Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /Juil /2007 20:02

Romains 16.1/6

La question du ministère de la femme

Principale source : A. Kuen « La femme dans l’Eglise » (avec autorisation de l'auteur)

Sauf indication contraire, les citations bibliques sont tirées de la Nouvelle Edition de Genève.

Introduction

Une où deux personnes ont manifesté le désir de connaître la position biblique sur le ministère de la femme. Est – ce qu’une femme peut distribuer la sainte Cène ? Est- ce qu’une femme peut prêcher ? Une femme peut être pasteur ?

Cette question d’ordre théologique sous – tend probablement une question plus ciblée.

C’est une question difficile à laquelle je ne pourrai pas donner une réponse catégorique : Oui ou non. Il faut tenir compte des textes bibliques, bien sûr, mais il faut aussi prendre en considération notre culture chrétienne, laquelle est différente selon que nous sommes européens, américains ou africains.

Il se peut qu’à la fin de cette étude, tous ne soient pas d’accord avec l’enseignement que je vais apporter. Cela ne doit pas nous surprendre car il s’agit d’un point particulier de la parole de Dieu sur lequel il ne sera jamais possible de faire l’unanimité des chrétiens. Surtout ne faisons pas de ce sujet une raison de désaccord ou de division dans l’église. Le diable en serait bien trop heureux et le Seigneur n’en serait pas glorifié.

Si nous voulons que cette étude soit fructueuse et constructive, nous devons aussi abandonner nos préjugés. En général nous sommes contre le ministère de la femme parce que ce n’est pas toléré dans notre église, ou, au contraire, nous sommes pour parce que, dans notre église, nous avons un pasteur « libéral ». J’ai moi-même été contraint de réviser ma position après m’être penché sur ce sujet de façon plus approfondie.

Sommes-nous prêts, avant d’aborder cette étude, à oublier ce que l’on nous a enseigné dans notre église concernant le ministère de la femme, même si l’on a pu nous enseigner des choses justes, afin de tout reprendre depuis le début, peser nos arguments, et ceux des autres sur une balance impartiale, et pouvoir prendre position avec une juste connaissance des principaux éléments de réponse.

I. Quelques bases d’herméneutique.

1. Qu’est – ce que l’herméneutique ?

On appelle « herméneutique » la bonne manière d’interpréter les Ecritures.

Chacun sait qu’il est impossible de comprendre correctement un passage de la Bible sans une étude du contexte. Quelqu’un a dit : « un texte séparé de son contexte devient un prétexte. »

Or ce contexte revêt quatre aspects différents :

Le contexte immédiat :

Les versets qui précèdent et suivent le texte étudié, ainsi que le chapitre qui le contient nous donne déjà de précieuses informations.

Le contexte du livre :

Il est nécessaire de se poser plusieurs questions sur le livre ou l’épître qui contient le ou les textes étudiés : « Quelle est la personnalité de l’auteur ? S’adresse t-il à des juifs ou à des païens ? A t-il écrit ce livre pour répondre à un besoin particulier ?

Le contexte général de la Bible

Bien quelle se compose de 66 livres écrits par une trentaine d’auteurs de conditions sociales et d’époques très différentes, la Bible n’est pas une « anthologie ». Elle forme un ensemble cohérent car le Saint - Esprit a coordonné ces écrivains qui, pour la plupart, ne se connaissaient pas les uns les autres, afin de composer cette œuvre unique.

Si nous découvrons des contradictions dans la Bible, nous devons considérer que l’un des passages n’a pas été compris.

D’autre part, les grandes vérités de la Parole de Dieu prennent leur naissance dans l’Ancien Testament pour se confirmer dans le Nouveau. Il est dangereux de construire une doctrine sur un texte de l’Ancien Testament s’il n’a pas son répondant dans le Nouveau, et inversement. Par exemple, lorsque Paul écrit en 1 CORINTHIENS 15.29 :

Autrement, que feraient ceux qui se font baptiser pour les morts? Si les morts ne ressuscitent absolument pas, pourquoi se font-ils baptiser pour eux?

Nous ne trouvons dans la Bible aucun texte qui nous permettrait d’affirmer que les chrétiens doivent se faire baptiser pour les morts. L’apôtre faisait vraisemblablement allusion à des pratiques courantes mais que Dieu n’encourageait pas forcément.

Le contexte historique et culturel

Lorsque nous lisons une pièce de Molière, qui n’est pas si éloignée de notre temps, nous avons besoin de savoir comment vivaient et pensaient les gens à son époque, si nous voulons comprendre pourquoi les personnages se comportent de telle manière. A combien plus forte raison somme-nous incapable de comprendre de nombreux passages bibliques, faute d’une bonne connaissance des mœurs de l’époque. Par exemple : qui sont ces dix jeunes filles qui attendent l’époux ? Pourquoi attendent-elles ? Pourquoi est – ce si grave de manquer le rendez – vous ? etc. Nous trouverons des réponses à toutes ces questions, et nous comprendrons le message que Jésus veut communiquer à travers cette parabole si nous savons de quelle façon se déroulaient les noces à l’époque du Seigneur.

2. Ancienne et nouvelle herméneutique ?

Notre connaissance Biblique s’enrichit et au cours de dernières années, l’herméneutique des chrétiens évangéliques s’est affinée.

Ainsi lorsque nous lisons :

1.Cor 11,5 Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef: c'est comme si elle était rasée.

Nous avons longtemps accepté comme seule explication que les femmes doivent avoir un foulard sur la tête pendant les réunions. Si une brave sœur venait à demander : « Mais pourquoi ? » On lui aurait répondu : « A cause des anges. » (Vs 10) et elle se serait satisfaite de cette raison.

Or de nos jours, la plupart des exégètes reconnaissent qu’il se trouve dans la Bible des affirmations « normatives », que nous ne pourrions discuter sans tomber dans l’hérésie, et des affirmations « relatives », que nous pouvons interpréter différemment selon notre sensibilité et notre culture.

Quand la Bible dit : « Tu n’auras pas d’autre Dieu devant ma face ». Tout le monde comprend qu’il s’agit d’une volonté absolue de du Seigneur. Mais quand Paul déclare : « Que la femme se taise dans les assemblées ! » Nous pouvons bien sûr donner à ces paroles un sens absolu : La femme doit se taire dans l’église. Elle n’a donc pas le droit de prier à haute voix, encore moins de prêcher !

Mais nous avons aussi le droit de nous interroger : « Qu’est – ce que l’apôtre a voulu dire ? Etait - il un misogyne primaire ? S’adressait – il à toutes les femmes, ou à certaines femmes en relation avec des problèmes particuliers ?

Le fait de jeter un tel regard sur la Parole de Dieu n’enlève rien à son autorité. Elle démontre simplement les efforts de l’Eglise à mieux discerner la pensée de Dieu en approfondissant l’étude des textes bibliques dans leur contexte.

Par André FILLION - Publié dans : A Bible ouverte
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Profil

  • MPELP
  • Le blog de l'Eglise Protestante Evangélique de Châteaudun
  • Homme
  • 15/07/1954
  • Eure ET Loir
  • Dieu eglise Jésus bible evangile
  • MISSION PROTESTANTE EVANGELIQUE du Loie et du perche. Implantation d'église à Châteaudun (France Mission)

Créer un Blog

Recherche

La librairie

Commandez les livres d'André (Lilianof) sur TheBookEdition.com ou sur bod.fr

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Images Aléatoires

  • Noël 2006
  • IMGP0384.jpg
  • Concert Miranan 2004
  • La Rue-st-Lubin
  • la statue du Gaulois vaincu
  • P1010034.JPG
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés