Pentecôte, la
venue du Saint - Esprit
C’était le jour de la Pentecôte, un jour de fête pour les disciples de Jésus, un jour de fête aussi pour les juifs qui,
rappelons - le, célèbrent alors la fête des premières récoltes, littéralement, d’après le grec : la fête des cinquante jours.
Vous compterez sept semaines entières à partir du lendemain du jour du repos où vous aurez apporté la gerbe destinée à m’être
présentée. Vous compterez cinquante jours jusqu’au lendemain du septième jour du repos et, ce jour–là, vous me présenterez une nouvelle offrande. Vous apporterez, des lieux où vous habiterez,
deux pains pour faire le geste de présentation avec eux, chacun d’eux sera fait de six kilogrammes de fleur de farine et sera cuit en pâte avec du levain ; ils représenteront les premiers
fruits de votre récolte. Avec le pain vous offrirez aussi sept agneaux sans défaut, dans leur première année, un jeune taureau et deux béliers, qui me seront offerts en holocauste, accompagnés de
leur offrande et de leur libation. Ce sera un sacrifice consumé par le feu, à l’odeur apaisante pour l’Eternel. Vous offrirez aussi un bouc en sacrifice pour le péché et deux agneaux d’un an en
sacrifice de communion. Le prêtre fera avec le pain des premières récoltes le geste de présentation devant l’Eternel. Ils me seront consacrés avec les deux agneaux et reviendront au prêtre. En ce
même jour, vous convoquerez le peuple pour qu’il se rassemble afin de me rendre un culte. Vous ne ferez aucune tâche de votre travail habituel ; c’est une ordonnance en vigueur à perpétuité
et pour toutes les générations dans tous les lieux où vous habiterez.
Lévitique 23.15/21
Pentecôte est aussi un jour de fête pour les chrétiens, et pour le monde une bonne occasion printanière de prendre deux
ou trois jours de vacances.
C’est surtout le jour unique où l’Eglise de Jésus - christ a reçu le Saint - Esprit.
Voici les questions sur lesquelles nous voudrions réfléchir aujourd’hui :
-
Pourquoi le Sain- Esprit est - il venu ?
-
Avons - nous besoin du Saint - Esprit ?
Première partie : Promesses concernant le Saint - Esprit.
Nous étudierons d’abord quelques textes de l’Ancien - Testament qui préfigurent cet événement
extraordinaire :
Moïse l’Avait souhaité
L’Esprit vint également demeurer sur deux hommes qui se trouvaient dans le camp, et qui s’appelaient Eldad et Médad. L’Esprit vint
reposer sur eux car ils figuraient parmi les inscrits, bien qu’ils ne se soient pas rendus à la Tente, et, dans le camp, ils se mirent à parler sous l’inspiration de Dieu. Un jeune homme courut
avertir Moïse : – Eldad et Médad sont en train de parler sous l’inspiration de Dieu dans le camp ! Alors Josué, fils de Noun, qui était l’assistant de Moïse depuis sa jeunesse,
intervint en disant : – Moïse, mon maître, empêche–les de faire cela ! Moïse lui répondit : – Serais–tu jaloux pour moi ? Que l’Eternel, au contraire, accorde son
Esprit à tous les membres de son peuple pour qu’ils deviennent tous des prophètes !
Nombres 11.26/29
Nous sommes au désert de Paran, le peuple, excité par le « ramassis d’individu » qui l’avait suivi en
touriste commence à se plaindre :
La cantine est détestable ici ! Et puis, c’est tous les jours le même menu : Lundi : de la manne,
mardi : de la manne, mercredi : de la manne. …
Plus grave, les israélites commencent à regretter le bon vieux temps : En Egypte, nous étions peut - être
enchaînés, mais au mois, nous mangions bien : Il y avait des concombres, des poireaux, de l’ail, des melons, et surtout de la viande.
Et tous s’en vont trouver Moïse : Soit tu nous ramène en Egypte, soit tu nous trouve de la viande.
Nous connaissons la suite de l’histoire : Moïse convoque une cellule de crise. Au cours de ce rassemblement, le
Saint - Esprit est répandu sur les soixante - dix participants, ainsi que sur Eldad et Médad qui étaient pourtant excusés. Aussitôt, les uns et les autres se mettent à prophétiser. Ici, pas de
langues de feu ni de langues étrangères, mais le saint - Esprit et en action. Josué, le jeune stagiaire de Moïse ne comprend pas ce qui ce passe : Il faut arrêter ça tout de suite ! Ça
ne se fait pas !
J’ai l’habitude d’appeler cet épisode « La Pentecôte de Moïse. »
Joël l’Avait prophétisé
Après cela, moi, je répandrai mon Esprit sur tout le monde : vos fils, vos filles prophétiseront. Vos vieillards,
par des songes, vos jeunes gens, par des visions, recevront des révélations. Et même sur les serviteurs, sur les servantes, moi, je répandrai mon Esprit en ces
jours–là.
Joël 2.28/28 (3.1/2)
Qui pouvait bénéficier du Saint - Esprit au temps où parlait Joël ?
D’abord des hommes choisis par Dieu. Prenons l’exemple de Joseph.
Alors le pharaon leur dit : – Trouverions–nous un homme aussi compétent que celui–ci en qui habite l’Esprit de
Dieu ?
Genèse 41.38
Ce privilège était également accordé aux dirigeants, d’abord Moïse, ensuite Josué, qui ne tolérait guère la concurrence
en ce domaine :
Josué, fils de Noun, était rempli d’un Esprit de sagesse, car Moïse lui avait imposé les mains. Dès lors, les Israélites lui
obéirent et se conformèrent aux ordres que l’Eternel avait donnés à Moïse.
Deutéronome 34.9
Les prophètes de l’Eternel sont bien entendus les premiers servis. Peut on imaginer un prophète sans
l’Esprit - Saint ?
Lorsqu’ils eurent passé, Elie dit à Elisée : – Que voudrais–tu que je fasse pour toi ? Demande–le moi avant que je
sois enlevé loin de toi. Elisée répondit : – J’aimerais recevoir une double part de ton esprit.
2 Rois 2.9
Examinons aussi le « cas Samson ». Ne craignons pas de l’affirmer : Samson était un enfant de Dieu très
charnel. Il n’y avait que deux choses qui l’intéressaient dans la vie : les filles et la baston. Le Seigneur aurait certainement préféré l’oindre de l’Esprit pour en faire un prophète, mais
Samson n’avait pas vraiment le profil. Alors il l’a qualifié en fonction de ses compétences : castagneur de l’Eternel. Sa situation nous montre en tous cas que Dieu ne se met pas en peine de
nous employer en dépit de nos faiblesses.
Alors l’Esprit de l’Eternel fondit sur lui, il se rendit à Askalon, y tua trente hommes, s’empara de leurs vêtements et donna les
habits de rechange à ceux qui lui avaient révélé le sens de la devinette. Il rentra chez lui, bouillant de colère.
Juges 14.19
L’onction du Saint - Esprit était donc limités à des hommes déterminée pour des durées souvent elles aussi
déterminées.
Joël annonce donc une révolution dans le domaine de la spiritualité. Le temps de l’élite aura une fin. L’esprit sera
répandu sur tout le monde, ou, comme le traduit Segond : « Sur toute chair ». Sur toutes les catégories :
-
Les jeunes et les vieux :
Il n’y a plus de conflit des génération : garçons et jeunes filles, malgré le manque d’expérience lié à la
jeunesse, seront les porte paroles de Dieu. Quand aux frères et sœurs âgés, pas question de les mettre à la retraite, tant qu’ils ont quelque chose à apporter à l’œuvre du Seigneur.
Qui oserait dire que le Saint - Esprit est misogynes et que les croyants doivent l’être aussi ? En tout cas, les
contemporains de Joël l’étaient sans aucun doute.
-
Les serviteurs et les servantes
Ceux - ci étaient le plus souvent des esclaves, exclus entre les exclus. Certaines étaient des femmes esclaves, et non
juives par-dessus le marché !
Jésus l’avait promis
Durant son ministère terrestre, et à diverses reprises, Jésus a invité ses disciples à demander en prière le Saint -
Esprit comme un besoin primordial.
Ainsi, moi je vous le dis : Demandez, et vous recevrez ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous
ouvrira. Car celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et l’on ouvre à celui qui frappe. Il y a des pères parmi vous. Lequel d’entre vous donnera un serpent à son fils quand
celui–ci lui demande un poisson ? Ou encore, s’il demande un œuf, lui donnera–t–il un scorpion ? Si donc, tout mauvais que vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à
combien plus forte raison le Père céleste donnera–t–il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent.
Luc 11.9/12
Le dernier jour de la fête, le jour le plus solennel, Jésus se tint devant la foule et lança à pleine voix : – Si
quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et que celui qui croit en moi boive. Car, comme le dit l’Ecriture, des fleuves d’eau vive jailliront de lui. En disant cela, il faisait allusion à l’Esprit
que devaient recevoir plus tard ceux qui croiraient en lui. En effet, à ce moment–là, l’Esprit n’avait pas encore été donné parce que Jésus n’était pas encore entré dans sa
gloire.
Jean 7.37/39
De même, lorsque Jésus fut parvenu au terme de sa mission, il pria le Père d’accorder à ses disciples ce don
merveilleux.
Si vous m’aimez, vous suivrez mes enseignements. Et moi, je demanderai au Père de vous donner un autre Défenseur de sa cause, afin
qu’il reste pour toujours avec vous : c’est l’Esprit de vérité, celui que le monde est incapable de recevoir parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas. Quant à vous, vous le
connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous.
Jean 14.15/17
Se montrant à eux après sa résurrection, Jésus leur accorda le Saint - Esprit promis. Ils ne l’ont pas reçus de façon
effective, mais ils ont eu l’assurance de recevoir cet armement indispensable, en l’absence physique su Seigneur, pour continuer son combat.
Tout en disant cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie parce qu’ils voyaient le Seigneur.
– Que la paix soit avec vous, leur dit–il de nouveau. Comme mon Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Après avoir dit cela, il souffla sur eux et continua : – Recevez l’Esprit
Saint. Ceux à qui vous remettrez leurs péchés en seront effectivement tenus quittes ; et ceux à qui vous les retiendrez en resteront chargés.
Jean 20.20/23
Bien entendu, cet Esprit saint tant attendu n’est ni un jouet ni un gadget, mais ce revêtement de
puissance est accompagné, en contrepartie d’une mission, celle de proclamer l’Evangile d’abord à Jérusalem, puis dans le monde entier.
Quant à moi, j’enverrai bientôt sur vous ce que mon Père vous a promis. Vous donc, restez ici dans cette ville, jusqu’à ce que
vous soyez revêtus de la puissance d’en haut.
Luc 24.29
Mais le Saint–Esprit descendra sur vous : vous recevrez sa puissance et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la
Judée et la Samarie, et jusqu’au bout du monde.
Actes 1.8
Deuxième partie : le peuple de Dieu reçoit le Saint – Esprit.
Le jour de pentecôte est enfin venu. Sept semaines après la résurrection de Jésus, le Saint - Esprit se manifeste sur
les 120 disciples en prière dans la chambre haute. Il ne pouvait pas choisir un moment plus hautement symbolique : Cette fête judaïque nous parle de renouvellement et d’abondance.
L’avènement de l’Esprit - Saint dans le corps de Christ se matérialise par trois actions que nous nous proposons d’analyser.
Un vent impétueux :
Tout d’abord, on entend comme un bruit de tempête. Le Saint - Esprit est dans le vent. Ce n’est pas étonnant puisque
l’hébreu « ruach » autant que le grec « pneuma » emploie le mot vent, souffle, pour désigner l’Esprit de Dieu. Jésus, parlant de l’Esprit saint nous enseigne sur ce vent qui
souffle où il veut et dont on entend le bruit.
Jésus lui répondit : – Vraiment, je te l’assure : à moins de renaître d’en haut, personne ne peut voir le royaume
de Dieu.
Jean 3.3
Jésus s’adressait à Nicodème, ce docteur en théologie qui, malgré toute sa science avouait au Seigneur son ignorance
totale quant aux choses de l’Esprit : « Il faut que tu naisse de nouveau ». Cette injonction de Jésus ne peut se comprendre que dans l’Esprit de Dieu. Un de mes collègues, qui
depuis quelques semaines s’est approché du Seigneur, a commencé à témoigner de sa foi auprès d’un autre collègue et lui a parlé de sa nouvelle naissance.
« Ah ! Bon ? Tu viens d’avoir un deuxième enfant ? »
Des langues de feu
Ensuite, il y a de quoi être effrayé. On aurait pu croire que la foudre avait frappé la maison. Une colonne de feu
s’engouffre dans la chambre haute, puis se partage en langues de feu qui viennent chacune se poser sur chacun des assistant, sans rien brûler.
Cette expérience nous ramène bien sur à la prophétie de Jean - Baptiste concernant le baptême dispensé par le
Seigneur.
Moi, je vous baptise dans l’eau, en signe de votre changement de vie. Mais quelqu’un vient après moi : il est bien plus
puissant que moi et je ne suis même pas digne de lui enlever les sandales. C’est lui qui vous baptisera dans le Saint–Esprit et le feu.
Matthieu 3/11
Doit - on conclure de ce passage que le baptême de l’Esprit et le baptême de feu soient deux expériences
distinctes ? Rien ne nous permet de l’affirmer, mais nous rencontrons quelquefois de la confusion sur ce sujet.
Je mes souviens des paroles de ce vieux cantique :
« Oh ! Viens ! Esprit de Dieu, - Fais-nous sentir ta présence - Revêts-nous de ta puissance - Et
baptise-nous de feu. »
Sommes - nous bien certains de vouloir être baptisés de feu. Le feu est évidemment un symbole du Saint - Esprit, mais
surtout un symbole d’épreuve, de purification et de jugement.
Ceux qui ont accepté la nouvelle naissance dont parle Jésus à Nicodème, acceptent aussi le baptême de l’Esprit et du
feu, de ce feu qui nous purifie et qui nous met à l’épreuve, ce feu du jugement divin. Il ne s’agit pas du jugement dernier car aucun chrétien né de nouveau n’aura la mauvaise surprise d’être
envoyé en enfer, mais du jugement qui déterminera notre position dans le royaume céleste.
Dans une parabole bien connue, Jésus nous parle de deux hommes qui ont construit leur maison, l’un sur le roc, l’autre
sur le sable. Celui qui a construit sa maison sur le roc, nous l’avons bien compris, à fondé sa vie en Jésus - Christ et recevra de lui la vie éternelle. Quant à l’autre, il à construit la sienne
sur un autre fondement : Sur une religion hypocrite ou bien sur le monde. Que sa maison soit construite en paille ou en béton armé, elle ne résistera pas à la tempête du jugement. Il entrera
dans l’éternité par la mauvaise porte.
L’apôtre Paul considère cette question sous un angle différent.
Pour ce qui est du fondement, nul ne peut en poser un autre que celui qui est déjà en place, c’est–à–dire Jésus–Christ. Or on peut
bâtir sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses ou du bois, du chaume ou du torchis de paille. Mais le jour du jugement montrera clairement la qualité de l’œuvre de
chacun et la rendra évidente. En effet, ce jour sera comme un feu qui éprouvera l’œuvre de chacun pour en révéler la nature. Si la construction édifiée sur le fondement résiste à l’épreuve, son
auteur recevra son salaire ; mais si elle est consumée, il en subira les conséquences. Lui, personnellement, sera sauvé, mais tout juste, comme un homme qui réussit à échapper au
feu.
1 Corinthiens 3.11/15
Ceux qui ont construit leur maison sur le sable ont été disqualifiés dès la première manche. Restent en lice deux
catégories d’architectes. Tous ont construit sur le bon fondement, qui est Jésus - Christ, mais les uns avec des matériaux précieux et solides, les autres avec des matériaux corruptibles ou
inflammables. Dans ce cas, ce n’est plus le vent ni la pluie qui vont éprouver et détruire, mais le feu de l’Esprit. Celui qui aura manqué l’épreuve ne sera pas « jeté dans l’étang de
feu », il conservera son salut, mais il sera sauvé « in extremis », comme rescapé d’un incendie. Il passera son éternité dans un deux pièces cuisine, alors que le Seigneur aurait
souhaité lui livrer un château semblable à celui de Versailles, mais en plus grand.
Voici donc un aspect de l’œuvre du Saint - Esprit : Il met en lumière la véritable consistance de notre
foi.
Ils parlèrent différentes langues
La troisième manifestation du Saint - Esprit à la Pentecôte, la plus connue et la plus controversée est sans aucun
doute le don accordé aux témoins de Christ de s’exprimer dans des langues qu’ils n’ont pas apprises.
Lisons à ce sujet :
Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les signes miraculeux qui
accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront des démons, ils parleront des langues nouvelles, ils saisiront des serpents venimeux, ou s’il leur arrive de boire un poison
mortel, cela ne leur causera aucun mal. Ils imposeront les mains à des malades et ceux–ci seront guéris.
Marc 16.17/18
Nous avons un problème avec ce texte : En effet, il est absent d’un certain nombre de manuscrits fiables. Tant
qu’on ne m’a pas prouvé par a + b qu’il est apocryphe, je le considère comme inspiré, mais nous devons savoir que tous les critères d’authenticité ne sont pas réunis.
C’est la seule fois, à ma connaissance, que Jésus fasse allusion à la possibilité pour les chrétiens de parler des
langues étrangères sans les avoir apprises.
Un jeune couple devait partir en mission pour le Burkina Faso et, s’appuyant sur ce texte prièrent ainsi :
« Seigneur, puisque tu nous a promis que nous parlerions de nouvelles langues, donne - nous le Dioula, s’il te pliait, afin que nous n’ayons pas besoin de l’apprendre. » Mais ils ont dû
acheter la méthode « Assimil » comme tout le monde.
Remarquons bien qu’il s’agit ici de langues de peuples connus (xénoglossie), et non pas d’un ensemble de syllabes
incohérentes (glossolalie). Des pèlerins venant de tout le pourtour méditerranéen affluaient vers le temple. Certains avaient mal réglé leur traducteur simultané et ne comprenaient rien du tout.
Pour eux les chrétiens avaient un peu forcé sur la dive amphore et baragouinaient n’importe quoi.
Pour l’anecdote, Baragouiner vient de deux mots bretons : bara gwin, qui signifient « du pain et du
vin ».
D’autres témoins étaient émerveillés. Comment ces autochtones peuvent - il proclamer de telles paroles dans notre
langue maternelle ?
Que signifie ce phénomène pour le peuple de Dieu ?
Revenons aux débuts de l’histoire de l’humanité. Celle - ci ne formait qu’un seul pays, la Mésopotamie, et ne parlaient
qu’une langue. C’était bien plus pratique. Un jour, ils se sont lancés dans un grand projet immobilier :
A cette époque–là, tous les hommes parlaient la même langue et tenaient le même langage. Lors de leurs migrations depuis le soleil
levant, ils découvrirent une vaste plaine dans le pays de Shinéar et ils s’y établirent. Ils se dirent les uns aux autres : – Allons, moulons des briques et cuisons–les au four. Ainsi
ils employèrent les briques comme pierres et le bitume leur servit de mortier. Puis ils dirent : – Allons, construisons–nous une ville et une tour dont le sommet atteindra jusqu’au
ciel, alors notre nom deviendra célèbre et nous ne serons pas disséminés sur l’ensemble de la terre. L’Eternel descendit du ciel pour voir la ville et la tour que les hommes construisaient. Alors
il dit : – Voici qu’ils forment un seul peuple parlant tous la même langue, et c’est là ce qu’ils ont entrepris de faire ! Et maintenant, quels que soient les projets qu’ils
concevront, rien ne les empêchera de les réaliser. Eh bien, descendons et brouillons leur langage pour qu’ils ne se comprennent plus entre eux ! Et l’Eternel les dissémina loin de là sur
toute la terre ; ils cessèrent donc la construction de la ville. C’est pourquoi on l’appela Babel parce que là, l’Eternel avait confondu le langage des hommes de toute la terre, et c’est à
partir de là qu’il les a dispersés sur toute la terre.
Genèse 11.1/9
L’orgueil de l’homme, se croyant plus malin que le créateur a provoqué la confusion des langues et la dispersion des
peuples. La confusion des langues entraîne les malentendus et les désordres. Dans ma jeunesse, j’ai perdu mes amis allemands parce que, dans une lettre à l’un d’eux, j’ai employé un mot à mauvais
escient. Depuis lors, ils m’ont catalogué comme un individu infréquentable.
Remarquons que les hommes ont essayé de sauver les meubles de Babel par leurs propres moyens. C’est la raison pour
laquelle tous les habitants de la planète massacrent l’anglais. Je suis d’ailleurs moi - même très mal placé pour les critiquer. C’est dans l’espoir de rassembler les peuples et d’abolir la
guerre qu’on a inventé l’espéranto, et plus antérieurement, le volapük.
Seule l’humilité de Christ a pu réunir ce que l’orgueil humain a disperser. En ce jour glorieux, les peuples ne
pouvaient que célébrer ensemble les merveilles de Dieu.
Par ce moyen, le Saint - Esprit nous rappelle aussi la mission de l’Eglise, qui ne devra plus se limiter au pays
d’Israël mais à tous les peuples et à toutes les nations.
Alors Jésus s’approcha d’eux et leur parla ainsi : – J’ai reçu tout pouvoir dans le ciel et sur la terre : allez
donc dans le monde entier, faites des disciples parmi tous les peuples, baptisez–les au nom du Père, du Fils et du Saint–Esprit et apprenez–leur à obéir à tout ce que je vous ai prescrit. Et
voici : je suis moi–même avec vous chaque jour, jusqu’à la fin du monde.
Matthieu 28.18/20
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