parole nous paraît bien ténu si nous considérons honnêtement le texte dans son contexte.

Nous savons que le texte en question a été écrit en rapport à la situation particulière de l’église d’Ephèse et à la condition particulière de la femme à cette époque.

Devons-nous pour autant prendre la position inverse et considérer que ce verset n’a plus de signification ni de raison d’être pour les chrétiens d’aujourd’hui ?

Enfin, avant d'appliquer ce verset à notre situation contemporaine, il faudrait nous assurer que celle-ci correspond à la situation dans laquelle l'ordre a été donné. Au 1er siècle, le ministère différait du nôtre autant par sa nature, par les qualifications requises, par son étendue et par sa forme. En revenant à une conception plus proche de celle d'Eglise primitive, bien des objections à une participation de la femme à l'enseignement dans l'Eglise s'estomperaient.

Est-ce à dire que tous les obstacles à une parfaite équation des ministères masculins et féminins soient déblayés du chemin et que l'accès de la femme à toutes les fonctions de l'Eglise soit bibliquement justifié? Non, car il reste la question de l'autorité vers laquelle il faut nous tourner à présent.

Par André FILLION - Publié dans : A Bible ouverte
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Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /Juil /2007 20:13

V. Que les femmes se taisent !

1.Cor 14,34 que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; mais qu'elles soient soumises, comme le dit aussi la loi.

On pourrait se demander quelle mouche a piqué l’apôtre Paul ! Après avoir approuvé le rôle de la femme dans la prière, il semble maintenant se contredire en déclarant tout net qu’il lui est interdit de parler.

C’est un verset embarrassant, pour les « féministes » bien sûr, mais aussi pour les « anti – féministes » qui doivent jongler avec les textes pour l’harmoniser avec 1 CORINTHIENS 11.5.

Diverses explications ont été données, mais aucune n’est totalement satisfaisante.

1. Ce texte n’est pas authentique

Il existe quelques passages du Nouveau Testament dont l’authenticité n’est pas certaine. C’est le cas du récit de la femme adultère qui manque dans un certain nombre de bons manuscrits.

Dans certains cas, il semblerait que des notes marginales aient été accidentellement incorporées au texte. C’est le cas de l’épisode de « l’ange pataugeur » de JEAN 5.3. C’est ce qu’on appelle une interpolation.

Ce serait donc par interpolation que cette parole de Paul serait entrée dans le canon biblique. Cependant, 1 CORINTHIENS 14.34 est présent dans tous les manuscrits fiables.

Admettons d’autre part que déclarer apocryphes tous les textes bibliques qui nous gênent seraient une solution facile et dangereuse.

2. La femme doit se taire

a) Elle a le droit de parler et de prophétiser dans les réunions informelles, mais pas dans l’église.

D.K. Lowery dit à ce sujet: "Le fait que Paul en appelle à la pratique des Eglises ailleurs comme élément de son argumentation dans cette section (11.16) fait penser qu'il parle des réunions d'Eglise. La distinction moderne entre réunions d'Eglise pour le culte et autres réunions chrétiennes semble fondée plutôt sur des expédients (pour éviter la contradiction avec 14.34-35) que sur des preuves bibliques" (86 p. 157). J.K. Howard: "Paul, très clairement accorde à la femme le droit de participer activement aux rassemblements de l'Eglise locale. Si Paul (et l'Eglise en général) ne lui avait pas donné le droit de prier et de prophétiser dans le culte public de l'Eglise, tout ce développement devient sans objet" (83 p.33).

b)Après avoir autorisé les femmes à prier et à prophétiser dans l’église, Paul s’est rétracté.

  • Au chapitre 11, Paul fait allusion à des pratiques courantes sans porter de jugement de valeurs. Au chapitre 14, au contraire, il dévoile son opinion. C’est l’interprétation de Calvin parmi d’autres.

- Dans ce cas, pourquoi aurait – il des explications détaillées pour ensuite tout balayer en une seule phrase ?

  • Entre la rédaction des chapitres 11 et 14, Pau aurait reçu de mauvaises nouvelles de Corinthe qui l’auraient amené à corriger sa position.

- Mais dans ce cas, Il aurait évidemment précisé ses raisons.

Le droit de prier et de prophétiser dans l’église serait une concession exceptionnelle accordée à quelques-unes unes. La règle étant qu’il faut se taire.

- Mais en toute logique, une règle s’énonce d’abord et les exceptions ensuite.

3. Paul cite ses adversaires

C’est l’opinion de plusieurs théologiens tels que Gilbert Bilézikian.

Paul cite souvent des phrases courantes à corinthe. Par exemple :

1 CORINTHIENS 1.12

“Je veux dire que chacun de vous parle ainsi : Moi, je suis de Paul ! –– et moi, d’Apollos ! –– et moi, de Céphas ! –– et moi, de Christ ! ––”

1 CORINTHIENS 6.12/13

“12 ¶ Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit. 13 Les aliments sont pour le ventre, et le ventre pour les aliments ; et Dieu détruira l’un comme les autres. Mais le corps n’est pas pour la débauche. Il est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps.”

Plusieurs observations peuvent étayer cette théorie, qui cependant, n’est pas infaillible.

  1. Paul n’emploie qu’à cet endroit l’expression « comme dans toutes les églises des saints ».

  2. Le verbe sigaw qui inclut l’idée de silence absolu, n’est pas dans la pensée de Paul.

  3. Le verset se conclut par les mots : « comme le dit aussi la loi. » Paul n’a pas l’habitude de se référer à la loi, et, d’autre part, la loi n’interdit pas à la femme de parler. Des femmes telles que Déborah ? Myriam ou Hulda ont pris la parole en public.

Paul dit généralement les écritures grafh plutôt que la loi nomov quand il cite de l’Ancien Testament, et ceci contrairement aux rabbins.

  1. Au verset 35, il est écrit : « Si elles veulent s’instruire sur quelque chose, qu’elles interrogent leur mari à la maison », or Paul savait pertinemment, pour en parler plus tard, qu’il y avait à Corinthe des femmes célibataires, ou dont les maris étaient incroyants.

4. Paul n’exige le silence que dans des cas particuliers

Les partisans de cette interprétation estiment que Paul exige le silence des femmes en certaines circonstances pour des raisons d’ordre. Ils envisagent plusieurs possibilités.

a) Certaines femmes doivent se taire.

Les femmes qui ne prophétisent pas, celles qui sont mariées, ou celles qui ne sont pas converties.

Mais rien dans le texte ne permet de l’affirmer.

b) Certains types d’interventions leur sont interdits

  • Parler en langues ou enseigner.

Mais là encore le contexte n’étaie pas cette pensée.

  • Bavarder, répandre de fausses doctrines ou des médisances, interrompre intempestivement les réunions.

D’après Ralph Shallys, le verbe employé lalew a le sens péjoratif de bavarder, chuchoter, discuter en dehors du sujet. Il s’oppose à legw, parole claire et raisonnée. Mais dans d’autres textes, lalew est employé dans le sens de legw.

  • L’interdiction se limite à l’évaluation des prophéties.

1 CORINTHIENS 14.29

“Pour ce qui est des prophètes, que deux ou trois parlent, et que les autres jugent ;”

En jugeant les prophéties, la femme se place au-dessus de celui qui prophétise, c’est à dire dans une position d’autorité qui, selon le contexte socio – culturel de cette époque, ne lui convenait pas.

L’expression « comme le dit aussi la loi » ne ferait donc pas référence à la Torah mais à la loi civile.

Par André FILLION - Publié dans : A Bible ouverte
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Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /Juil /2007 20:11

IV. La femme qui prie et prophétise

1.Cor 11,5 Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef: c'est comme si elle était rasée.

La première Epître aux Corinthiens a été écrite dans un but correctif, et comme telle, elle contient des éléments qui ne sont pas forcément normatifs.

Il est important de savoir que certaines femmes, dans l’église locale de Corinthe, avaient des comportements contraires aux bonnes mœurs de l’époque.

Il est clair que Paul reconnaît aux femmes le droit de prier et de prophétiser. S’il est toujours possible de prier « intérieurement », il est nécessaire de s’exprimer à haute voix pour prophétiser.

Certains ont suggéré que cette autorisation à prier et prophétiser se limitait à réunion en cercle privé, et non pas pendant le culte dominical, mais rien dans le contexte du chapitre ne permet de le prouver, tout démontre au contraire qu’il s’agit bien du culte de l’église.

D’autres textes nous parlent de la femme qui élève la voix dans l’Eglise :

ACTES 1.14

“Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus.”

1 TIMOTHEE 2.8/9 (Bible du semeur)

8 C’est pourquoi je veux qu’en tout lieu les hommes prient en élevant vers le ciel des mains pures, sans colère ni esprit de dispute. 9 ¶ Je veux que les femmes agissent de même, en s’habillant décemment, avec discrétion et simplicité. Qu’elles ne se parent pas d’une coiffure recherchée, d’or, de perles ou de toilettes somptueuses,”

On peut comprendre dans ce texte que l’Apôtre demande, d’une part aux hommes de prier et d’autre part aux femmes d’être vêtues de façon décente. Mais le mot traduit ici par agir de même, wsautw, tisse un lien entre les deux exhortations de Paul : Je veux que les femmes prient en ayant un habillement décent.

Par André FILLION - Publié dans : A Bible ouverte
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Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /Juil /2007 20:09

III. En christ, il n'y a plus ni hommes ni femmes

Gal 3,28 Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ.

Ce texte est le cheval de bataille des « féministes ». Les inégalités qui résultaient de la loi n’existent plus sous la Nouvelle alliance.

Examinons de plus près le contexte :

D’une part le contexte sotériologique :

Paul a écrit ce texte par rapport au salut. Il est évident que les hommes et les femmes sont égaux par rapport au salut.

D’autre part le contexte baptismal

Paul démontre également à travers ces lignes que tous sont égaux vis - à - vis du baptême.

Ce passage ne nous dit pas que les femmes et les hommes sont égaux par rapport au ministère.

Il est important aussi de remarquer le parallélisme dans ces égalités déclarées : Juifs et grecs (païens), hommes libres et esclaves, hommes et femmes.

Nous pouvons néanmoins déduire de ce texte que, grâce au sacrifice de Christ, la femme est de nouveau égale à l’homme, alors que le péché avait fait d’elle une personne d’un rang inférieur, destiné à être dominé. (GENESE 3.16)

Je cite maintenant le livre d’Alfred Kuen : La femme dans l’Eglise p 73. Je vous en recommande la lecture si vous souhaitez une étude plus approfondie du sujet :

0. Rogers résume bien les changements que le Christ a apportés dans la condition de la femme : "Quand le Christ est venu, il a restauré la dignité de la femme et lui a donné la place à laquelle elle avait droit dans la société :

a) En Christ, elle est de nouveau l'égale de l'homme (Ga 3 28)

b) En Christ, elle obtient le salut par la foi, exactement comme l'homme.

c) En Christ, son corps devient un temple du Saint – Esprit comme celui de l’homme.

d) Elle est nourrie comme lui par la Parole.

e) Elle peut être comme lui porte-parole du Saint-Esprit.

f) Elle a accès au Père commun dans la prière, comme lui, car elle a été revêtue avec lui du sacerdoce, avec toutes les responsabilités et tous les privilèges que cette vocation implique (1 Pi 2.9)" (82 p.64).

 

Un autre texte qui souligne la réciprocité des droits et des devoirs dans le couple est 1 CORINTHIENS 7.3-16.

3 Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari. 4 Ce n’est pas la femme qui dispose de son corps, c’est son mari. De même, ce n’est pas le mari qui dispose de son corps, c’est sa femme. 5 Ne vous privez point l’un de l’autre, si ce n’est d’un commun accord pour un temps, afin de vaquer à la prière ; puis retournez ensemble, de peur que Satan ne vous tente en raison de votre manque de maîtrise. 6 Je dis cela par condescendance, je n’en fais pas un ordre. 7 Je voudrais que tous les hommes soient comme moi ; mais chacun tient de Dieu un don particulier, l’un d’une manière, l’autre d’une autre. 8 A ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je dis qu’il leur est bon de rester comme moi. 9 Mais s’ils manquent de maîtrise d’eux–mêmes qu’ils se marient ; car il vaut mieux se marier que de brûler. 10 ¶ A ceux qui sont mariés, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari 11 (si elle est séparée, qu’elle demeure sans se marier ou qu’elle se réconcilie avec son mari), et que le mari ne répudie point sa femme. 12 Aux autres, ce n’est pas le Seigneur, c’est moi qui dis : Si un frère a une femme non–croyante, et qu’elle consente à habiter avec lui, qu’il ne la répudie point ; 13 et si une femme a un mari non–croyant, et qu’il consente à habiter avec elle, qu’elle ne répudie point son mari. 14 Car le mari non–croyant est sanctifié par la femme, et la femme non–croyante est sanctifiée par le mari ; autrement, vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant ils sont saints. 15 Si le non–croyant se sépare, qu’il se sépare ; le frère ou la sœur ne sont pas liés dans ces cas–là. Dieu nous a appelés à vivre en paix. 16 Car sais–tu, femme, si tu sauveras ton mari ? Ou sais–tu, mari, si tu sauveras ta femme ?”

D. Bergèse relève les points suivants :

V.3: Le passage s'ouvre sur cette notion du devoir réciproque.

V.4: Le don de son corps (être) est identique de part et d'autre Le verset est d’autant plus intéressant qu’il contient le verbe « avoir autorité ». Ainsi c est parce que l'un se donne à l'autre que l'autre a autorité sur lui et réciproquement.

V 5: On remarque le " d'un commun accord" qui montre que la notion de chef n implique pas un diktat, mais se réalise dans la concertation en vue de décisions communes.

V 8/9. La recommandation de rester dans le célibat est adressée indifféremment à l'homme et à la femme.

V. 10/11 : Tout en utilisant un vocabulaire différent, l’ordre est le même pour les deux époux.

V 13/13 : A nouveau une ordonnance appliquée de la même manière à l’homme et à la femme.

On pourrait y ajouter le v. 14 où la partie non-croyante, homme ou femme, est sanctifiée par la partie croyante, et les v 15 et 16 qui donnent aux deux conjoints les mêmes droits de se séparer et le v 28 qui souligne l’égalité dans la décision de se marier (cf. v 32-34).

Nous conclurons ce point en rappelant que Paul écrit cette lettre aux Galates, tentés par un retour à la loi, pour leur démontrer la supériorité du Nouveau Testament sur l’Ancien. Il démontre que, grâce au sacrifice de Christ, il n’y a plus de barrières hiérarchiques dans l’Eglise entre les juifs et les païens, les hommes libres et les esclaves, ni entre les hommes et les femmes.

Si l’Eglise a compris dès les premiers siècles que les païens convertis avaient les mêmes droits que les chrétiens d’origine juive, il a fallu attendre le 19e siècle pour que monde chrétien, abrité derrière une excuse biblique (GENESE 9.25), se décide a abolir l’esclavage.

Aujourd’hui, beaucoup de chrétiens évangéliques sont réticents au regard d’une égalité visible entre hommes et femmes dans l’Eglise principalement à cause des versets que nous avons préalablement cités et qu’il convient d’étudier eux aussi dans leur contexte.

Par André FILLION - Publié dans : A Bible ouverte
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Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /Juil /2007 20:07

II. Quelques servantes de Dieu

Nous avons lu, dans l’Epître aux Romains, au chapitre 16, que l’apôtre Paul adressait ses salutations à trois femmes qui étaient actives dans l’Eglise : Phoebé, Priscille et Marie.

Phoebé était diaconesse, Priscille, épouse d’Acquilas, servait Dieu dans le cadre du couple pastoral. Marie était très active dans le service de Dieu ; elle « a pris beaucoup de peine » pour l’église locale et n’a pas ici de titre particulier.

Aucune de ces trois femmes, engagées dans le ministère ne porte le titre de prédiquante ou de pasteur. Il n’y avait pas de femmes pasteur au temps de l’apôtre Paul, pas plus que de femmes gendarmes, chef d’entreprises, polytechniciennes ou ceinture noire de judo. Aucune femme, ni dans l’Eglise, ni dans le monde, ne se plaignait de devoir vivre dans l’hombre des hommes, car le contexte de cette époque était bien différent de celui de la notre.

Ce passage de l’écriture ne constitue pas une base suffisante pour affirmer que les femmes, dans l’église, ne peuvent postuler qu’à des responsabilités de second plan (diaconat). Nous devons appeler d’autres textes à notre secours. En voici 4 que nous allons développer :

  1. 1 CORIHNTHIENS 14.34

1.Cor 14,34 que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; mais qu'elles soient soumises, comme le dit aussi la loi.

  1. 1 TIMOTHEE 2.12

1.Tim 2,12 Je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni de prendre de l'autorité sur l'homme; mais elle doit demeurer dans le silence.

Si nous considérons ces deux textes au premier niveau, il ne vaut pas la peine d’ouvrir la discussion : « Sois belle et tais-toi ! »

Les défenseurs du ministère de la femme riposteront avec deux autres versets :

  1. 1 CORINTHIENS 11.5

1.Cor 11,5 Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef: c'est comme si elle était rasée.

Si elle prie et prophétise, c’est qu’elle a le droit de parler !

Et surtout :

  1. GALATES 3.28

Gal 3,28 Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ.

Ce sont ces quatre textes que je vous propose d’étudier en détail, afin de retrouver notre chemin dans ce labyrinthe théologique.

Par André FILLION - Publié dans : A Bible ouverte
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