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C’est parce que je veux marcher dans les pas du Christ et être marquée du sceau de son appartenance.
Comme Jésus m’a montré l’exemple en voulant se faire baptiser par Jean – Baptiste et a reçu l’Esprit – Saint, confirmant qu’il était le Fils du Père, moi aussi, j’ai choisi de plein gré de le faire.
Je me suis convertie à Jésus – Christ après de multiples tribulations, dépressions, perte de foi, doute, divorce.
J’ai toujours recherché un sens à ma vie mais je me suis égaré vers des mouvements soi – disant spirituels.
J’ai pourtant été élevé par des parents chrétiens pratiquants envers lesquels j’ai beaucoup de reconnaissance, mais je ne connaissais pas vraiment Jésus – Christ parce que je ne connaissais pas suffisamment sa parole.
Lors de mon divorce, au plus profond de ma détresse, Dieu a mis sur ma route une personne qui a prié pour moi. Ensemble, nous étudiions la Bible une fois par semaine et nous passions aussi la journée à chanter et à regarder des vidéos sur des histoires bibliques.
Mais la culpabilité due à mes échecs me tenaient au ventre, de plus, mon fils vivait un mal – être pendant son adolescence.
Il y a trois ans, cette amie a quitté Châteaudun mais le Seigneur ne m’a pas abandonnée. J’ai rencontré la famille Fillion avec laquelle j’ai commencé à prier tous les vendredis soirs, à chanter aussi alors que la maladie m’avait laissée sans voix. Enfin je recommençais à vivre.
Je voulais me faire baptiser mais je ne me sentais pas prête. Puis l’an dernier, je suis allé dans un centre chrétien et alors que je me sentais triste, je priais pour que le Seigneur m’aide.
Trois ou quatre jours se passèrent, et le soir, il y eut un concert. Nous étions entre 400 et 450 personnes sous un grand Chapiteau. Au début, cela ne me plaisait pas beaucoup. Puis, à un moment, le chanteur Philippe Decourroux s’arrêta de chanter et se dirigea vers les auditeurs. Je le vis se diriger vers moi et il me demanda : « Qui est Dieu pour vous ? » J’étais si stupéfaite qu’il s’adressait à moi parmi cette grande assemblée que je ne pus pas répondre. « Jésus vous a racheté à un grand prix. » Me dit – il, et il m’a reposé la question à laquelle j’ai répondu cette foi : « Jésus m’a racheté à un grand prix. »
J’avais la réponse à ma prière et à partir de ce moment – là le sentiment de culpabilité s’est atténué jusqu’à disparaître. Jésus a ouvert mon cœur et mon esprit à la vérité. Au retour, je me suis décidée à me faire baptiser.
Quand je faiblis dans ma foi, Jésus me répète constamment avec douceur : « Je t’ai racheté à un grand prix. »
J'ai 45 ans, je suis marié et père de 4 enfants
Je connais le Seigneur JESUS-CHRIST depuis environ 22 ans et je l'ai rencontré aux Etats-Unis alors que j'étais en fuite loin de la France où j'avais commis plusieurs vols.
Arrivé à New York, DIEU à commencé à agir dans ma vie plus clairement en ce que j'ai eu une profonde conviction de péché, réalisant que j'avais fait la plus grosse erreur de ma vie.
Au cours de mon séjour là-bas, j'ai rencontré plusieurs chrétiens qui m'ont parlé de DIEU et de la Bible sans éveiller en moi quoi que ce soit, puis, le jour de Pâques 1984, un autre chrétien français m'a abordé et m'a reparlé de DIEU et de la Bible, me disant que j'étais pécheur et séparé de DIEU (je m'en rendait compte, ayant toujours cette conviction de péché depuis plus de 6 mois), mais il a rajouté que DIEU m'aimait quand même, ce que personne ne m'avait encore dit, et qu'il voulait me pardonner parce que JESUS-CHRIST avait payé pour moi sur la croix.
Il m'a demandé si je voulais être pardonné, et comme je lui ai répondu oui, il m'a suggéré une prière que j'ai simplement répété après lui avec conviction et à l'instant même j'ai senti que ce poids qui pesait sur mon cœur depuis des mois est parti instantanément.
Gloire à DIEU qui m'a sauvé de mes péchés à ce moment précis et qui m'a convaincu par la suite de rentrer en France pour rembourser tout ce que j'avais volé en témoignant aux créanciers très étonnés que c'était DIEU qui me poussait à le faire et maintenant je suis en règle devant lui et devant les hommes.
Que celui qui dérobait ne dérobe plus; mais plutôt qu'il travaille, en faisant de ses mains ce qui est bien, pour avoir de quoi donner à celui qui est dans le besoin.
(Epître aux Ephésiens chapitre 4 verset 28)

Je suis né dans une famille nombreuse et j'ai vécu une enfance très difficile. Lorsque ma famille a déménagé du Vietnam vers la France, j'ai connu des problèmes d'adaptation.
J'avais la confession bouddhiste, mais cette religion n'a pas pu combler le vide de mon cœur.
J'ai commencé à ressentir le besoin de construire ma vie sur des bases solides. J'ai d'abord cherché le bonheur dans la compagnie de collègues ou de soi - disant amis. Je courrais à droite et à gauche, je parlais de tout et de rien. Mais tout cela était comme courir après le vent.
J'en avais assez de cette situation. J'ai commencé à me tourner vers la religion, mais sans succès.
Puis un jour, une chrétienne m'a invitée à la fête de Noël de l'église. J'y suis allée et pour la première fois je me suis sentie bien. Je sentais enfin la paix en moi. J'ai promis de revenir, mais je n'ai pas donné suite. Pendant un an, j'ai tourné dans les diverses églises de la région sans m'engager pour Dieu et je n'ai trouvé que déceptions.
Et c'est dans un grave accident de voiture, qui aurait pu me coûter la vie, que Dieu s'est révélé à mon cœur. Ce jour là, il m'a arrêté dans ma chute et j'ai réalisé que sa main m'avait protégée. J'ai crié vers lui et l'ai remercié d'être vivante.
Maintenant je savais que je devais à répondre à l'appel de Dieu et intégrer une église.
Ce que j'ignorais, c'est que les chrétiens qui m'avaient invité une première fois ne m'avaient pas oublié et continuaient de prier pour moi. Je me suis donc remis en contact avec eux. J'ai été accueillie chaleureusement et l'on ne m'a pas posé de questions ni fait de reproches.
J'ai commencé à fréquenter les réunions et cela depuis maintenant deux ans.
J'ai compris que Jésus était réellement mon sauveur, qu'il avait donné sa vie pour moi. La paix que personne ne pouvait me donner, je l'ai trouvée auprès de mon Seigneur.
Dans mon foyer les choses vont mieux, dans ma tête aussi. Suite à toutes ces épreuves je sombrais dans la dépression, mais à présent je ne suis plus seule. Je sais que quand le moral ne va pas je peux prier, lire ma Bible, et je me sens mieux après.
Pour tout cela je remercie Dieu et c'est la raison pour laquelle je m'engage aujourd'hui dans les eaux du baptême.

Né dans une famille chrétienne, j'ai eu la chance d'entendre parler de Jésus depuis le berceau. Bien sûr, comme tout enfant de mon âge, je suivais l'opinion de mes parents, et j'étais
décidé à être chrétien et à faire ce qui était agréable aux yeux de Dieu. Cet état d'esprit, je l'avais gardé jusqu'à ce qu'on déménage en Province (j'habitais dans la Région parisienne à
ce moment là).
Malheureusement, dans notre nouvelle église, l'amour fraternel n'était pas ce qu'il aurait dû être. Je n'ai pas reconnu dans cette communauté le Dieu miséricordieux et plein d'amour que je connaissais.
A cause de toutes ces choses, j'ai fini par prendre Dieu et les Chrétiens pour des imposteurs et je m'étais même arrivé à les mépriser. Entre temps, j'ai quand même continué à lire la Bible pour ma culture générale, et j'avais trouvé un autre dieu qui me convenait mieux : la musique. J'essayais de ressembler à ce que je n'étais pas, je rêvais d'être Mozart, je rêvais d'écrire les opéras les plus appréciés, les symphonies les plus populaires, je rêvais, je rêvais, je rêvais… c'est facile de rêver, mais la réalité finit par me rattraper. Les rêves ne suffisent pas à combler une vie, et j'étais toujours au même point.
Mes Parents avaient fini par quitter cette église et après être restés quelques années seuls, ils se sont mis à la recherche d'une autre église et on finit par atterrir à la Bonne Nouvelle de Chartres ; Là, changement radical : Un accueil chaleureux, des vraies relations entre frères et sœurs une façon de fonctionner différente de ce que j'avais connu jusqu'alors. Enfin une église où je me suis senti bien dès le premier dimanche. Mes Parents avaient eu le même sentiment que moi, car les dimanches suivants nous sommes revenus.
Un jour le groupe de Jeune de la Bonne nouvelle organisa un voyage en Irlande auquel je fis parti. Là-bas, j'ai fait connaissance avec une personne qui m'avait raconté son témoignage, qui ne me laissa pas indifférent. Et dans ce témoignage, il m'avait fait comprendre qu'en fait quelles que soient les situations où nous sommes, Jésus était toujours avec nous, qu'il était notre espérance …
A partir de là, je n'ai plus vu les choses comme avant : J'ai commencé à vouloir m'approcher de Dieu. Quelque mois plus tard, à Chartres, était organisé une campagne d'évangélisation. Durant cette campagne, à travers les prédications, les activités, les relations, je me suis vraiment rendu compte à quel point mes théories concernant la vie chrétienne étaient fausses.
Ayant compris que Jésus était le chemin, la vérité, la vie, ayant compris qu'il était la seule issue, j'ai pris la décision de suivre cette voie qui mène au salut.
Je m’appelle Jeannine, j’ai 62 ans, j’ai donné mon cœur au Seigneur il y a 14 ans.
Je suis née à Paris dans une famille catholique non pratiquante ou se mêlaient voyance, superstition et science occultes.
Dès mon plus jeune age, j’ai été bercée dans cette ambiance où l’on croisait les doigts quand on voyait un chat noir, où l’on pouvait maudire (le mot est faible) son voisin et à l’occasion se faire tirer les cartes par la gardienne de l’immeuble.
On frappait à la porte d’entrée la nuit sans qu’il y ait quelqu’un et ma grand - mère aurait même vu un fantôme. C’est ce que l’on peut appeler une enfance calme et équilibrée.
J’ai donc tout naturellement pris le relais, et j’ai moi aussi pratiqué la voyance, avec des cartes, des photos, une boule de cristal, enfin, tout le matériel adéquat. Je m’étonnais moi - même de la rapidité des progrès que je faisais. Je ne me rendais pas compte que je me donnais moi - même au diable et que c’était lui qui me faisait progresser dans ce domaine.
Quelquefois, j’en arrivais à me faire peur moi - même et je me disais bien que tout cela allait trop loin. J’ai même essayé d’arrêter, mais toute seule … je ne le pouvais pas, cela ne durait pas longtemps, et je replongeais.
Et puis, un jour de 1990, tout est allé très vite. J’ai senti comme les murs de ma maison se resserrer sur moi, je ne dormais plus, je me sentais si mal que je ne pouvais plus conduire ma voiture. Le médecin n’y comprenait rien du tout.
Une amie m’a emmenée rencontrer des chrétiens à Chartres … Ils m’ont gardée près de trois heures … Je suis ressortie guérie, épuisée, mais guérie et sauvée.
J’ai pu lire dans la Bible (Deutéronome 18.10) que tout ce que je faisais autrefois était une abomination aux yeux de Dieu. J’ai pu comprendre le prix que je valais, combien j’avais coûté, rien de moins que la vie de Jésus et j’ai pu réaliser combien j’étais précieuse aux yeux du Seigneur.
Je me suis donnée à Dieu, j’ai désiré être son enfant, j’ai accepté Jésus comme mon sauveur personnel.
Comment en avais - je pu en arriver là ? Je réalisai tout le chemin que j’avais fait dans les ténèbres et demandai pardon à dieu pour cela.
Tout ce que j’avais a été détruit, Jésus m’a aidé à remettre les choses en place et depuis nous faisons la route ensemble. Il est là bien présent dans ma vie et je sais combien je peux compter sur lui.
"Avant que je t'eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t'avais consacré, je t'avais établi prophète des
nations."
(Jérémie 1:5 LSG2)
Si l’on m’avait dit cela autrefois, j’aurais eu de la difficulté à le croire, et pourtant …
« Dieu me connaissait »
Enfant, j’étais attiré par les choses spirituelles. Je disais que c’était pour moi une sorte de refuge. Je ne comprenais pas toujours l’enseignement religieux qu’on me donnait, mais je cherchais … et n’étais pas satisfaite des réponses qu’on me donnait à toutes mes interrogations sur la vie et la mort.
La vie était bien triste dans notre maison, il y avait souvent des disputes à cause de l’alcool. Mon père rentrait souvent ivre et ma mère souffrait beaucoup. L’argent manquait et il fallait beaucoup d’argent pour survivre.
Au milieu de cette déchéance, je m’étais fabriqué un monde meilleur dans lequel il y avait la paix, le bonheur. En fait tout y était beau. Ce monde de grève était un refuge car la réalité était trop dure. D’autant plus que, née prématurément, j’avais une santé bien fragile. Je souffrais d’insuffisances respiratoires et ma vie était une lutte continuelle contre la mort. Enfin, au moment le plus critique de ma jeune existence, je revoyais cette grande croix sur la route qui menait à l’école, avec une représentation de Jésus avec les clous aux mains et aux pieds et cette couronne d’épines sur sa tête et le sang qui coulait sur son corps. Je voulais savoir ce qu’il avait fait pour mérites un tel sort. Mais aucun adulte n’a voulu me répondre à cette question.
J’avais alors une dizaine d’années. Je cherchais la vérité dans la religion mais ne l‘ai pas trouvée.
Ce n’est que vers l’age de douze ans qu’une jeune fille de mon collège me parla de Dieu, d’un Dieu qui m’aimait, qui me connaissait. Ma surprise fut grande, car je pensais que Dieu était un « père fouettard » qui punissait les enfants qui font des bêtises.
Mon amie me fit découvrir l’Évangile d’une manière si simple et m’expliqua pourquoi Jésus fut mis en croix : à cause de mes fautes. Et pour cela Il a pris ma place en mourant, non pas pour me punir, mais par amour.
Mon amie m’a appris à prier. Petit à petit, mes yeux se sont ouverts vers la vraie spiritualité. J’ai abandonné mes rêves. Mon refuge était désormais en Dieu. Le bonheur, la paix que je cherchais tant, je l’ai trouvée en Christ. C’est vrai, Dieu me connaissait.
Après cette première rencontre avec la Parole de Dieu, les choses allaient se déclencher les unes derrière les autres :
1) Mon père ayant lui aussi découvert la vérité biblique demanda à Dieu dans la prière de changer sa vie. Aussi les disputes et l’alcool ont disparues de la maison. La vie était plus douce malgré les difficultés quotidiennes.
2) Ma santé s’est beaucoup améliorée.
J’avais encore beaucoup à apprendre mais j’ai compris assez rapidement que ma vie devait être consacrée au Seigneur.Où ? Comment ?Je ne le savais pas. Mais bien vite, j’allais avoir le pied à l’étrier. J’avais donc seize ans quand je me suis réellement engagée à servir mon Dieu. Puis se sont enchaînées les études bibliques, les formations et divers stages parmi les enfants, la jeunesse et les personnes âgées.
« Mon œuvre est pour le roi. » Cette parole a été le déclencheur de mon appel pour le service :
J’ai passé quelques longs mois à l’école biblique de Bièvres. Après ce séjour, j’avais acquis la certitude d’avoir fait le bon choix.
« Avant que tu fusses sorti de son sein, je t'avais consacré. »
La vie avec Dieu vaut la peine d’être vécue. Même si quelquefois les épreuves nous pèsent, nous avons quelqu’un sur qui compter. Il ne nous déçoit pas. Il nous aime tel que nous sommes.
" Voici sur qui je porterai mes regards: Sur celui qui souffre et qui a l'esprit abattu, Sur celui qui craint ma parole."
(Esaïe 66:2 LSG2)
Né dans une famille non - croyante, Je n'ai connu ni le catéchisme, ni l'école du dimanche, j'ai donc été élevé sans religion.
Cette absence d'enseignement ne m'a pas empêché, durant mon enfance et ma jeunesse, de m'interroger sur l'existence de Dieu:
Dieu existe - t - il ? Et s'il existe, pourquoi ne semble - t- il pas s'intéresser aux problèmes des hommes?
J'ai posé ces questions sur les plateaux de la balance de mon raisonnement, et, au fil du temps, les résultats de la pesée ont évolué :
- Dieu n'existe pas.
- Dieu existe, mais il est incapable d'intervenir.
- Dieu existe, et il est capable d'intervenir, mais il le fera seulement le jour où l'homme, à force de bonne volonté, sera parvenu à établir sur la terre une harmonie parfaite. A ces conceptions très personnelles se sont ajoutées par la suite des idées d'inspiration Wagnériennes : «Tout artiste est un dieu puisqu'il ajoute quelque chose à la création».
La musique (classique), la littérature et la poésie étaient devenus, dès l'adolescence, mon unique raison d'être.
Qu'il est facile de rêver quand on a quinze ans ! Les uns rêvent de devenir coureur automobile, moi je rêvais d'être écrivain, poète, compositeur, et parmi les plus célèbres !
Mes réflexions philosophiques et religieuses s'étaient aussi développées dans mon esprit et j'avais formé le projet de les matérialiser dans un livre révolutionnaire que j'aurais intitulé «De l'harmonie universelle». Pendant des années j'ai reporté au lendemain la première goutte d'encre de ce qui aurait été selon moi un monument littéraire. Jamais je ne me sentais prêt à le commencer.
Pour ne pas gaspiller mon prétendu talent, je m'étais retranché dans l'isolement : le temps me semblait trop précieux pour le perdre avec des amis.
A vingt ans, les rêves s'estompent pour laisser place à une réalité qu'il me fallait accepter : j'avais largement surévalué mes talents littéraires et musicaux, je ne deviendrai jamais célèbre; il me faudra comme les autres mortels travailler à l'usine ou au bureau pour gagner ma subsistance …
à moins que dans une vie future, je parvienne à atteindre le but que j'avais manqué dans celle - ci. Mais ma philosophie derrière laquelle je m'abritais ne me laissait plus d'espoir, car dans le fond
de moi - même, je n'y croyais plus. Je me sentais très seul et cette vie m'était insupportable.
Pendant que, seul à Paris, je m'enlisais dans la dépression, ma mère, qui venait d'accepter Jésus comme son sauveur personnel avait entrepris une nouvelle vie. Quand en fin de semaine, je venais dans notre village de Picardie, elle me parlait du Seigneur et m'invitait à l'accompagner à l'église évangélique. Je l'écoutais par politesse mais j'estimais avoir trop de soucis pour m'intéresser à la religion.
J'avais résolu dans mon cœur d'attenter à mes jours, ce que je fis un soir de janvier 1978, dans ma chambre de l'avenue Daumesnil. J'avais laissé sur ma table un testament expliquant les raisons de ma décision; j'y avais écrit, entre autres, que Dieu ne pouvait pas me tenir rigueur de mon geste, parce qu'il valait mieux réussir sa mort que rater sa vie.
Je me réveillai pourtant, abasourdi par les médicaments, déçu de devoir continuer à vivre jusqu'à la prochaine tentative.
En attendant, il me fallait essayer de résoudre mes problèmes. Puisque la solitude me semblait être la cause de tous les maux, je me suis mis à acheter «le Chasseur Français» et à m'inscrire à des cercles d'amitié par correspondance. Les résultats de ces démarches me déçurent et me rendirent plus triste encore.
Cependant, ma mère n'avait pas cessé de prier pour moi, elle m'offrit une Bible que j'acceptai. «Cela fait plaisir à Maman, pensais - je, et cela enrichira ma culture générale».
Malgré ses conseils de commencer par les Évangiles, j'entrepris la lecture de la Bible comme celle d'un livre ordinaire, depuis le début jusqu'au découragement. Pourtant, lorsque je parvins au PSAUME 22, versets 17 à 19*, j'ai réalisé que c'est de Jésus que David parlait, dix siècles avant la crucifixion. Je fus à l'instant convaincu que la Bible est véritablement la parole de Dieu.
J'acceptai alors d'accompagner ma mère au culte, à Beauvais. Au moment de l'adoration, 'adressai secrètement cette prière au Seigneur : «Si tu es le seul vrai Dieu, fais - toi connaître à moi, montre - moi ta présence.» Aussitôt un don spirituel se manifesta. Était - ce vraiment la voix de Dieu ? Toujours est - il que je fus convaincu que le Seigneur me répondait de cette manière.
Une telle manifestation bouleversait toute ma philosophie personnelle. J'étais sûr que ce message m'était destiné personnellement, mais j'hésitais encore à accepter Jésus. N'y avait - il pas un moyen d'harmoniser la Bible avec mes théories confuses?
Ce n'est qu'un mois plus tard, le 22 juillet 1978, à Béziers que, le Seigneur ayant renouvelé son appel dans mon coeur, je capitulai devant lui et acceptai son salut gratuit.
*: Car des chiens m'environnent, Une bande de scélérats rôdent autour de moi, Ils ont percé mes mains et mes pieds. Je pourrais compter tous mes os. Eux, ils observent, ils me regardent; Ils se partagent mes vêtements, Ils tirent au sort ma tunique.