Ouvrons ensemble notre Bible sur l’un des textes les plus anciens : le livre de Job.
“L’homme désespéré a droit à de la compassion de la part d’un ami, oui, même
s’il cessait de révérer le Tout–Puissant.” Version du « Semeur »
“Celui qui souffre a droit à la compassion de son ami, Même quand il abandonnerait la
crainte du Tout–Puissant.” Nouvelle Édition de Genève.
Job 6.14
Celui qui souffre
Certains vous parlent de ce qu’ils ne connaissent pas. Ils s’entretiennent de vos propres expériences comme
si elles les avaient vécues elles-mêmes, et sur la base de ce qu’elles croient connaître. Si par malheur vous les contredites, ce sont eux qui ont forcément raison.
Ceux qui n’ont pas souffert ne connaissent pas la
miséricorde :
Job, en revanche, nous parle de la souffrance : « Celui qui
souffre … ». Si une figure vétéro - testamentaire peut nous parler de la souffrance, il s’agit assurément de Job. Au moment où il prononce cette phrase, il n’évoque pas quelque
lointain souvenir. Job est bel et bien plongé dans la souffrance. Toute sa vie vient de s’écrouler : sa maison est détruite, tous ses biens sont perdus, ses enfants sont morts, sa femme a renié
Dieu, sa santé est ruinée. Et tous ces malheurs se produisent en l’espace d’un souffle. « Celui qui souffre à droit à la compassion de ses amis. » Des amis, Job en a, justement. Et il en a précisément trois qui vont peut-être user de leur droit de compassion. Trois vieux penseurs,
trois beau parleurs qui prétendent tout savoir de la vie et tout connaître des pensées de Dieu. Trois prêcheurs qui prétendent lui donner une leçon sur la souffrance, ses causes et ses effets.
Mais aucun d’eux n’avait vécu ce que Job endurait. Ceux qui n’ont pas souffert ne connaissent pas la compassion. Compassion signifie étymologiquement : « souffrir
avec ».
Nous connaissons quelqu’un qui est vraiment digne de nous enseigner au sujet de la souffrance pour avoir lui
- même beaucoup souffert. Il s’agit de notre Seigneur Jésus - Christ. Il nous a montré l’exemple de la souffrance, il nous a aussi montré celui de la compassion.
Ceux qui sont appelés à servir Jésus - Christ sont également appelés à souffrir. Moïse, avant d’être qualifié
pour conduire le peuple de Dieu, a dû vivre quarante pénibles années de désert. Cette souffrance au désert est indispensable à la formation de chaque ouvrier.
Que pourrait dire à ses brebis meurtries un pasteur qui n’aurait jamais souffert : « Ce
n’est rien tout cela, ma sœur, dites alléluia ! et tout ira mieux. »
Non, le pasteur qui n’a jamais connu la souffrance ne peut avoir compassion de ses brebis. Lisons plutôt
:
“Celui qui n’est pas le berger, qui n’est pas le propriétaire des brebis, mais que l’on
paye pour les garder, se sauve, lui, dès qu’il voit venir le loup, et il abandonne les brebis ; alors le loup se précipite sur elles, il s’empare de quelques–unes et disperse le
troupeau.”
Jean 10.12
Voici un mercenaire qui trouve ses brebis dans la détresse : aucune compassion ! Leur sort ne
l’intéresse pas. Ce qui compte pour lui, c’est sa sécurité, son confort, alors il va se mettre à l’abri. Il ne se met pas en peine des brebis. L’indifférence accompagne la recherche de son propre
intérêt : La première place dans l’Église, le prestige, le privilège de faire valoir son talent d’orateur.
La souffrance de mon frère :
La souffrance de mon frère est constamment en face de moi. Dans mon église, j’ai des frères qui
souffrent pour de multiples raisons, et certains souffrent en silence, sans jamais se plaindre à quiconque. D’autres, malgré leur souffrance continuent de proclamer que Dieu est fidèle et bon,
que Jésus les a libérés et qu’il a mis de la paix et de la joie dans leurs cœurs. Quels merveilleux témoins !
La maladie est une cause de souffrance. Dans les débuts du mouvement de Pentecôte, on a eu le tort de
considérer le Seigneur comme une machine à miracles : Un vieux pasteur me disait un jour : « Si tu veux faire une campagne d’évangélisation, il faut que ta photo occupe le quart de
l’affiche; et tu dois écrire : “Venez, vous qui souffrez : le missionnaire Lilianof vous imposera les mains et vous serez guéris” ».
En théorie, il n’y avait pas d’exception, tous ceux qui vont à l’imposition des mains sont guéris. En
pratique, c’était autre chose. Et ces chers théologiens de s’interroger : Pourquoi tant de gens vont - ils à l’imposition des mains et n’obtiennent - ils pas la guérison ?
Trois éléments sont à considérer : Dieu dont la Bible dit : « C’est lui qui te
guérit de toutes tes maladies »; le pasteur qui impose les mains, et le malade qui n’est pas guéri.
Ce n’est pas la faute de Dieu, bien sûr.
Ce n’est pas la faute du pasteur, allons ! Soyons sérieux !
Il ne reste que notre pauvre malade, bouc émissaire et victime expiatoire. Quand on ne lui dit pas d’emblée
qu’il a un interdit dans sa vie, on lui sert une formule ponce-pilatoïdale : « C’est parce que vous n’avez pas saisi votre guérison par la foi. Saisissez votre guérison par la foi et vous
serez guéri. »
La souffrance de mon frère peut venir de la persécution, et ceci même au sein de la démocratie. Certains sont
persécutés dans leur travail, les autres dans leur famille ou dans leur voisinage. Si nous avons une famille convertie, ou tolérante, sachons réaliser que c’est un privilège.
Lorsque j’ai débuté dans le ministère, comme pasteur stagiaire - stagiaire, je devais assurer dans la même
journée deux réunion dans un village éloigné de l’église mère, une l’après - midi, une le soir. Cette petite assemblée était réunie presque au complet le soir, mais l’après - midi, il n’y avait
que trois ou quatre personnes, dont une mère et sa fille. J’avais alors demandé au pasteur s’il n’était pas plus judicieux de supprimer la réunion de l’après midi et de demander à ces
braves gens de venir le soir.
« Nous ne pouvons pas faire cela, » m’a - t - il répondu, « parce que ces deux sœurs ne
peuvent venir que l’après - midi, en cachette, pendant que le mari est au travail. »
Cela m’a paru, effectivement une bonne raison, d’ailleurs, l’auteur de l’épître aux Hébreux nous exhorte à ne
pas oublier ceux qui sont persécutés à cause de leur foi :
“Ayez le souci de ceux qui sont en prison, comme si vous étiez enchaînés avec eux, et
de ceux qui sont maltraités, puisque vous aussi vous partagez leur condition terrestre.”
Hebreux 13.3
Quelle est ma réaction à la souffrance de mon
frère ?
Il n’est pas malaisé de comprendre que les véritables amis se reconnaissent dans les jours de détresse, Job
lui même en fait la cruelle expérience quand il déclare :
“Ils ont horreur de moi, tous mes amis. Ceux que j’aimais le plus se tournent
contre moi.”
Job 19.19
En est - il autrement parmi les chrétiens ? Est - ce que « celui qui souffre à droit à la
compassion de ses amis » de ses frères ?
Le sage Salomon a su reconnaître la différence entre l’ami intéressé qui vous aime pour votre réputation,
pour votre table ou pour votre cave, et le véritable ami qui est prêt à traverser avec vous, s’il le faut, la « vallée de l’ombre de la mort ».
“Un ami aime en tout temps et, quand survient l’adversité, il se révèle un
frère.”
Proverbes 17.17
Chaque chrétien a été investi d’une mission auprès des frères éprouvés :
“Aidez–vous les uns les autres à porter vos fardeaux. De cette manière, vous
accomplirez la loi du Christ.”
Galates 6.2
Celui qui abandonne la crainte du tout puissant
Job va beaucoup plus avant dans ses affirmations :
Celui qui souffre a droit à la compassion de son ami, Même quand il abandonnerait la crainte du
Tout-Puissant.
Job 6.14
Beaucoup pensent différemment, à commencer par les fameux amis de Job. « Celui qui
souffre à droit à la compassion de ses amis », soit. « Quand même il abandonnerait la crainte du Tout - Puissant », alors - là non !
Aurez-vous un cœur compatissant et une main tendue vers votre ami
rétrograde ?
Vraie et fausse apostasie.
Il existe deux façons d’abandonner la crainte du tout - Puissant : la vraie et la fausse apostasie. Le faux
rétrograde est celui qui, traversant une crise momentanée, s’éloigne de Dieu. Il se retire de la communion fraternelle, range sa Bible dans un tiroir, perd l’habitude de prier. Mais l’amour de
Dieu est toujours dans le fond de son cœur et, à cause de cet amour qui ne l’a pas quitté, il se sent tôt ou tard repris pas le Saint - Esprit. Il demande pardon au Seigneur et revient à une vie
chrétienne normale. Je prends le risque d’affirmer que si Jésus à son retour vous trouve dans une telle situation, vous serez tout de même enlevé. Mais, bien entendu, mon propos n’est pas de
minimiser la gravité d’une séparation d’avec Dieu.
Le vrai rétrograde est celui qui s’est totalement détourné de Dieu. Peut - être, au départ n’a - t- il pas
expérimenté une authentique conversion, le fait est qu’il a tiré un trait sur sa vie chrétienne et dans son cœur, il n’y a plus la moindre trace d’amour pour celui qui, pourtant, a donné sa vie
pour lui. L’apôtre Pierre parle de lui en ces termes :
“Si, après s’être arrachés aux influences corruptrices du monde par la connaissance
qu’ils ont eue de notre Seigneur et Sauveur Jésus–Christ, ils se laissent de nouveau prendre et dominer par elles, leur dernière condition est pire que la première.” (2 Pierre 2:20 Sem)
2 Pierre 2.20
Pourquoi mon frère a - t- il « lâché
Dieu » ?
Je ne vois plus mon frère venir à l’église, et pourtant il n’a pas déménagé. Vrai ou faux rétrograde, je suis
en droit de m’inquiéter de son absence. J’en ai même le devoir.
Est - il devenu rétrograde à cause de lui - même ?
Il est possible qu’un péché non confessé soit à l’origine de sa chute. pour les amis de Job, il n’y a pas
d’autre explication à ses déboires.
Mais bien trop souvent, ayons le courage de l’admettre, des chrétiens sont responsables de la
chute d’autres chrétiens. Et je dois me poser cette question et y répondre honnêtement :
« Pourquoi mon frère à - t - il lâché la main du Seigneur ? Est - ce à cause de lui - même ? Est - à cause de ses frères en Christ ? Est - ce à cause de moi ? »
Comment vais - je réagir à son abandon ?
Certaines églises prient beaucoup pour les rétrogrades. Elles en ont une liste impressionnante. On peut dire
qu’elles ressemblent au tonneau des Danaïdes : plus on les remplit et plus elles sont vides. Prier pour les rétrogrades sécurise ou déculpabilise dans bien des cas. Mon frère est rétrograde,
c’est forcément sa faute, il était mal affermi dans la foi.
Pourquoi une église de ma connaissance, établie dans la même boutique depuis 30 ans ne totalise aujourd’hui
qu’une demi - douzaine de membres.
« On avait tels et tels gens qui venaient, mais, on ne sait
pas pourquoi, un jour elles ne sont plus venues. »
La multiplicité de cas de ce genre devrait pourtant alerter l’assemblée : « Qu’avons nous
fait, pour que les brebis ne restent pas dans la bergerie ? »
Préférons - nous plutôt agir et parler comme le pharisien de la parabole : « Merci
Seigneur de ce que je te suis resté fidèle, et ramène à toi tous ceux qui t’ont quitté. » ?
Il existe dans le monde évangélique des églises exclusives : hors de mon clocher, point de salut. Leur liste
de rétrograde fait alors apparaître une troisième forme d’apostasie, définie selon des critères humains : ceux qui ont « changé de crémerie ». Ils ne font plus partie de leur
paroisse, donc, ils ne sont plus chrétiens.
Avez vous remarqué l’attitude des chrétiens très spirituels quand par hasard, à « Auchan » ou à
« Carrefour », ils se trouvent nez - à - nez avec un de ces renégats ? Il faut les voir détaler avec leur petit “caddie” qui ne roule pas droit comme s’ils avaient rencontré le diable entre deux
boites de ravioli !
Est - ainsi que celui qui souffre, bien souvent à cause de son église, bénéficie de la
compassion de son ami ?
A l’instar de l’apôtre Paul, ayons de l’amour pour celui qui souffre, quand même il se révolterait contre
Dieu. C’est à ce moment-là qu’il a le plus besoin de l’amour des chrétiens.
Paul, face à cette souffrance et à la chute de son frère, ressent déjà les brûlures de l’enfer.
Quel amour !
“En effet, qui est faible sans que je sois faible ? Qui tombe sans que cela me
brûle ?”
2 Corinthiens 11.29
Il est tragique de voir des assemblées perdre leurs frères, souvent dans l’indifférence, certains même s’en
réjouissent : « Celui - là, ce n’est pas une grosse perte ! »
L’Église est forcément confrontée au problème des brebis malades qui s’éloignent de la
bergerie, faute d’y trouver des soins. Son rôle n’est - il pas de gagner des âmes au Seigneur ?Gagner des âmes
éloignées en leur annonçant l’Evangile, mais aussi gagner son frère qui a péché ou qui traverse une crise spirituelle plus ou moins grave.
“Qu’en pensez–vous ? Si un homme a cent brebis, et que l’une d’elles s’égare, ne
laissera–t–il pas les quatre–vingt–dix–neuf autres dans la montagne, pour aller à la recherche de celle qui s’est égarée ? Et s’il réussit à la retrouver, vraiment, je vous l’assure :
cette brebis lui causera plus de joie que les quatre–vingt–dix–neuf autres qui ne s’étaient pas égarées. Il en est de même pour votre Père céleste : il ne veut pas qu’un seul de ces petits
se perde. – Si ton frère s’est rendu coupable à ton égard, va le trouver, et convaincs–le de sa faute : mais que cela se passe en tête à tête. S’il t’écoute, tu auras gagné ton
frère.”
Matthieu 18.12/15
Celui qui a compassion
La compassion humaine
L’Église a pour devoir d’exercer la compassion. Elle est composée de membres différents, ayant chacun leurs
fardeaux. l’Église peut - elle se réjouir quand un de ses membres est dans l’épreuve. Quand un homme a mal aux dents, c’est l’individu tout entier qui souffre. Il en est ainsi de l’Église que
l’apôtre Paul compare à un corps composé de membres indissociables :
“Un membre souffre–t–il ? Tous les autres souffrent avec lui. Un membre est–il à
l’honneur ? Tous les autres partagent sa joie.”
1 Corinthiens 12.26
L’Église entière doit avoir été éprouvée par la souffrance pour avoir compassion de ceux qui
souffrent.
J’ai souffert autrefois de migraine, et je remercie le Seigneur de m’en avoir délivré. Il
s’agit de douleurs beaucoup plus violentes qu’une céphalée. Elles sont accompagnées de nausées, et parfois de troubles de la vue. Ceux qui n’en ont jamais souffert ne peuvent comprendre ce que
l'on endure quand la crise apparaît : « Quel cinéma pour un malheureux mal de tête ! »
Beaucoup de mes frères et sœurs souffrent de migraines spirituelles. Qui en aura
compassion ?
Je me rappelle cette chrétienne qui, chaque fois que quelqu’un lui confiait ses petits tracas,
répondait invariablement : « Je ne vous comprends pas, moi je n’ai pas tous ces problèmes. »
Combien nous serions malheureux si Jésus donnait de telles réponses à nos
prières !
la compassion divine
Fort heureusement, Jésus s’est montré en modèle, pour ce qui touche la compassion. Il nous en a donné la
meilleure leçon.
Jésus - Christ s’est révélé comme l’ami qui a compassion de celui qui souffre :
“Aussi, quand Jésus descendit de la barque, il vit une foule nombreuse. Alors, il fut
pris de pitié pour elle et guérit les malades.”
Matthieu 14.14
Christ est celui qui a vu ta souffrance et s’en est véritablement ému. Sur la croix, il s’est
chargé de ta maladie, et de ton péché qui en est la cause. Serais - tu aujourd’hui indifférent au malheur de celui qui est encore dans le péché, de celui que Satan tient lié dans la
maladie ?
Jésus est aussi celui qui a compassion du rétrograde. Dans la célèbre parabole du « bon
Samaritain », il se compare lui - même à cet étranger méprisé du peuple juif. Cet homme qui descendait de
Jérusalem à Jéricho, tournant ainsi le dos à la ville sainte pour se rendre dans une ville maudite par le peuple de Dieu, figure celui se détourne des voies divines pour rejoindre le monde. Satan
et ses anges (les brigands) l’attendaient au tournant. Ce malheur ne lui serait pas arrivé s’il était demeuré fidèle, mais il ne manque pas de se produire lorsqu’on se détourne du Sauveur. À vues
humaines, cette agression n’est que justice. C’est du moins ce qu’ont pensé le sacrificateur et le lévite qui pratiquaient une religion sans amour.
“Mais un Samaritain qui passait par là arriva près de cet homme. En le voyant, il fut
pris de pitié.”
Luc 10.33
Jésus a compassion de celui qui souffre, quand même il aura abandonné la grâce du Tout - Puissant.
Nous nous souvenons comment Pierre, dans un moment de faiblesse et de crainte des hommes, a renié son Maître.
Il était devenu rétrograde, mais il a très vite reconnu sa faute et s’en est repenti dans les larmes.
Jésus ressuscité se montre à ses disciples. Pierre était parmi eux. Il devait se sentir dans ses petits
souliers. Imaginons l’attitude du Seigneur s’il s’était conduit comme beaucoup de gentils chrétiens, rencontrant un rétrograde sur son chemin. Il n’aurait pas changé de trottoir, parce qu’il n’en
existait pas à cette époque, mais il se serait livré à toutes les simagrées propres aux pharisiens : il aurait déchiré son vêtement, il aurait secoué ses sandales, il aurait jeté de la poussière
au - dessus de sa tête…
Jésus s’adresse à Pierre qui s’attendait à un savon carabiné.
“Après le repas, Jésus s’adressa à Simon Pierre : – Simon, fils de Jean,
m’aimes–tu plus que ne le font ceux–ci ? – Oui, Seigneur, répondit–il, tu connais mon amour pour toi. Jésus lui dit : – Prends soin de mes agneaux. Puis il lui demanda une
deuxième fois : – Simon, fils de Jean, m’aimes–tu ? – Oui, Seigneur, lui répondit Simon. Tu connais mon amour pour toi. Jésus lui dit : – Nourris mes brebis. Jésus
lui demanda une troisième fois : – Simon, fils de Jean, as–tu de l’amour pour moi ? Pierre fut peiné, car c’était la troisième fois que Jésus lui demandait : « As–tu de
l’amour pour moi ? » Il lui répondit : – Seigneur, tu sais tout, tu sais que j’ai de l’amour pour toi. Jésus lui dit : – Prends soin de mes brebis.”
Jean 21.15/17
Le Seigneur met Pierre en face de ses faiblesses. Il lui fait réaliser les limites de son
amour, qu’il croyait sans défaillances. Par trois fois, Jésus lui dit : « Pais mes agneaux; pais mes brebis ». Jésus aurait dû lui dire : « Je t’avais appelé à un ministère
particulier, mais je me rends bien compte que tu n’es pas assez spirituel pour l’exercer. Tant pis, n’en parlons plus. » Mais il profite justement de cet entretien pour lui confirmer son
appel. Merveilleux Seigneur !
Job n’a malheureusement pas trouvé, au milieu de sa souffrance, un véritable ami pour exercer la
compassion.
“Sur un orphelin même, vous iriez vous ruer et feriez bon marché de votre ami
intime.”
Job 6.27
Il a pourtant trouvé le réconfort et le rétablissement dans les paroles de l’Éternel.
Le chrétien qui souffre et qui tombe trouvera forcément en Jésus celui qui use de compassion.
Trouvera - t - il chez ses frères le même amour que Christ a démontré ?
“Ainsi, puisque Dieu vous a choisis pour lui appartenir et qu’il vous
aime, revêtez–vous d’ardente bonté, de bienveillance, d’humilité, de douceur, de patience– supportez–vous les uns les autres, et si l’un de vous a quelque chose à reprocher à un autre,
pardonnez–vous mutuellement ; le Seigneur vous a pardonné : vous aussi, pardonnez–vous de la même manière. Et, par–dessus tout cela, revêtez–vous de l’amour qui est le lien par
excellence.” Colossiens 3.12/14